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	<title>Soins &#124; Infirmières &#124; Aides Soignants &#124; SAS</title>
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	<description>Publications &#124; Témoignages</description>
	<pubDate>Mon, 24 Nov 2008 09:08:56 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
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		<title>Le bien-être en maison de repos depuis différentes perspectives II</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Nov 2008 08:58:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bien-être]]></category>

		<category><![CDATA[Nursing]]></category>

		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>

		<category><![CDATA[accompagnement]]></category>

		<category><![CDATA[formation]]></category>

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		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>

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		<description><![CDATA[II. Le bien-être du personnel soignant 
S’il est encore tabou aujourd’hui de parler du « bien-être des soignants » cela tient au long parcours d’un chemin enfoui dans les ombres de  notre passé de soignants. 
Passé empreint de culture religieuse, où la soignante était souvent considérée comme un être « inférieur »,  incapable d’initiatives, ne pouvant qu’exécuter des ordres, servir et même, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>II. Le bien-être du personnel soignant </strong></p>
<p><em>S’il est encore tabou aujourd’hui de parler du « bien-être des soignants » cela tient au long parcours d’un chemin enfoui dans les ombres de  notre passé de soignants. </em></p>
<p><em>Passé empreint de culture religieuse, où la soignante était souvent considérée comme un être « inférieur »,  incapable d’initiatives, ne pouvant qu’exécuter des ordres, servir et même, dans l’inconscient collectif, en tant que femme, associée au péché.  Cette fonction de « pécheresse devant racheter ses fautes » justifierait le port du  tablier blanc signe de pureté, du sacrifice, du rachat des péchés… </em><br />
(Extrait du livre « Humanitude » Y.Ginest et G.Pellissier)</p>
<p>Jusqu’à la fin du XIXème siècle, la formation des soignantes était plus morale que technique, ce qui les mettait entièrement sous l’autorité du médecin. Elles avaient surtout un rôle spirituel : aider l’autre à supporter ses douleurs, sa déchéance, sa mort, lui épongeant le front et en veillant surtout au salut de son âme…</p>
<p>Etre soignante -soi-niante- n’était-ce pas être soumise, nier ses émotions, ses sentiments, son soi profond ?&#8230; </p>
<p>Le monde a évolué. Le monde des soignantes a changé peu à peu : à l’héritage émotionnel qui est lié au « don de soi », sont venues s’ajouter des techniques de « savoir-faire » : gestes précis élaborés selon des conduites déterminées et des protocoles à mettre en place. De l’idée de sauver les âmes, on est passé peu à peu à l’idée de sauver les corps malades, souvent même au-delà du respect de la personne. </p>
<p>En outre, tâches et formations se sont diversifiées… Dans l’équipe des soignants, on rencontre aujourd’hui les infirmiers(ères), les aide-soignant(e)s, les agents d’accompagnement, et, au somment de la hiérarchie, la direction.</p>
<p>Il y a l’<strong>infirmière</strong> dont le rôle, par le passé, n’était que de « servir », « d’être au service de » Il se traduit, actuellement, par l’aptitude à offrir « des services », parce que l’infirmière a acquis des compétences qui lui sont propres,  qui lui donnent les responsabilités dans l’entretien de la vie et la réparation. C’est elle également qui fait le lien entre les différents prestataires de service, pour ne pas disperser les actions et pour leur donner un sens…</p>
<p>Il y a les <a href="http://www.soignants-aides.com/" title="aides soignants"><strong>aides soignants</strong></a> qui restent avant tout des exécutants, soumis au médecin, à l’infirmière en chef, comme jadis elles l’étaient à Dieu. ( je ne sais pas s’il faut laisser le féminin !!!)<br />
Ne sont-elles pas trop souvent considérées comme des instruments destinés à effectuer des gestes techniques précis, élaborés selon des conduites à tenir et des protocoles à mettre en place. </p>
<p>En effet, hier encore, les aides-soignantes exécutaient des actes de soins (insulines,  prises de paramètres,  injections) qui relèvent aujourd’hui des compétences infirmières. Différents décrets ont été signés afin de remettre à plat les compétences de chacun. Depuis lors, beaucoup d’aides-soignantes plus âgées se sont vu « retirer » des actes qu’elles avaient toujours effectués (avec beaucoup de conscience et de compétences).</p>
<p>Ces modifications des responsabilités  n’ont fait qu’amplifier une image dévalorisée au niveau d’exécutantes!  </p>
<p>Il y a également les agents de <strong>service ou d’accompagnement</strong> qui appartiennent au personnel soignant même s’ils ne sont pas chargés des soins.</p>
<p>Il s’agit de personnes qui rendent des services qui sont nécessaires à la vie quotidienne des résidents.  Ceci va de l’entretien des locaux à celui du linge (rôle plus spécifique de la lingère), de la préparation des repas (rôle du cuisinier) à des actes plus proches de la personne âgée, comme lui faire une course, l’aider à s’habiller ou à couper sa viande &#8230;  Ce sont des services que rendrait la famille ou le voisin si la personne âgée était à son domicile. </p>
<p>Ces actes ne demandent pas de qualifications particulières, mais nécessitent des compétences orientées vers la connaissance de la personne âgée et des règles qui prennent en compte tout travail en collectivité.   </p>
<p>Au sommet de la hiérarchie, la <strong>direction</strong> dont le rôle primordial est de veiller au bien-être, au « savoir-être » de son personnel. Parce qu’elle sait que c’est la condition première au bien-être des résidents…</p>
<p>Et pourtant, les tâches du directeur sont multiples. Bernadette Cuisinier dans son ouvrage « Accroître le soin relationnel » en exprime, sous forme imagée, les multiples facettes.</p>
<p><em>«  Il y a à s’adapter tels des paysans cultivant une terre avec un temps pour tout :<br />
- un temps pour défricher<br />
- un temps pour labourer<br />
- un temps pour ensemencer<br />
- un temps pour aérer<br />
- un temps pour réparer les dégâts, les intempéries, les imprévisibles,<br />
- et enfin, le temps de la récolte… »</em></p>
<p><em><strong>Défricher…</strong></em></p>
<p>C’est d’abord sélectionner, parmi toutes les candidatures, celles qui répondront au « projet de vie » de l’institution… Reconnaître l’émergence d’une conscience professionnelle et d’une bonne intégration dans l’équipe, dans le respect de chacun.</p>
<p><em><strong>Labourer… ensemencer…</strong></em></p>
<p>C’est bien définir les profils des postes en élaborant un cahier des charges en précisant le rôle, les fonctions, le champ d’intervention de chacun… En un mot, définir clairement les postes et les responsabilités de chacun. </p>
<p>C’est aussi être à l’écoute… C’est offrir des outils de formation. C’est donner la possibilité de trouver, dans des ateliers extérieurs, les bonnes semences qui ressourceront…</p>
<p>C’est aussi soutenir, reconnaître et soutenir les bonnes actions.</p>
<p><em><strong>Aérer</strong></em></p>
<p>C’est être attentif au bien-être de chacun.  C’est respecter ce que chacun est, vit et ressent…C’est reconnaître en chacun la personne et non l’objet de travail ou de rentabilité. C’est donner à chacun la possibilité de se sentir autre chose qu’une croix dans des cases horaires, qu’un pion  manipulé sur un échiquier.</p>
<p>C’est reconnaître l’importance des moments de récréation (n’y a-t-il pas encore des maisons de retraite où, même au cours de la pause-café-repas- qui n’est pas rémunérée- le personnel doit répondre aux appels ?)&#8230; </p>
<p>C’est apporter l’allègement aux équipes de travail afin de ne pas travailler dans le lourd, chaussé de semelles de plomb. </p>
<p>C’est aussi offrir une infrastructure de travail, du mobilier adapté, du matériel adéquat et en suffisance, permettant aux soignants de pouvoir mener à bien leur mission de « bien soigner »  </p>
<p><em><strong>Et puis parfois réparer les dégâts, les intempéries </strong></em></p>
<p>Déceler les pommes pourries, les éliminer du panier afin de préserver l’équipe de la contamination (combien de structures ne conservent pas du personnel inadéquat par soucis politique, hiérarchique, institutionnels et ce, au dépend du bon fonctionnement d’équipes entières ?).<br />
..<br />
Sans sombrer dans l’excès comme ces institutions qui pour un oui, pour un non, virent leur personnel créant la pression de la menace suspendue. En effet l’ « aquaboniste » n’est-il pas celui qui, démotivé insidieusement, vit dans l’incertitude permanente de ne pas garder sa place ?</p>
<p>Sans culpabiliser celui qui a commis des erreurs, mais en l’aidant, en l’écoutant davantage… En lui permettant de mettre à profit les erreurs pour évoluer, s’améliorer, parfois même se construire.</p>
<p>Mais avant tout,  l’attitude première du directeur, celle qui conditionne sans doute toutes les autres n’est-elle pas le respect ?</p>
<p>Respecter la personne en tant que personne – avec ce qu’elle vit et ce qu’elle ressent – avec la conscience qu’il s’agit le plus souvent de femmes, mères de famille, avec tous les aléas de peurs et de troubles qu’ont à gérer les mamans.</p>
<p><em><strong>Enfin, Récolter !</strong></em></p>
<p>En échange de tous ces témoignages de reconnaissance positifs, le personnel peut offrir à son tour, aux résidents la qualité de l’accueil, tant dans le faire que dans l’être. Répondre aux demandes sans être agacé ou dérangé. Donner la priorité à la personne, non à la tâche…</p>
<p>Accorder à la personne âgée la qualité de personne pensant et décidant.  On sait que c’est au moment où les facultés s’altèrent qu’il est le plus important de maintenir à tout prix la participation dans le choix des décisions.</p>
<p>Permettre au personnel de mettre à profit et en œuvre ce qu’il aura pu apprendre en formation et lui permettre de mettre en place des projets motivant et valorisants comme la création d’espaces snoezelen, l’organisation de festivités ou d’animations « extraordinaires » incluant la participation des familles et des aides extérieures.</p>
<p>Autoriser tout ce qui peut faire grandir la motivation du personnel.  Ainsi, le home deviendrait une grande maison où « donner » et « recevoir » prendraient tout leur sens. Où tous se sentiraient reconnus, en offrant à chacun la possibilité de grandir et s’épanouir parce que porté, respecté, aimé, apaisé et devenant à son tour portant, respectant, aimant et apaisant. </p>
<p>Après tout ce travail de la terre, l’ensemble du personnel pourra rayonner de bien-être dans de grands jardins fleuris grâce à toutes les petites graines semées et arrosées chaque jour.</p>
<p>Jardins où la joie serait le support de la vie nourrie d’un terreau « essence de sens »!</p>
<p>Solange GOFFIN<br />
Formatrice en soins relationnels<br />
<span lang="en" xml:lang="en">Teacher</span> en Validation® Naomi Feil  </p>
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		<item>
		<title>Le bien-être en maison de repos selon différentes perspectives</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Sep 2008 07:44:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bien-être]]></category>

		<category><![CDATA[Emotionnel]]></category>

		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>

		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>

		<category><![CDATA[maison de repos]]></category>

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		<description><![CDATA[I.	Le bien-être du résident
« En matière d’hébergement gériatrique, raisonner en termes de cadre d’épanouissement, et de cadre d’épanouissement réel, pas artificiel est une façon de raisonner qui nous est à ce jour totalement étrangère ».* L. Ploton, La personne âgée, son accompagnement médical et psychologique et la question de la démence ». 
Comment définir, pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>I.	Le bien-être du résident</strong></p>
<p>« <em>En matière d’hébergement gériatrique, raisonner en termes de cadre d’épanouissement, et de cadre d’épanouissement réel, pas artificiel est une façon de raisonner qui nous est à ce jour totalement étrangère</em> ».* L. Ploton, La personne âgée, son accompagnement médical et psychologique et la question de la démence ». </p>
<p>Comment définir, pour un résident en <strong>maison</strong> de retraite | <strong>repos</strong>, la notion de bien-être ? S’agit-il seulement, comme on le croit le plus souvent, de la satisfaction de besoins premiers : une nourriture acceptable, des témoignages affectueux du personnel ?</p>
<p>La notion de <strong>bien-être</strong> ne porte-t-elle pas un sens beaucoup plus large ? Même s’ils ne trouvent pas les mots pour le dire, nos résidents n’expriment-ils par, dans leurs regards, d’autres besoins et demandes ?</p>
<p>Bien sûr, le bien-être passe par un accueil chaleureux, des chambres spacieuses et bien décorées, un cadre de vie agréable, du personnel efficace… Mais au-delà de la sécurité, de l’hygiène, de la santé corporelle…et aussi de la gentillesse du personnel et de la bonne nourriture, comment alimenter le « goût de vivre » de la personne âgée ? Comment lui donner le désir, la force de poursuivre son épanouissement au cours de cette dernière tranche de vie ?</p>
<p>Attardons-nous un instant à tenter de comprendre le ressenti de la personne qui entre en institution et, pour cela, faisons le bilan de toutes ses pertes.</p>
<p>La première des choses que perd la personne âgée est son univers familier, c’est-à-dire son foyer, même si la maison de retraite a accepté une partie de son mobilier … Il a fallu abandonner – avec la certitude que c’est sans retour - les odeurs, l’atmosphère, la lumière de la maison. Les senteurs du jardin et le spectacle du temps qui marque les saisons. L’espace aussi… et tous ces menus objets laissés derrière soi… Que faire devant cette déchirure ?</p>
<p>Autre perte importante, la notion apparente de « citoyenneté ».  La personne ne paye plus ses taxes, elle ne va plus acheter son journal, elle n’a plus d’échanges avec ses concitoyens (voisins de rue, de quartier, de village, de palier…) Elle a perdu les repères qui marquaient sa vie de tous les jours.</p>
<p>Ajoutons à cela le fait que, prise en charge par le personnel, elle n’a plus à se préoccuper des problèmes d’ordre matériel qui donnaient un rythme à sa vie. En se fondant dans l’institution, n’en perd-elle pas un peu la notion de « Soi »? N’est-elle pas amenée à penser « nous », pire « on », plutôt que « moi » ?</p>
<p>C’est tout cela qui fait qu’au fil des temps  se figent les masques séniles d’indifférence et de non-communication.</p>
<p>Notre rôle est alors de décoder la détresse psychologique cachée derrière ces boucliers de survie mis en place par certaines personnes âgées. Et, après le bilan des pertes, tenter d’accumuler les gains pour faire, de la maison de retraite, un lieu où l’humain est la préoccupation essentielle.</p>
<p><strong>« Humaniser »</strong> </p>
<p>Humaniser, c’est se donner pour objectif l’épanouissement de la personne.<br />
C’est permettre à chacun, quel que soit son âge,  d’exprimer ce qu’il est, c’est rendre la communication la plus vraie et la plus fluide possible. C’est ne jamais oublier qu’on s’adresse à une personne, fût-elle âgée, et non à un état, la vieillesse.<br />
C’est, sans doute, souvent, changer le « souffle » de la maison de retraite.</p>
<p><strong>Favoriser les relations entre les personnes</strong> </p>
<p>La maison de retraite est un lieu de vie, une ville en miniature où se croisent des personnes d’âges différents, de statuts différents.<br />
Elle doit donc être faite de lieux de rencontres, de zones de convivialité où chacun peut se dire, où chacun peut écouter l’autre.<br />
Il convient donc d’éviter de « ghettoïser » les personnes dépendantes ou grabataires dans ces beaux salons  parfois cachés du public où, seuls les cris, les bruits incongrus, les frappements ponctuent les longs moments de solitude des journées.<br />
Il convient d’éviter de rendre les personnes dites non-communicantes encore plus « désincarnées » en ne leur donnant que quelques minutes par jour d’attention, de regard, de toucher, la plupart du temps au seul moment des soins.</p>
<p>Encourageons les rencontres, les dialogues, les joies partagées. Accueillons la famille, non seulement en visites de courtoisie autorisées par le règlement d’ordre intérieur, mais pour partager les repas, les activités et pourquoi pas les soins .<br />
Faire de la maison de retraite un lieu ouvert</p>
<p>La maison de retraite se doit d’être, dans l’esprit, un milieu totalement ouvert où l’on entre et sort selon ses besoins et ses choix.<br />
Il s’agit là de s’opposer à des habitudes du personnel qui, contrairement aux pratiques hospitalières, intègre le résident comme un élément devant rester jusqu’à son décès. Comment éviter l’impression que ce lieu de vie est parallèlement un lieu de mort ?<br />
Et comment trouver le bien-être avec, dans la tête, de telles pensées négatives ?<br />
Donner à chacun l’autonomie qu’il est capable d’assumer<br />
Le collectif tend à standardiser les actes, pour les accomplir soit de façon uniforme, soit avec économie.  On sait bien que, dans beaucoup de maisons de retraite, on préférera faire le ménage dans toutes les chambres plutôt que de s’interroger sur la capacité du résident qui l’occupe.<br />
Donnons à chacun le plaisir de changer l’eau des fleurs, d’épousseter, de déplacer selon son inspiration, les objets qui font son univers. </p>
<p><strong>Respecter la personnalité de chacun, fruit de son expérience de vie</strong></p>
<p>Les personnes âgées ne sont pas des êtres « à part » mais des individus riches d’une expérience de vie qui explique leur comportement dans leur présent vécu.<br />
Il y a la vieille dame, née en 1902, fille aînée de cinq petits frères et sœurs qu’il fallut élever…   Il y a celle qui allait à l’école en sabots et qui avait 6 ans en 1914, au moment de la première guerre mondiale. Il y a celle que les deuils ont fouettée, un mari, un enfant, et qui pourtant ose encore regarder l’avenir.<br />
Connaissons les personnes au-delà de leurs pathologies médicales et chirurgicales. Reconnaissons leurs différences et répondons à leur  légitime besoin d’exister.</p>
<p><strong>Reconnaître leur vie affective</strong></p>
<p>Nos maisons de retraite peuvent parfois offrir à certains résidents la possibilité de vivre – sans doute pour une dernière fois – une vie affective.<br />
Reconnaissons-leur le droit de garder précieusement, même dans leur grand âge, l’aptitude à aimer et à donner  de l’amour. Reconnaissons-leur le droit d’exister.<br />
Se sentir « exister » n’est ce pas là une notion fondamentale de bien-être ?</p>
<p><strong>Respecter la notion du temps de chacun.</strong></p>
<p>Le temps est au cœur de la vie de l’être humain. Chacun entretient un rapport différent avec les trois aspects du temps : le passé, le présent, le futur. Celui-ci ne vit que par le passé qu’il évoque sans cesse comme si sa vie s’était arrêtée un jour, voilà longtemps. Celui-là veut avoir tout oublié et s’inquiète de l’avenir… qui est souvent la mort plus ou moins proche avec les peurs métaphysiques qui l’environnent. Ces ceux-là vivent en quelque sorte étrangers à eux-mêmes car dépossédés de la réalité du moment présent.<br />
Encourageons-les à vivre au mieux dans l’ici et maintenant en leur offrant des sujets de joies et satisfactions, en les encourageant à développer leur créativité et la fierté du « faire » réussi.</p>
<p><strong>Conclusions</strong></p>
<p>Toutes ces perspectives exigent sans doute une sensibilisation des soignants afin qu’ils soient capables de donner à leur maison de retraite ce souffle humaniste qui permet à la personne âgée de poursuivre dans le bien-être, jusqu’à la mort, son épanouissement </p>
<p><strong>Solange GOFFIN<br />
Formatrice en soins relationnels</strong>.</p>
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		<title>La métamédecine au service des souffrances émotionnelles de la personne âgée</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 08:47:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>

		<category><![CDATA[Techniques]]></category>

		<category><![CDATA[Thérapies]]></category>

		<category><![CDATA[émotion]]></category>

		<category><![CDATA[métamédecine]]></category>

		<category><![CDATA[santé]]></category>

		<category><![CDATA[tristesse]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’est la métamédecine® ?
Le mot métamédecine® est formé du  préfixe grec « méta » qui signifie «aller au-delà ».
Au-delà du conscient, il y a l’inconscient.
Au-delà de la peur, il y a l’amour.
Au-delà de du connu, il y a l’inconnu.
Au-delà de la mort, il y a la vie.
Au-delà de la souffrance, il y a le bonheur.
Au-delà de la médecine, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu’est la métamédecine® ?</strong></p>
<p>Le mot métamédecine® est formé du  préfixe grec « méta » qui signifie «aller au-delà ».<br />
Au-delà du conscient, il y a l’inconscient.<br />
Au-delà de la peur, il y a l’amour.<br />
Au-delà de du connu, il y a l’inconnu.<br />
Au-delà de la mort, il y a la vie.<br />
Au-delà de la souffrance, il y a le bonheur.<br />
Au-delà de la médecine, il y a la métamédecine®. </p>
<p>Comparant l’individu à un iceberg, la médecine serait le soignant de la partie visible de l’iceberg qui traite les symptômes, les douleurs et les anomalies telles les infections, par des traitements sur l’agent causal (tels les virus, les microbes)…  La métamédecine® quand à elle, serait le soignant de la partie immergée de l’iceberg, qui traite ce que l’on ne voit pas, ce qui est bien souvent inconnu, de l’ordre de l’inconscient niché dans la mémoire <strong>émotionnelle</strong>. Elle tente de découvrir ce qui a donné naissance à la maladie, aux troubles, à l’inconfort de vie.<br />
Claudia Rainville docteur en microbiologie médicale est la créatrice de la métamédecine®. Conférencière internationale et psychothérapeute chevronnée, elle a bénéficié des enseignements des plus grands maîtres.<br />
Pour avoir elle-même expérimenté la <strong>souffrance</strong> et la maladie elle navigue avec aisance au milieu de la plus grande souffrance humaine… Pédagogue hors pair elle partage à ses apprenants  ses expériences de vie en toute simplicité et avec beaucoup de compassion pour l’humain.</p>
<p>La métamédecine® ne fait pas de diagnostic, ne prescrit pas de médicament et ne propose aucun traitement.<br />
Elle axe son intervention sur le domaine émotionnel en aidant les personnes qui le désirent à se libérer d’émotions qui les font souffrir par le biais du développement de désordres d’ordre psychosomatiques.</p>
<p>La médecine traditionnelle n’hésite pas à reconnaître que 80% des maladies sont d’origine psychosomatique. C’est sur cette facette de la maladie que la métamédecine® intervient.</p>
<p>Ces deux approches sont complémentaires. En rejeter une par rapport à l’autre reviendrait à sacrifier un hémisphère de notre cerveau au profit de l’autre. </p>
<p>La spécificité de l’approche de le métamédecine® est qu’elle travaille de façon inductive, sans donner d’interprétation à ce que vit la personne mais en l’aidant à découvrir d’elle-même, à son rythme ce qui, au-delà de son conscient, lui crée de la souffrance.</p>
<p>Cette approche thérapeutique  amène les individus à  se reconnecter avec des émotions profondément enfouies qui, crues oubliées, dirigent encore leur comportement de vie depuis de très longues années. La personne est invitée à aller « retrouver  son enfant intérieur » qui est (ou à cru être) blessé, à accueillir cette part de soi blessée pour, tel un petit enfant, la rassurer, l’apaiser, la guérir et l’aider à grandir. Le thérapeute,  en aidant au déroulement de ce processus, amène la personne à se guérir elle-même des maux, qu’elle a pu mettre en place en remplacement des mots, dans sa psyché et/ou dans son corps. </p>
<p>J’ai effectué de nombreux stages de métamédecine® et suis devenue aujourd’hui « personne ressource ». Dans mon travail quotidien, j’ai tenté d’expérimenter ces principes auprès des <strong>personnes âgées</strong>.  je me suis demandé comment cette approche pouvait être d’une utilité thérapeutique chez les personnes âgées et en particulier institutionnalisées.<br />
Comment la métamédecine® peut  aider ces personnes à se délester de ces poids qu’elles traînent parfois depuis si longtemps.</p>
<p>J’ai pu expérimenter cette approche auprès de personnes souffrant de mal être profond et ayant encore toutes leurs facultés mentales.</p>
<p>Des personnes traînant un mal de vivre, souvent réactivé par le placement en institution, ont pu découvrir que ce mal profond était lié à une émotion forte déjà vécue par le passé et souvent occultée.</p>
<p>Je vous partage deux expériences relevées parmi d’autres.</p>
<p>Madame J. née en 1920, se trouve régulièrement confrontée à un terriblement état de tristesse et de colère  pour « des détails de rien du tout » dit elle.<br />
Aujourd’hui elle a 88 ans,  placée en maison de repos, elle semble satisfaite de ce placement car dit-elle : « C’est moi qui ai décidé de me placer après avoir mûrement réfléchi à la question, c’est une aubaine de pouvoir m’offrir ce luxe, je n’aurais jamais voulu être à la charge de mes enfants… Je suis en bonne santé, à part ces vieux genoux qui me font souffrir trop souvent ».<br />
Et pourtant, elle se sent souvent triste, très triste et à la question de savoir si c’est le fait de vieillir qui la perturbe elle répond : « Oh, non, ce n’est pas vieillir qui me rend triste car je suis encore bien pour mon âge et  je ne me sens pas vieille du tout » !<br />
Bien qu’entourée affectueusement par ses deux filles et ses trois arrières petits enfants, elle se met parfois en colère sans raisons apparentes, le personnel la qualifie de lunatique, de soupe au lait et d’éternelle insatisfaite tant elle sait parfois se montrer exécrable avec son entourage !<br />
Madame J. surfe ainsi entre des accès de colère incompréhensibles et de  profonds moments de grande tristesse…Serait-ce un début de démence  ou simplement les aléas du grand âge avec ses ambivalences de sentiments ? La question est posée ! Au médecin d’en décider…</p>
<p>C’est devant ce « tableau » que je rencontre madame J…<br />
Je l’écoute avec compassion et empathie, présente à elle, sans jugement, sans interprétation. Ensuite, comme à la fin de chacune de nos rencontres elle se lâche dans un profond soupir, son regard  déconnecté du mien, comme plongée dans le vague.<br />
« Voilà…Chaque fois que je suis un peu contrariée, je me  retrouve dans cette colère contre tous et puis je ressens une grande détresse qui ne me quitte pas facilement, je pleure beaucoup…Je n’étais pas comme cela avant,  moi si douce, calme, gentille, toujours d’accord avec tout le monde » dit elle.<br />
Nous nous revoyons plusieurs fois et lorsque le lien de confiance fut créé, nous découvrons que ces émotions se sont déjà manifestées par le passé avec la même intensité !<br />
Avec l’aide des clés de la métamédecine®, la vieille dame se  reconnecte à ce moment de vie où cela avait été très dur et si douloureux pour elle.<br />
Après un moment de relaxation, nous « retournons » au moment de la libération en 1945, elle visualise le retour des soldats sur la place du village cherchant désespérément son amoureux parti depuis 4 ans… Elle réalise combien aujourd’hui, 63 ans plus tard, elle a gardé en elle cette colère envers ce fiancé jamais revenu d’Allemagne après la guerre, combien elle lui en veut encore du fond de ses tripes ne n’être pas revenu et de l’avoir abandonnée et laissée seule sans aucune nouvelle avec tout cet amour qu’elle avait à lui donner! Cette tristesse ravalée à l’époque et gardée enfouie durant de nombreuses années est  aujourd’hui régulièrement « ravivée » par des détails de la vie courante repoussant sur le  bouton « abandon » !<br />
Elle a pu faire le chemin : Retrouver ce fiancé,  lui dire tout ce qui la meurtrit depuis tout ce temps pour enfin lui pardonner et le laisser partir…<br />
Madame J. m’a dit avoir ressenti au plus profond d’elle-même presque instantanément, combien elle avait porté ce poids en elle toutes ces années, combien elle avait enfoui ces émotions de tristesse et de colère et combien aujourd’hui, elle éprouve le besoin vital de s’en libérer.<br />
Garder toutes ces émotions risque d’entraîner la personne dans un de glissement dépressif si dangereux chez les personnes de cet âge.<br />
Un vieil adage dit que ce qui est dit fleurit…et ce qui n’est pas dit pourrit !<br />
Aujourd’hui, ses filles me rapportent que depuis peu, leur maman a changé :   «Maman se met moins souvent en colère pour des riens, elle nous semble moins triste et elle a même demandé une photo de son petit fils para commando pour garnir sa chambre (!) … Je ne comprends pas, maman qui était si « anti-armée » elle qui n’avait jamais approuvé, Dieu sait pourquoi, que son petit fils soit militaire de carrière voilà maintenant qu’elle voulait  une photo de lui et en uniforme militaire en plus … Comme on change en vieillissant, hein, madame! » </p>
<p>J’ignore si  on change…ce qui change, c’est « le film imprimé dans la mémoire émotionnelle » il change en lui donnant  une nouvelle compréhension !<br />
Et qui sait ? Peut-être que ses vieux « je-nous »  se feront sentir eux aussi moins douloureux à l’avenir !</p>
<p>Laissez moi vous partager encore l’histoire de monsieur E. :<br />
Veuf, sans enfant, institutionnalisé depuis de nombreuses années. Toujours calme, gentil, serviable et attentionné il est apprécié de tout le monde. Il ne souffre d’aucune pathologie particulière, à part un vieil eczéma suintant  au niveau des mains et du front.<br />
Il présente depuis quelques semaines un comportement un peu « déplacé » à l’égard des jeunes soignantes qui viennent faire sa toilette. Il est méprisant parfois insultant, il dit qu’elles n’ont que des idées vicieuses à son égard et que derrière son dos, elles rient de lui… il refuse qu’on le lave et promet qu’il se plaindra à son médecin. Le médecin émettra l’hypothèse d’un début de syndrome démentiel sénile et lui administrera quelques petites gouttes pour le calmer avant de faire sa toilette.</p>
<p>Sensibilisée par cet « évènement », je propose de rencontrer monsieur E. avant de mettre en place ce traitement de neuroleptiques, ce qui m’est accordé sans grande conviction « Quel est l’intérêt d’aller parler avec un vieux qui commence à perdre ses bois et têtu de surcroît…Mais, si cela peut lui faire du bien et se réconcilier avec les tabliers blancs…pourquoi pas » ?</p>
<p>Après avoir écouté ses revendications avec beaucoup de compréhension et de respect, monsieur E. m’a confié qu’il ne supporte pas être touché car à son âge il trouve que c’est franchement dégradant !<br />
Ensemble et avec les clés de la métamédecine®, nous relions ce ressenti, qui lui faisait dire et poser des actes regrettables auprès du personnel de soins, à une équation qu’il avait gravé dans sa mémoire émotionnelle alors qu’il était petit garçon et qui ressemblait un peu à : Bain en public = dégradant.</p>
<p>Il se souvient d’une situation dégradante où, à l’âge de 7 ans, sa mère l’obligeait régulièrement à se laisser laver nu dans la grande bassine en zinc devant le poêle et cela devant ses frères et sœurs passés au bain avant lui… Il me confia qu’il se sentait à chaque fois dégradé et humilié car les grands se moquaient de son « petit kiki ». Mais la plus grande frustration dont il se souvienne qui lui fait monter de la colère encore aujourd’hui : c’est que sa mère, au lieu de le défendre, l’exhibait de plus belle pour faire rire la fratrie. Elle lui écartait de force ses petites mains qui tentaient de cacher son intimité et lui mettait du savon dans les yeux… Ses pleurs et ses pertes d’équilibre dans l’eau faisaient rire de plus belle les aînés !<br />
« Je me souviens, dit il, avec une voix remplie d’émotion, que si j’avais osé émettre le moindre signe de rébellion, j’aurais été battu et grandement secoué » ! </p>
<p>Il me confie encore, les larmes plein la voix, qu’il n’a pas pu avoir d’enfant et que, depuis toujours, sans même passer d’examen médicaux, il avait eu l’intime conviction que c’était lui qui ne savait pas en avoir ! </p>
<p>Aujourd’hui, à 92 ans, confronté à ces regards de femmes sur son anatomie, il reconnecte inconsciemment cette blessure enfouie au fond de lui comme un mécanisme automatique. </p>
<p>Grâce aux clés de la métamédecine®, nous avons pu aller retrouver ce petit garçon dans la bassine, humilié devant ses frères et sœurs, et leur dire TOUT ce qui lui tenait à coeur et surtout dire à la maman combien il était en colère et déçu d’elle d’avoir agi de la sorte avec lui.<br />
L’étape suivante a été de redonner une nouvelle compréhension à cet épisode du film de sa vie imprimé dans sa mémoire émotionnelle pour pardonner et se libérer de ce poids devenu si lourd à porter aujourd’hui…</p>
<p>Depuis quelques jours monsieur E. accepte de se laisser laver par les soignantes qui, sensibilisées à cette blessure ancienne, sont particulièrement attentives au respect de son intégrité. C’est avec beaucoup de tact et de douceur qu’elles parviennent à lui faire prendre une douche de temps en temps… sans gouttes neuroleptiques apéritives !<br />
Son eczéma qui s’amplifiait en période de « crise de refus » et qui, probablement était un signal du corps qui disait « ne me touchez pas », a lui aussi régressé significativement…  </p>
<p>Voici  deux exemples où la métamédecine® mise au service des souffrances émotionnelles des personnes âgées a pu soulager ces souffrances et entraîner des améliorations du comportement.</p>
<p>En effet, tant que l’on n’est pas conscient de ce qui crée nos souffrances, il est bien difficile de s’en libérer pour vivre en paix et en harmonie et comme dit le vieil adage « mieux vaut tard que jamais ! »</p>
<p>Pour conclure, on peut affirmer que la métamédecine® est un outil privilégié qui permet aux personnes âgées aussi de vivre en conscience et en harmonie.</p>
<p>Solange GOFFIN<br />
Mai 2008</p>
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		<title>L’application du Feng-shui dans un service gériatrique.</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 11:51:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bien-être]]></category>

		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>

		<category><![CDATA[Techniques]]></category>

		<category><![CDATA[feng-shui]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici quelques années, sensible au bien-être et à l’harmonie en général,je me suis initiée aux prémices du Feng-shui et de la géobiologie.
Les quelques modifications que j’avais apportées à mon domicile ont eu des effets positifs sur ma vie privée et mon environnement.
J’ai alors observé avec plus d’attention les marques d’équilibre – ou de déséquilibre – [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici quelques années, sensible au bien-être et à l’harmonie en général,je me suis initiée aux prémices du <strong>Feng-shui</strong> et de la géobiologie.<br />
Les quelques modifications que j’avais apportées à mon domicile ont eu des effets positifs sur ma vie privée et mon environnement.<br />
J’ai alors observé avec plus d’attention les marques d’équilibre – ou de déséquilibre – à l’intérieur de la maison de reposdans laquelle je travaillais une grande partie de mon temps et, modifiant quelques détails, j’ai remarqué une amélioration de l’atmosphère mais aussi des modifications de comportement chez les résidants. </p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que le Feng-Shui ?</strong> </p>
<p>Le mot est à la mode! Littéralement, Feng-shui signifie en chinois «vent et eau». Il s’interprète à la fois une protection contre les vents et une meilleure intégration des bienfaits de l’eau.<br />
Il repose sur l’idée – commune à beaucoup de peuples, d’ailleurs – que notre environnement est traversé d’ondes d’énergies.<br />
Les unes, peuvent être favorables et mettent l’homme en accord et en harmonie avec la nature, améliorant ainsi son bien-être et sa santé. Ces ondes sont appelées CHI*.<br />
Les autres ondes, appelées &#8220;flèches empoisonnées secrètes de l’environnement&#8221; seraient défavorables et mortifères. </p>
<p>Le Feng-shui nous enseigne comment éviter ces lignes d’énergies dangereuses et comment équilibrer<br />
les lignes d’énergies bénéfiques en harmonie avec les forces de la nature qui nous entourent.<br />
Il propose des pistes pour aider l’âme de notre lieu de vie et de travail à «grandir». </p>
<p><strong>POURQUOI LE FENG-SHUI dans les structures de soins ? </strong></p>
<p>«Le Feng-shui est à l’environnement ce que l’acupuncture est au corps&#8221;. (Van Minh) </p>
<p>En regardant vivre les patients de notre maison de repos, nous avons constaté différents phénomènes «rationnellement» inexplicables: similitudes dans les pathologies présentées en fin de vie par des résidants ayant occupé la même chambre (notamment des troubles vasculaires au niveau des membres inférieurs, alors que rien ne laissait présager ce type de pathologie), refus de s’alimenter de patients différents occupant successivement la même place<br />
dans le restaurant, fin de vie paisible et en total lâcher prise dans la même chambre qui, d’ailleurs, n’a été occupée que par deux résidants différents en 15 ans!<br />
Nous avons aussi découvert que certains endroits invitent au calme et à la sérénité ou, au contraire, à l’agitation et au désordre…<br />
Il suffisait peut-être de faire appel aux règles fondamentales du Fengshui pour obtenir un changement du ressenti des personnes utilisant ces lieux. </p>
<p><strong>QU’AVONS-NOUS FAIT ?</strong> </p>
<p>Laissant s’exprimer les lois de la nature, nous n’avons évidemment rien modifié à la chambre «d’amour», ni à la chambre de «la longévité».<br />
Par contre, nous avons apporté quelques changements dans les autres endroits. Les troubles vasculaires au niveau des jambes ont été désormais évités: une arête saillante du mur qui générait des ondes de forme sur le pied du lit a été corrigée par l’application de pochoirs de lierres, minimisant ainsi l’onde néfaste émise par l’arête murale.</p>
<p>La table du restaurant invite désormais à la convivialité: nous avons ôté le superbe trophée de chasse qui la surplombait et dégageait une énergie  des plus mortifères. Nous avons également, dans les chambres, proposé d’ôter certains objets – et notamment des objets amenés par les résidants – qui pouvaient faire chuter l’énergie.<br />
Nous en avons apporté d’autres, cadres, bouquets de fleurs, petites tables,points lumineux; permettant une meilleure circulation de l’énergie, ils ont amélioré le ressenti des personnes utilisant les lieux.<br />
C&#8217;est ainsi que chaque fois que nous recevions une visite dans la maison de repos, nous constations avec plaisir que, spontanément, les visiteurs s’accordaient à dire «Dès l’entrée dans le bâtiment, on ressent quelque chose d’apaisant, d’agréable, il se dégage une atmosphère de sérénité que l’on ne peut pas expliquer»… </p>
<p>Tout ceci peut paraître «étrange», et, pourtant, force est de constater que l’application de quelques grands principes de base de Feng-shui a influencé l’énergie vitale et amélioré la qualité de vie sur notre lieu de travail.</p>
<p>Dans un sevice pour personnes âgées,quelle serait la chambre feng-shui idéale?<br />
Essayons, en nous appuyant sur nos lectures et notre expérience, d’imaginer la chambre «Feng-shui» idéale.<br />
L’entrée dans la chambre est séparée du lieu de vie par un espace «sas» style petit hall d’entrée, de manière à ne pas «surprendre» le résidant en pénétrant directement dans son espace vital en laissant le temps de quelques pas aux visiteurs pour s’annoncer…<br />
Une grande baie vitrée «habillée» de voilages et/ou de rideaux de couleurs agréables (comme des tons de rouge, orange, jaune, vert): ils laissent entrer la lumière naturelle et l’énergie solaire mais gardent, d’autre part, le «chi» le plus possible dans la chambre. Une boule de cristal pourra être suspendue devant la fenêtre pour faire «vibrer» la<br />
lumière sur les murs. Le lit est placé tête au nord et de manière à ce que le patient voie de son lit qui entre dans la chambre et ne soit pas surpris durant son sommeil.<br />
Cependant, la tête du lit ne doit pas être placée contre le mur des sanitaires (lieu où on élimine les déchets et où il y a la moins bonne énergie), ni les pieds du lit vers la porte d’entrée (position du mort que l’on visite!).<br />
Autant que possible, le contact trop proche avec les prises de courant près du lit sera évité. </p>
<p>Une jolie nappe colorée habille la table, créant une atmosphère conviviale, accueillante et plus personnalisée.<br />
Des petites plantes vertes bien nourries garnissent les appuis de fenêtre. </p>
<p>Des décorations faciles à l’entretien ornent les murs: photos rappelant des souvenirs «heureux» comme des visages d’enfants, plutôt que des photos d’ancêtres à la mine sévère et aux regards perçants dont les résidents ne gardent pas toujours un souvenir heureux !<br />
Les arêtes de mur saillantes et menaçantes, dirigées vers le corps du résidant, sont corrigées par des applications de guirlandes de lierres peints au pochoir. On bannit les armes, les sabres ou les épées suspendues au-dessus du lit.<br />
On évitera également de laisser les chaises percées avec des excréments dans la chambre et surtout pas à la tête du patient, même pour la nuit. </p>
<p>On bannit les fleurs séchées, les animaux empaillés, les décors de chasse ou encore les images de la passion du Christ ensanglanté… tout ce qui, dans l’inconscient collectif, éveille des sentiments de souffrance ou de mort.<br />
Afin de vivifier la chambre, le soir, on laisse plusieurs points d’éclairage indirects, particulièrement dans les petits coins sombres.<br />
Un aquarium avec quelques poissons rouges sera toujours intéressant dans l’apport d’énergie vitale d’une chambre, à condition qu’il soit très bien entretenu. </p>
<p><strong>LES REMEDES DU FENG-SHUI </strong></p>
<p>Il existe des «remèdes» fondamentaux pour corriger certaines situations qui ne sont pas harmonieuses ou qui créent des obstacles à la fluidité du «chi» et au bien-être.<br />
Ces remèdes peuvent être utilisés à l’intérieur comme à l’extérieur d’un bâtiment.<br />
On peut citer: les objets brillants, les sons, les choses vivantes, les objets mobiles, les objets inertes, les appareils électriques, les couleurs. </p>
<p>1. Les objets brillants ou réfléchissants</p>
<p><em>A. Les miroirs </em></p>
<p>Surnommés «l’aspirine du Fengshui», les miroirs sont utilisés à l’intérieur, dans des endroits exigus, pour favoriser la circulation du «chi», en créant une impression de grandeur, d’espace et de luminosité. </p>
<p>A l’extérieur, ils servent soit à détourner de la maison le «chi» menaçant (funérarium, grand route à voie rapide), soit à refléter vers l’intérieur une belle vue comme un massif de fleurs ou un plan d’eau attirant le «chi» positif de la beauté du paysage. </p>
<p><em>B. Les boules de cristal à facettes</em></p>
<p>Les cristaux ont la propriété d’activer l’énergie.<br />
Suspendue devant une fenêtre orientée à l’ouest, une boule de cristal capte les rayons du soleil pour les refléter en un arc-en-ciel vivifiant dans la pièce. On les utilise aussi pour freiner l’énergie dans un couloir trop long ou encore pour émousser l’angle d’un mur. Sources de force et d’énergie positive, les boules de cristal donneraient aux habitants le don de clairvoyance et d’optimisme. </p>
<p><em>C. Les éclairages</em></p>
<p>Les éclairages sont très utilisés en Feng-shui car ce sont des remèdes efficaces.<br />
Dans n’importe quel environnement, la lumière est un atout important dans la diffusion de l’énergie car elle représente le soleil et enrichit le «chi» intérieur des habitations.<br />
A l’extérieur, l’éclairage permet, par exemple, de corriger le «morceau manquant» d’une maison construite en L. </p>
<p><strong>2. L’utilisation des sons: carillons, clochettes… </strong></p>
<p>Les carillons éoliens ont la faculté de ralentir le courant du «chi».<br />
On les utilise plus particulièrement dans les endroits où l’énergie «file», comme les longs couloirs, les pièces très hautes… afin d’éviter de laisser cette énergie se disperser.<br />
Des carillons suspendus à une porte d’entrée protègent symboliquement des intrusions malsaines dans la maison. </p>
<p><strong>3. Les choses vivantes</strong></p>
<p><em>A. Les plantes, les fleurs…</em> </p>
<p>Elles représentent la nature et symbolisent la vie, la croissance: elles répandent le «chi» nourrissant dans la pièce, à condition d’être bien entretenues, vertes, dans une eau claire et propre, elles attirent l’énergie vitale.<br />
Pour résoudre des problèmes de déséquilibre, on les place devant des angles trop vifs, dans des endroits non occupés où domine le vide.</p>
<p><em>B. Les aquariums, les poissons… </em></p>
<p>Ils sont la représentation réduite de la source vitale de la mer,de l’eau,source de vie.<br />
Un aquarium bien entretenu, avec une petite pompe ou des jets d’eau, génère de l’énergie positive.</p>
<p><strong>4. Les objets mobiles  </strong></p>
<p>Les objets actionnés par le vent ont la faculté de faire circuler l’énergie et stimuler ainsi le «chi». On pensera aux mobiles ou, encore, aux moulins à vent comme objets de décoration. </p>
<p><strong>5. Les objets lourds</strong></p>
<p>L’utilisation d’un objet lourd peut donner «plus de poids» à une ambiance, comme par exemple mettre un éléphant en pierre à l’endroit où règne la sérénité peut entretenir et renforcer l’atmosphère de cet l’endroit. </p>
<p><strong>6. L’électricité </strong></p>
<p>Dans les locaux de vie, la radio et la télévision introduisent la vie par les vibrations des sons. Tout objet fonctionnant à l’électricité utilise des vibrations universelles qui créent et favorisent une circulation active du «chi». </p>
<p>7. Les couleurs</p>
<p>L’emploi judicieux des couleurs peut améliorer certains aspects de la vie.<br />
Le blanc sera être évité car pour les chinois, c’est la couleur du deuil…<br />
Le jaune, couleur du soleil, est symbole de longévité…<br />
Le vert, couleur du printemps, représente la croissance, la fraîcheur, la tranquillité…<br />
Le rouge, couleur de l’amour, représente la prospérité. </p>
<p><strong>CONCLUSION</strong></p>
<p>Mis à part le phénomène de mode que sous-tend le mot «Feng-shui», il faut reconnaître qu’à partir du moment où l’on oeuvre avec enthousiasme pour une décoration belle et harmonieuse, l’ordre et la propreté de notre lieu de vie,on contribue inévitablement à l’équilibre des forces vitales. </p>
<p>Aérer. Parfumer d’effluves de fleurs. Laisser entrer les arômes des mets cuisinés. Ranger. Placer les bons objets aux bons endroits. Choisir des couleurs vivifiantes. Eviter de laisser à vue ce qui rappelle la maladie (chaises roulantes, brancards, chariots de pansements ou à médicaments, odeurs de fèces ou de désinfectant).<br />
Voilà autant de pistes de réussite pour contribuer à grandir «l’âme de la maison».</p>
<p>L’amélioration du «chi» par petites touches correctives sera aussi bénéfique que précieuse à l’épanouissement de chacun: les résidants, le personnel, les visiteurs et nous-mêmes.</p>
<p>Solange Goffin</p>
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		<title>Aspect pratique de la prise en charge de l’état nutritionnel du patient âgé</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Mar 2008 09:58:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>

		<category><![CDATA[Diététique]]></category>

		<category><![CDATA[Nursing]]></category>

		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout accompagnant gériatrique est un jour ou l’autre confronté au refus alimentaire des personnes âgées.
Malgré un cadre de vie agréable, un chef de cuisine génial, une nourriture saine et variée et des repas équilibrés, certaines personnes âgées refusent de manger…
Si un certain nombre de personnes âgées présentent un excès pondéral – si éprouvant pour le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout accompagnant gériatrique est un jour ou l’autre confronté au <strong>refus alimentaire des personnes âgées</strong>.</p>
<p>Malgré un cadre de vie agréable, un chef de cuisine génial, une nourriture saine et variée et des repas équilibrés, certaines personnes âgées refusent de manger…</p>
<p>Si un certain nombre de personnes âgées présentent un excès pondéral – si éprouvant pour le dos des soignants – environ 40% d’entre elles, pour la grande majorité des patients confus, sont dénutris. Or, assurer un bon état nutritionnel de nos aînés favorise la sauvegarde de leur potentiel santé.</p>
<p><strong>Pourquoi certaines personnes âgées refusent-elles de manger, malgré tout ce qui est mis en oeuvre ? </strong></p>
<p>Nous savons bien que ce n’est pas simplement: «parce qu’ils sont vieux», «parce qu’ils ne bougent plus», «parce qu’ils ne goûtent plus», ou encore «parce qu’ils sont déprimés» que les patients âgés refusent parfois de se nourrir. Face au refus de nourriture, il est important d’effectuer une brève «étude du terrain», à la fois physiologique et psychologique, afin de pallier au plus vite le déficit alimentaire qui peut avoir de lourdes conséquences.<br />
Boire et manger répondent à des besoins primaires et physiologiques, mais également à une notion de plaisir.</p>
<p><strong>L’état physiologique </strong></p>
<p>Un parcours des ETAPES DE LA DIGESTION permet de vérifier des choses simples, qui sont souvent à l’origine du refus de nourriture.</p>
<p><strong>La bouche </strong></p>
<p>La bouche, caverne mystérieuse si riche de secrets, est baignée par la salive…<br />
Avec l’âge, la production de salive diminue progressivement. Un des meilleurs moyens de solliciter la salivation est de répandre dans la pièce des effluves qui mettent en appétit, de présenter des mets attrayants et colorés.</p>
<p>Les dents servent à la mastication, première étape de la digestion.</p>
<p>Envisageons trois situations.</p>
<p>• Quand il y a encore des dents, elles sont souvent en très mauvais état… Un seul chicot peut donner des gingivites spectaculaires, face auxquelles le patient, parfois, ne se défendra qu’en refusant d’ouvrir la bouche.<br />
Dans ce cas, il sera souvent utile de demander l’avis d’un stomatologue.</p>
<p>• Quand il n’y a plus de dents, il faut se demander pourquoi. J’ai souvent rencontré des prothèses dentaires multicolores garnissant les tiroirs les tables de nuit plutôt que les bouches où elles devaient se trouver…</p>
<p>• Quand la personne porte des fausses dents, il faut vérifier leur état. Le seul fait de réajuster les prothèses blessantes ou devenues trop grandes peut rendre au patient l’envie et le goût de manger.</p>
<p>L’état de la langue peut également entraîner un refus de se nourrir. Faisons tirer la langue, pour en apprécier l’aspect, afin de poser des hypothèses qui permettront une remédiation.<br />
La langue est-elle sèche? Le patient prend-il des calmants, des antidépresseurs ?<br />
La langue est-elle sabburale? Est-ce provoqué par une mycose, un reflux?<br />
La langue est-elle écarlate, dépapillée? Est-ce une mycose?<br />
La langue est-elle ciselée ou ulcérée? N’est-ce pas provoqué par des dents cassées, par des dépôts alimentaires coincés entre la joue et la gencive?…</p>
<p>Vérifions également l’état des muqueuses et des lèvres.</p>
<p>Sont-elles ulcérées, aphtées, gercées ? Les commissures sont-elles ouvertes ?<br />
Autant de «détails» favorisant le refus de manger…<br />
Un traitement adéquat diminuera la douleur engendrée par la simple ouverture de la bouche.</p>
<p><strong>La gorge </strong></p>
<p>Faisons contrôler s’il y a une rougeur, de la douleur, des amygdales tuméfiées… Certains patients déments n’émettront aucune autre manifestation que le refus de s’alimenter parce que la déglutition est devenue douloureuse. N’oublions jamais qu’une bouche en bon état est une garantie d’appétit et de bonne digestion pour nos hôtes!</p>
<p>Plus difficilement observable à l’oeil nu:</p>
<p><strong>L’oesophage </strong></p>
<p>Avec l’âge, l’activité motrice de l’oesophage diminue fortement. On peut apprécier l’état de l’oesophage en interrogeant le patient ou en consultant son dossier médical.<br />
Y est-il question de dysphagie, de pyrosis, d’oesophagite, de hernie hiatale ou encore de reflux gastrooesophagien?…<br />
Toutes ces indications sont une aide précieuse dans l’attitude à adopter face au refus de s’alimenter.<br />
L’évaluation des différents stades de dysphagies (voir numéros précédents) permet également d’adapter la texture alimentaire à chaque cas particulier.</p>
<p><strong>L’estomac</strong></p>
<p>Avec l’âge, la vidange gastrique est plus longue et la production d’acide diminue fortement. Or, on sait que pepsine et HCl sont indispensables pour digérer les protéines. Le médecin<br />
attentif peut y apporter une remédiation.<br />
De plus, les patients sont souvent sous anti-acide… Il est intéressant d’en connaître la raison. Y a-t-il une gastrite, un ulcère, un cancer ? Les médicaments ont-ils toujours bien un intérêt thérapeutique ?</p>
<p><strong>L’intestin </strong></p>
<p>L’anamnèse donne des indications sur l’état de l’intestin.</p>
<p>Polypes, diverticules, utilisation d’opiacés ou de certains autres antidouleurs sont autant de facteurs qui perturbent le transit et entraînent soit de la constipation, soit des diarrhées.<br />
L’obsession d’aller à la selle provoque parfois, à elle seule, des problèmes de constipation opiniâtre. La vigilance s’impose car le fait de souffrir de constipation peut interférer sur l’appétit.<br />
Il faut, dans ce cas, aider le patient à avoir un projet de vie, le distraire par des activités afin de détourner son esprit de cette obsession invalidante.<br />
La muqueuse intestinale, quant à elle, peut être abîmée (érosion) par le stress, le tabac, l’alcool, les corticostéroïdes, les anti-inflammatoires, les antibiotiques qui détruisent surtout la flore. Il sera utile d’interroger le patient ou sa famille afin d’évaluer le contexte psycho-affectif pour aider le médecin à instaurer le traitement qui s’impose.</p>
<p><strong>L’ampoule rectale </strong></p>
<p>On sait que l’âge diminue la tonicité des sphincters et, le manque de force pour pousser aidant, de nombreuses ampoules rectales rebondissent de trésors bien gardés parfois pendant longtemps… Ce phénomène couramment retrouvé chez les patients grabataires peut entraîner un mal-être général ne favorisant guère l’envie de manger.</p>
<p>Ne jamais oublier que vider les ampoules pleines rend tonus et (ré)confort…et qu’installer les patients correctement en position assise pour déféquer rend dignité et facilité !</p>
<p><strong>Evaluation de l’état nutritionnel (Mini Nutritional Assessment MNA™) </strong></p>
<p><strong>L’état psychologique </strong></p>
<p>Outre tout ce qui se passe au niveau du système digestif, une attention particulière doit être apportée à tout ce qui se passe «entre les oreilles».<br />
Lorsque la personne âgée arrive en maison de repos c’est, la plupart du temps, en bout de course de pertes multiples (conjoint, famille, maison, rôle social…).<br />
Aussi, elle va devoir s’adapter à un nouvel environnement. Elle va être obligée de manger en collectivité, parfois avec, ou en face, de gens qui ne lui paraissent pas sympathiques, à des heures précises, des mets qu’elle n’aurait ni choisis, ni préparés…<br />
Laissons une place importante au temps d’adaptation à la vie en collectivité, facteur essentiel de réussite de la prise en charge.<br />
D’autre part, d’un point de vue sensoriel, la vue, le goût, l’ouïe, le toucher, l’odorat diminuent chaque jour un peu plus… ce sont encore des pertes et des deuils qu’elle va devoir assumer.<br />
Il sera important de l’aider à pallier ces pertes par de petits détails tels que :</p>
<p>• une table propre et joliment dressée…<br />
• de la vaisselle agréable et des verres transparents…<br />
• des couteaux qui coupent, des fourchettes qui piquent et des cuillères assez grandes pour qu’elles contiennent encore un peu de soupe à l’arrivée…<br />
• des mets colorés, variés, pas trop copieux…<br />
• des repas mixés mais pas barbouillés…<br />
• de la musique douce, des fleurs, des plantes, des cadres, de la lumière…<br />
• du soleil et de la douceur dans le sourire et les gestes du personnel !</p>
<p>Lorsque cette «reconnaissance de terrain» aura été effectuée, il faudra également réaliser un «bilan nutritionnel de la personne âgée» en se faisant aider d’un questionnaire mis au point par des spécialistes de la nutrition (voir MNA).<br />
En effet, en maison de soins, il n’est pas rare de constater que l’on a tendance à travailler dans l’approximatif au niveau de l’apport des compléments alimentaires.</p>
<p>«Deux ou trois apports de ceci, un peu de crème comme cela, elle est si bonne, ou encore une mesure de telle poudre dans le potage ou de telle autre dans le café, cela évite de mettre du lait et en plus ça le rend juste crémeux…». Ce tableau, brossé sans trop d’exagération, s’avère coûteux et inefficace la plupart du temps si les produits ne sont pas correctement utilisés. Par<br />
exemple, l’utilisation de produits trop riches en protéines sont contre-indiqués chez les patients en insuffisance rénale et, paradoxalement, ils peuvent avoir pour conséquence un amaigrissement (l’utilisation très en vogue des régimes hyperprotéinés pour maigrir en sont la preuve).<br />
L’idéal consisterait, pour chaque cas, à réaliser une anamnèse alimentaire avec le patient et sa famille, afin de connaître quelles étaient ses habitudes alimentaires à domicile, ses goûts, ses dégoûts,<br />
ses intolérances… Dans le dossier personnel du patient figurerait une évaluation de sa prise nutritionnelle et hydrique pouvant être régulièrement réévaluée en fonction de son état.</p>
<p>Le critère hydratation revêt ici toute son importance. On rencontre souvent des patients qui, par peur de se souiller ou de déranger trop souvent le personnel, diminuent considérablement leurs apports en liquide, ce qui entraîne des diminutions d’état général et d’appétit avec toutes les conséquences sur la santé que l’on connaît.<br />
(On peut se poser la question de savoir comment les gobelets de boissons destinés aux grabataires attrapent subitement des pattes pour se retrouver, comme par enchantement, à des endroits vraiment inaccessibles par ceux-ci…).<br />
Enfin, on gardera en mémoire que le simple contrôle régulier du poids apportera une indication non négligeable dans l’évaluation de l’état nutritionnel des patients âgés.<br />
Pour conclure, je dirais que la prise en charge de l’état nutritionnel des personnes âgées qui nous sont confiées doit avoir sa place dans la prise en charge globale du patient.</p>
<p>Cela permettrait de sauvegarder leur potentiel santé en leur apportant une meilleure résistance aux infections et aux escarres dont ils sont si souvent la proie, diminuant ainsi temps et coût en matière de soins de santé.</p>
<p><strong><em>Solange GOFFIN</em></strong></p>
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		<title>Clown Thérapie</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 13:39:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Une aventure clownesque !
Il y a quelques années, attirée par ce jeu de mot « le clown gai rit », je me suis inscrite à un atelier de clown-thérapie.
Il s’agissait d’un stage résidentiel d’une semaine en juillet, dans un cloître près de Malmédy.
L’idée  d’apprendre de nouvelles « méthodes »  relationnelles me séduisait beaucoup.
D’aussi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une aventure clownesque !</strong></p>
<p>Il y a quelques années, attirée par ce jeu de mot « le clown gai rit », je me suis inscrite à un atelier de <strong>clown-thérapie</strong>.<br />
Il s’agissait d’un stage résidentiel d’une semaine en juillet, dans un cloître près de <strong>Malmédy</strong>.</p>
<p>L’idée  d’apprendre de nouvelles « méthodes »  relationnelles me séduisait beaucoup.<br />
D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu une réputation de clown et mes punitions scolaires étaient très souvent motivées par le fait que je « faisais le clown » en classe !<br />
Quelques décennies plus tard, mon tempérament clownesque  n’ayant pas beaucoup changé ce stage était pour moi une aubaine : j’allais enfin pouvoir faire le clown dans ma <strong>vie professionnelle</strong> de manière autorisée !</p>
<p>Dés mon arrivée au cloître, un vendredi soir, tout me semblait gris : il pleuvait, le bâtiment me paraissait austère et les chambrettes peu accueillantes. De plus j’étais rongée par une grosse culpabilité d’avoir abandonné pour une semaine, mari, enfants, maison et boulot !</p>
<p>Après un maigre repas, le groupe de personnes inscrites au stage s’est retrouvé dans la chapelle aménagée en salle de travail.<br />
Assis en cercle sur des petits tapis ronds, chaque personne était invitée à se présenter, expliquer ses motivations à sa venue au stage et « déposer »  au groupe ce qu’elle souhaitait… C’est après deux heures de présentations, de partages et de dépôts d’émotions diverses, que j’ai vraiment pris conscience que j’avais des ischions, je ne pensais qu’à cela !</p>
<p>Tout cela me semblait étrange, moi qui était venue pour apprendre de « nouvelles méthodes » je ne comprenais pas très bien pourquoi il fallait tant parler de soi!<br />
Il m’intéressait surtout de savoir quel « certificat », « attestation », voir « diplôme » me serait remis en fin de stage et comment étaient organisées les « évaluations »… Est-ce que j’allais pouvoir faire le clown dans mon service dès la semaine suivante ?<br />
En effet, en tant qu’<strong>infirmière responsable</strong> habituée à tout bien gérer, j’avais déjà programmé d’aller m’acheter un beau costume bariolé !<br />
Il ne m’importait guère de « déposer » quoi que ce soit, puisque je n’avais pas de problème, mais bien de connaître le QQCQ de ce groupe particulier (entendez : Qui fait Quoi ? Comment ? Quand ?)<br />
Excédée par toutes les larmes, les colères, et les dépôts de misères des autres participants, j’ai demandé au thérapeute de me dire clairement quelles seraient les nouvelles compétences que je pourrais appliquer dès la fin du <strong>stage</strong> ?<br />
Et là avec beaucoup d’empathie et de respect j’ai reçu ma première douche froide en entend le thérapeute me répondre gentiment: « <em>ici, il n’y a pas de « méthodes », « de recettes », de « compétences » ni de « savoir-faire » ou  encore de « <strong>techniques</strong> » il y a juste à apprendre à « être » ! « Accueillir ce qui vient, comme ça devient, laisser l’effet se faire </em>» ! Trop perturbée que pour bien entendre, j’avais compris : « laisser les fesses faire »… Cela me semblait vraiment trop compliqué !  Le cœur rempli de rancœur, des larmes de colère dans la voix, j’ai quand même insisté : « Oui, mais… Je ne comprends pas ! Quand est ce que je serai clown thérapeute alors, si ce n’est pas à la fin du stage ? Et le thérapeute de me répondre avec plein de compassion et de tendresse dans le regard : « Est ce que dans une dizaine d’année cela te conviendrait-il? »<br />
C’est à ce moment très précis que je n’ai plus eu besoin de mots pour déposer moi aussi mes larmes, ma tristesse si profondément enfouie, que j’étais étonnée d’en avoir en moi ! Moi, si forte, sachant toujours tout gérer, tout diriger, dominer…j’étais là, assise par terre sur un petit tapis rouge pleurant je ne savais même pas pourquoi ! Deux heures seulement s’étaient écoulées et en reprenant conscience que j’étais venue pour une semaine, une incroyable envie de fuir m’envahissait !</p>
<p>Une semaine plus tard, j’ai échangé mon nez rosé (névrosé) contre un beau nez rouge ! Quelle aventure jusqu’à ce nouveau nez !  Rentrée chez moi, je ne pouvais que sourire lorsqu’on me demandait «Et alors, quand est ce que tu nous fais le clown ? »</p>
<p>Quelques années plus tard….<br />
Comme « je n’avais pas de problème ni de « misères » à déposer », j’ai juste fait deux années de groupe régulier de clown thérapies, un cursus complet de formation au Clown Relationnel®, quelques séminaires et autres stages intensifs !</p>
<p>L’approche <strong>Clown relationnel</strong>® est un mode de relation qui s’inscrit dans le courant de l’Art thérapie et des <strong>soins relationnels</strong>, il s’agit d’un art de la rencontre. Un art à la fois simple et complexe, car une fois encore sans recette, abécédaire, méthode ou technique. Il n’existe aucun mode d’emploi, tout se vit dans l’instant, dans la sensation.</p>
<p><strong>Etre clown…</strong></p>
<div class="imgfloatright"><img src="http://www.soignants-aides.com/images/solange-clown.jpg" alt="Clown | thérapie | Solange Goffin" /></div>
<p>Se mettre « en état d’être clown » c’est s’ouvrir pleinement aux émotions dans la sensation, les amplifier et les partager pour trouver la porte d’entrée de l’Etre essentiel de l’autre.<br />
Le clown, avec le plus petit masque du monde va oser les rires, les pleurs, les colères, les peurs au-delà des tabous, des conventions et des règles.<br />
Il va se laisser « toucher » et laisser grandir l’état émotionnel du moment avec ce qui vient comme il vient et comme il devient.<br />
Cette rencontre relationnelle se fait sans projet, c’est le principe de la non productivité, on n’attend aucun résultat, rien n’est programmé. L’autre sera sujet et non l’objet d’un projet ou encore d’une technique.</p>
<p>Aujourd’hui, si je ne devais retenir qu’une leçon de cette merveilleuse expérience ce serait : la conscience de la différence entre « faire le clown » et « être clown ». C’est cet apprentissage qui m’a rendu « vivante » présente à moi et à mes sensations. Cà n’est qu’à cette condition, de présence à moi dans l’instant, que je peux me rendre disponible à l’autre dans la relation.</p>
<p>Je remercie <strong>Christian Moffart</strong>* et <strong>Françoise Camus</strong>* d’avoir créé cette approche relationnelle singulière et humanisante.<br />
Grâce à cette approche, nombreux <strong>soignants</strong> devenus apaisés sont à leur tour apaisants et vivifiants dans leur accompagnement de <strong>soins</strong>. Preuve en est que l’on ne fait pas l’économie de s’occuper de soi pour pouvoir s’occuper de l’autre !</p>
<p><em><strong>Solange Goffin</strong></em>.</p>
<p>*Christian Moffart et *Françoise Camus sont les créateurs liégeois de l’Institut du Clown Relationnel® et de la <strong>Clown Thérapie</strong>.<br />
Avenue des Cotteaux, 94 à 4000 Liège</p>
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		<title>La validation &#124; Alimentation émotionnelle » &#124; de la personne âgée ?</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Mar 2008 11:18:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Communication]]></category>

		<category><![CDATA[Emotionnel]]></category>

		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>

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		<description><![CDATA[La théorie de Madame Feil repose sur la conviction que derrière tout comportement se cache un sentiment.
Exprimés, les sentiments douloureux sont reconnus et diminuent. Par contre, lorsqu’ils sont niés, ils ne font qu’augmenter.
L’intervenant en validation, développant l’empathie, va porter son intérêt sur le vécu  de la personne âgée en perte d’autonomie psychique. (intérêt de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La théorie de Madame Feil repose sur la conviction que derrière tout comportement se cache un sentiment.</p>
<p>Exprimés, les sentiments douloureux sont reconnus et diminuent. Par contre, lorsqu’ils sont niés, ils ne font qu’augmenter.</p>
<p>L’intervenant en <strong>validation</strong>, développant l’empathie, va porter son intérêt sur le vécu  de la <strong>personne âgée</strong> en perte d’autonomie psychique. (intérêt de l’utilisation du génosociogramme). Il ouvre ainsi une porte de <a href="http://www.soignants-aides.com/infirmiere-personnel/analyse-transactionnelle-at-outil-de-communication/" title="communication | analyse transactionnelle | Solange Goffin" class="z"><strong>communication</strong></a> plus consciente et construit une relation sécurisée et chaleureuse avec ces personnes.</p>
<p>N. Feil appuie sa méthode sur l’échelle des différents stades de vie d’Erikson.<br />
En effet, à chaque stade correspond une tâche à accomplir. Le non accomplissement de cette tâche entraîne un sentiment négatif qui est une « perte » dans le développement de la personne.</p>
<p>Elle ajoute un dernier stade qu’elle appelle : stade de résolution/végétation. Toute personne doit pouvoir accomplir cette dernière tâche au crépuscule de sa vie afin de pouvoir mourir en paix.</p>
<p><strong>1. Petite enfance </strong></p>
<p>Tâche : Apprendre à faire confiance quand il y a frustration.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Défiance. Je ne suis pas aimé.</p>
<p><strong>2. Enfance</strong></p>
<p>Tâche : Apprendre à contrôler ses sphincters. Suivre les règles. Joie d’y parvenir.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Honte. Culpabilité. Reproche. Je souille tout.</p>
<p><strong>3. Adolescence</strong></p>
<p>Tâche : Trouver sa propre identité. Révolte. Séparation de l’autorité parentale.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Insécurité. Délégation du rôle. Je ne suis quelqu’un que si je suis aimé.</p>
<p><strong>4. Adulte</strong></p>
<p>Tâche : Intimité. Partage des premiers sentiments. Etre responsable de ses émotions, de ses erreurs et de ses succès.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Isolement. Dépendance.</p>
<p><strong>5. Age mûr</strong></p>
<p>Tâche : Produire des nouvelles activités quand les anciennes sont dépassées. Se tourner vers quelque chose de nouveau.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Stagnation. Fixation sur des rôles dépassés.</p>
<p><strong>6. Age avancé</strong></p>
<p>Tâche : Boucler sa vie. Trouver la force intérieure, l’intégrité. Mélanger le passé au présent. Se donner de nouveaux buts.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Désespoir. « Je ferais mieux d’être mort ».</p>
<p><strong>7. Très grand âge</strong></p>
<p>Tâche : Résolution du passé.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Etat végétatif.</p>
<p>La validation porte sur le stade 7. Elle aura donc pour objet d’aider la personne très âgée à accomplir sa tâche de résolution de vie.</p>
<p>Quelle attitude juste adopter, quel comportement adéquat pourrait les aider ?</p>
<p>Que faire pour ne pas sombrer  dans la tentation de déshumaniser les patients difficiles en niant leurs souffrances émotionnelles à grands coups de médicaments?</p>
<p><strong>L’attitude à adopter en validation</strong></p>
<p>Le <strong>personnel soignant</strong> ou non, devra revoir certains « conforts » acquis (voir l’exemple de Mme Rubis)  pour adopter des attitudes d’écoute  et d’empathie.<br />
En effet, valider c’est avant tout reconnaître les <strong>émotions</strong> d’une personne, en reconnaissant  la personne. C’est la prendre par la main pour faire un bout de chemin avec elle en l’acceptant  là où elle est. C’est mettre tout en œuvre pour éviter à ces personnes le repli sur soi et le glissement vers un état végétatif.<br />
C’est prendre conscience que tous ces comportements dits « déments » sont en réalité la preuve d’une grande sagesse et sont également tout ce qu’il reste à la personne pour accomplir ses dernières tâches de vie.<br />
Etre à l’écoute des besoins dans le non jugement et le respect et entendre les messages qu’elle essaie de transmettre au-delà des mots.<br />
Comprendre pourquoi telle personne adopte tel comportement et accepter qu’il soit le sien afin de renforcer le sentiment de sécurité ce qui permettra de faire régresser le stress qui l’habite.<br />
Et tout cela en identifiant le canal préférentiel de communication de la personne (auditif, visuel, kinestésique) pour entrer en empathie avec elle et parler le « même langage ».</p>
<p><strong>Les différents stades de la désorientation</strong></p>
<p>La fuite dans l’état végétatif passe par différents stades de désorientation :</p>
<p>Stade 1 : la malorientation</p>
<p>Stade 2 : la confusion temporelle</p>
<p>Stade 3 : les mouvements répétitifs</p>
<p>Stade 4 : L’état végétatif</p>
<p>Certains <strong>patients</strong> peuvent parfois « surfer » du stade 1 au stade 2, mais en principe, lorsqu’un patient se trouvant dans un stade n’est pas validé, il « s’enfonce » dans le stade suivant jusqu’au non-retour de l’état végétatif.<br />
Prisonnier dans ce dernier stade, pendant parfois des années, il se retrouve dans l’impossibilité de « lâcher prise ».</p>
<p><strong>Les « techniques » utilisées en validation</strong></p>
<p>Selon le stade  de désorientation dans lequel se trouve la personne, différentes attitudes « validantes » sont recommandées.</p>
<p>Il s’agit le plus souvent de :</p>
<p>- Interroger la personne  en  la  questionnant : Qui ? Quoi ? Comment ? Où ? (jamais pourquoi  car cela invite à la justification, ce qui est  impossible pour le patient)</p>
<p>• Utilisation de mots visuels : « Comment était cet homme ? grand ? petit ? Quelle était sa couleur de cheveux ? »…</p>
<p>• Utilisation de mots auditifs : « Faisait-il du bruit ? Qu’avez-vous entendu quand il est entré dans votre chambre ? »&#8230;</p>
<p>• Utilisation du canal kinestésique :« Que ressentiez-vous à ce moment là ? Aviez-vous peur ? froid ? » …</p>
<p>- Utiliser le toucher de la validation : par exemple, le toucher de la mère se traduira par des petits mouvements circulaires avec la paume de la main sur la joue, celui du père sera plutôt la main posée sur le dessus de la tête…</p>
<p>- Utiliser les contraires : « Y-a-t’il des nuits où cet homme ne vient pas ? »</p>
<p>- Utiliser les extrêmes :  « Vient-il toujours, toutes les nuits?  Qu’arriverait-il si cet homme ne venait plus jamais? Qu’ y-a-t’il de plus grave quand il est sous le lit ? »</p>
<p>- Utiliser la technique du miroir : C’est en quelque sorte en « mimant » exactement la posture et les attitudes de la personne que l’on se met en position d’empathie à travers tout le corps.</p>
<p>- Utiliser la réminiscence : « Quand vous étiez petite, c’était comment ? Et votre papa, comment était–il ? décrivez-le moi ? Aimait-il chanter ? Et que chantait-il ? Ah, le petit vin blanc! Et, si on le chantait ensemble ce petit vin blanc ? ….</p>
<p>Le chant est porteur de grande énergie chez ces patients. Il est curieux de constater combien une personne qui vit dans la confusion la plus complète parvient à chanter, avec émotion, une chanson sans en oublier un seul couplet.</p>
<p><strong>Les effets de la validation</strong></p>
<p>Nous nous sommes rendu compte que le fait d’avoir des relations authentiques avec les patients désorientés  change tout à fait notre façon de voir ces patients.<br />
Les membres du personnel qui réservent une part de temps de travail aux <strong>soins relationnels</strong> retrouvent confiance et motivation.<br />
Ne plus être dans le jugement ou  la critique disqualifiante nous donne beaucoup plus de satisfaction dans notre prise en charge thérapeutique.<br />
Le patient dit <strong>dément</strong> d’une part, redevient une personne de qui on a envie de s’occuper et  avec qui on a envie de communiquer et, d’autre part, il a besoin de beaucoup moins de médications calmantes et de contentions qu’autrefois.</p>
<p>Un vieil adage dit que le temps c’est de l’argent… En matière de relation, je suis profondément convaincue que le fait de donner du temps permet, presque toujours et sur bien des «  postes », d’en gagner.</p>
<p>©<em>Solange GOFFIN</em></p>
<p><em>(1) Les formations agréées par le  « <span xml:lang="en" lang="en">validation training institue</span> »  sont dispensées par le centre Rhapsodie à 1180 Bruxelles Chaussée de Waterloo, 282.</em></p>
<p><em>(2) Extrait du livre : « Validation mode d’emploi », Naomi Feil,Ed.. Pradel 1997.</em></p>
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		<title>Réflexions sur les séminaires</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 10:23:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Séminaires réflexions]]></category>

		<category><![CDATA[impression]]></category>

		<category><![CDATA[réflexions]]></category>

		<category><![CDATA[séminaire]]></category>

		<category><![CDATA[Solange Goffin]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous vous invitons ici à donner vos impressions sur les séminaires auxquels vous avez participé.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous vous invitons ici à donner vos impressions sur les <a href="http://www.soignants-aides.com/soins+infirmieres+seminaires.html" title="aides soignants | séminaires | infirmières | soins"><strong>séminaires</strong></a> auxquels vous avez participé.</p>
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		</item>
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		<title>Vos témoignages</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 12:53:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

		<category><![CDATA[monde médical]]></category>

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		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous pouvez poster vos témoignages ici (cliquez sur le titre des articles pour accéder au formulaire).
D&#8217;avance, nous vous en remercions. 
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous pouvez poster vos <strong>témoignages</strong> ici (cliquez sur le titre des articles pour accéder au formulaire).</p>
<p>D&#8217;avance, nous vous en remercions. <img src='http://www.soignants-aides.com/infirmiere-personnel/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’aromathérapie &#124; une vieille histoire naturelle…</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 12:01:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Thérapies]]></category>

		<category><![CDATA[compléments traitements]]></category>

		<category><![CDATA[huiles essentielles]]></category>

		<category><![CDATA[pharmacie]]></category>

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		<description><![CDATA[L’histoire de la cohabitation des antilopes et des acacias est assez interpellante. Pour protéger des antilopes de leurs prédateurs, les scientifiques leur avaient créé une réserve naturelle entourée d’une clôture. Mais au lieu de les sécuriser, ils se sont rapidement aperçus que ces antilopes « protégées » mouraient dans des circonstances assez mystérieuses. Les autopsies [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’histoire de la cohabitation des antilopes et des acacias est assez interpellante. Pour protéger des antilopes de leurs prédateurs, les scientifiques leur avaient créé une réserve naturelle entourée d’une clôture. Mais au lieu de les sécuriser, ils se sont rapidement aperçus que ces antilopes « protégées » mouraient dans des circonstances assez mystérieuses. Les autopsies ont démontré que les acacias de la réserve s’étaient mis à sécréter une toxine qui tuait les antilopes qui mangeaient leurs feuilles. Ainsi, tant que leur propre survie n’était pas menacée, les acacias acceptaient de « partager » leurs feuilles avec les antilopes. Mais lorsque les clôtures réduisaient le nombre d’acacias disponibles pour réaliser un « partage » équitable, cette symbiose entre le monde végétal et le monde animal se transformait en un système de défense qui devait éliminer le  compagnon co-habitant…  devenu prédateur.<br />
Cette histoire, bien réelle, nous fait prendre conscience qu’il ne faut pas trop séparer les végétaux des animaux. Mais plutôt les considérer comme faisant partie d’un ensemble naturel ou comme une symbiose d’intérêts communs. C’est ainsi que l’on retrouvera chez les végétaux des remèdes pour répondre à des agressions du milieu environnant. Un des exemples les plus parlants est probablement celui des fleurs de lavande aspic qui servent d’antidote au venin des serpents que l’on trouve dans la région méditerranéenne où poussent ces fleurs au parfum si prisé. On ne s’étonnera donc pas que les fleurs de cette lavande soient aussi utilisées avec succès contre les piqûres d’insectes et les brûlures. Dans toutes les cultures, on retrouve des « remèdes » issus de la nature environnante. Notre pharmacie n’était-elle pas aussi, à ses origines, basée sur des extraits de plantes ? L’aromathérapie semble, tout comme notre bonne vieille <strong>pharmacie</strong>, remonter à la nuit des temps : en effet, les <strong>huiles essentielles</strong> étaient déjà utilisées à l’époque des pharaons.</p>
<p>Bien que certaines huiles soient à utiliser avec précaution et demandent dans ce cas un minimum d’information voire de formation, la grande majorité des huiles sont sans danger et d’utilisation très simple. On pourra aisément se référer aux nombreux ouvrages de vulgarisation que l’on trouve dans les librairies et les magasins spécialisés. Pour une utilisation plus précise, il existe des séminaires souvent proposés par les fabricants et fournisseurs d’huiles essentielles. Ces formations, réparties sur quelques week-end, offrent une utilisation plus pointue qui permettra de sortir des sentiers battus réservés au grand public.</p>
<p>Le principal avantage des huiles essentielles les plus courantes est qu’elles ne présentent pas d’effets secondaires. De plus, l’utilisation conjointe de plusieurs huiles développe une synergie qui souvent amplifie l’effet recherché - contrairement aux médicaments traditionnels.</p>
<p>Bien qu’en fonction de la provenance des plantes, il existe pas mal de noms aux consonances exotiques, on retrouvera souvent des plantes aux noms « bien de chez nous » déjà utilisées par nos grands-mères pour réaliser des décoctions, des cataplasmes et des tisanes. On ne sera pas étonné de retrouver de la camomille pour calmer les personnes agitées ; de la lavande et du romarin pour combattre l’anxiété ; de la mandarine, du romarin et de la camomille pour les états dépressifs ; de la mandarine et de la camomille pour les insomnies ; de la menthe poivrée, du géranium et de l’arbre à thé pour les problèmes de nez ; ou encore de la lavande pour soulager un zona ;…</p>
<p>Notre démarche n’est bien sûr pas de proposer le remplacement les traitements de la médecine traditionnelle. Mais l’utilisation des huiles essentielles semble démontrer qu’elles peuvent se révéler comme un <strong>complément</strong> souvent très utile dans beaucoup de <strong>traitements</strong> courants comme les grippes, les rhumes, le stress, l’anxiété, l’agitation, certaines douleurs musculaires&#8230; Et quand les symptômes de ces maladies sont détectés suffisamment tôt, on peut parfois éviter les médications traditionnelles.</p>
<p><strong>Vous avez dit huile essentielle ?</strong></p>
<p>L’essence volatile des <strong>plantes aromatiques</strong> est obtenue à partir d’une distillation de la partie de la plante qui contient les précieuses glandes sécrétrices (feuilles, fleurs, fruits, racines,…) : on fait passer de la vapeur d’eau (à basse pression) dans une cuve contenant les extraits de la plante. Après condensation, on recueillera l’huile qui flotte sur la partie aqueuse (appelée hydrolat). Pour recueillir toutes les molécules contenues dans la plante, il faut souvent avoir recours à une longue distillation. Car la plupart du temps, les molécules les plus bénéfiques ne passent malheureusement qu’en fin de processus. D’où l’importance dans le choix du fabriquant. Comme le temps de distillation est onéreux, si l’on achète des huiles bon marché, on risque de ne retrouver que le parfum, mais pas les précieuses molécules les plus bénéfiques. Le coût de l’huile est aussi déterminé par la quantité de matériel à récolter pour la distillation. Quand on sait qu’il faut 4 tonnes de pétales de rose (soit 1 ha de rosiers) pour produire 1 kg d’huile de rose, on comprend plus facilement le prix de certaines huiles fort recherchées !</p>
<p><strong>Vers une reconnaissance scientifique ?</strong></p>
<p>Des études scientifiques en cours démontrent que les huiles essentielles donnent de très bons résultats dans la guérison de nombreuses affections. Les récentes législations réglementant l’usage d’antibiotiques dans les élevages ont ouvert des portes à de nouveaux procédés de stérilisation. Et les huiles essentielles donnent des résultats parfois supérieurs aux antibiotiques traditionnels, qui, suite à la multi résistance de certains germes, commencent tout doucement à devenir inefficaces.</p>
<p>Les dernières techniques d’analyse chimique telles que spectrométrie de masse, chromatographie, résonance magnétique, ont permis une définition très fine du contenu des différentes huiles. On a pu ainsi répertorier les nombreuses molécules qu’elles contiennent et mieux comprendre le mode d’action des huiles. En fonction des différents constituants, on définira si une huile contient des éléments dermocaustiques, photosensibilisants, toxiques, etc.<br />
En 1975, Pierre FRANCHOMME a développé la notion d’huile essentielle chémotypée, afin de définir précisément la nature des sous-espèces et des variétés des plantes aromatiques en fonction de leurs différents constituants. Pour une même espèce de plante, on retrouvera ainsi différents chémotypes en fonction de sa localisation géographique et donc du terrain sur lequel pousse cette plante. On différentiera par exemple sur le flacon : le thym vulgaire CT linalol du thym vulgaire CT géraniol ou encore du thym vulgaire CT thymol (CT signifiant chémotype).<br />
Le chimiste et le biologiste y retrouveront facilement les différents constituants : les phénols, très utiles dans les maladies infectieuses (bactériennes, virales et parasitaires) ; les esters, comme calmants, sédatifs et anti-inflammatoires ; les terpènes, comme molécules décongestionnantes et expectorantes ; les lactones comme molécules cholérétiques ; etc.</p>
<p><strong>Faciles à utiliser ?</strong></p>
<p>Les huiles essentielles peuvent être appliquées directement sur la peau, en massant la partie concernée ou l’endroit le mieux approprié pour sa diffusion dans le corps. Le massage de certains points ou de certains méridiens d’acupuncture permet parfois d’amplifier leur mode d’action. Toutefois, on veillera à toujours vérifier si l’huile peut être appliquée pure ou si elle doit préalablement être diluée dans une huile végétale appropriée. On évitera un contact direct avec les muqueuses et les yeux.<br />
On peut aussi profiter des huiles essentielles dans le bain. Il faudra dans ce cas toujours utiliser un produit dispersant – c’est bien connu, l’eau et l’huile ne se mélangent pas ! Bien qu’il existe des produits commercialisés à cet effet, il est possible d’utiliser du jus de citron ou des sels de mer.<br />
Les huiles peuvent aussi être dispersées dans l’air ambiant au moyen d’un diffuseur. Cette méthode est souvent utilisée en prévention et donne de très bons résultats pour éviter le stress, l’anxiété, l’insomnie,… Elle est particulièrement efficace dans le traitement des affections ORL. On veillera à n’utiliser que des diffuseurs basés sur un système de pompe. Ces types de diffuseurs (qui présentent malheureusement un léger bruit) offrent l’avantage de ne pas dénaturer les molécules aromatiques – contrairement aux procédés de diffusion basés sur la chaleur. Toutefois, il semble que l’encens ne perde pas de ses propriétés s’il est chauffé car l’utilisation idéale de cette huile est d’en verser quelques gouttes sur des braises incandescentes.</p>
<p><strong>L’art-Oma-Thérapie dans la relation à la personne âgée…</strong></p>
<p>De fréquentes réflexions « d’inappétence» des personnes âgées telles que : «  La nourriture n’a pas de goût… » ; «  Je n’ai plus de goût à rien… » ; « Tout me semble fade… » ; « Il me manque du sel dans ma vie… » ; « J’ai tout perdu, jusqu’au goût du pain… » nous montrent bien l’importance de nos sens.<br />
La notion de goût et de dégoût par les odeurs a également toute son importance, depuis ces armoires imbibées de naphtaline jusqu’à l’arrosage d’eau de Cologne lors des soins d’hygiène… Mais aussi les odeurs que produisent les maladies (escarres, plaies…) ou encore les odeurs produites par les personnes elles-mêmes (éructations, gaz…). On l’a compris, les odeurs occupent une place importante et naturelle dans la communication et la relation à l’autre !<br />
De la naissance à la mort, l’homme est capable de « fixer et conserver » ce qu’il SENT : sensations tactiles, auditives, olfactives, gustatives…. Et ce qu’il RESSENT : émotions : joie, douleur, tristesse, colère, amour. Et ce, jusqu’à son dernier souffle.<br />
C’est en revenant au corps et à ses sensations que nous pouvons toucher aux racines même de l’être et de sa mémoire dont l’absence de sens enlèverait tout sens à la vie.</p>
<p>Une odeur peut déclencher une émotion sans que nous ayons conceptualisé quoi que ce soit. Ce mécanisme classique est très bien illustré par « la madeleine de Proust » où Marcel Proust, après avoir trempé une madeleine dans son thé, est ramené par cette dégustation au souvenir de sa tante Léonie… Ce qui lui aurait valu quelques chapitres de son œuvre «A la recherche du temps perdu ».</p>
<p>Si l’utilisation des huiles essentielles dans nos soins relationnels aux personnes âgées ne requiert pas de « compétences de soignants » particulières elles demandent néanmoins une certaine rigueur dans leur utilisation.</p>
<p>En effet, en plus de l’aspect stimulations olfactives dans un but d’atelier de réminiscence ou en thérapie Snoezelen qui apporte confort et réconfort psychologique, les huiles essentielles peuvent revêtir des aspects plus « thérapeutiques » à manipuler avec prudence et donc connaissance.</p>
<p>Certaines associations d’huiles essentielles ont aussi toute leur importance en soins palliatifs et en fin de vie. On pourra les associer dans les thérapies de massage et ainsi faciliter le « passage ».</p>
<p>En maison de repos, la diffusion d’huiles essentielles dans l’air ambiant peut offrir certains avantages : on peut ainsi créer en fonction des besoins, une ambiance relaxante ou calmante (à base de produits naturels et non agressifs), tout en éliminant les mauvaises odeurs que nous essayons trop souvent de camoufler avec des produits chimiques de synthèse.</p>
<p>Depuis la nuit des temps, soigner est un ensemble de gestes et d’attitudes posées qui apaisent, accompagnent, assistent en offrant spontanément ce qui nous semble faire du bien à l’autre : souffler sur une brûlure, frotter l’endroit douloureux, sécher une larme, éponger un front en sueur, masser un ventre tendu… Autant d’attitudes que l’on a en nous sans être soignant « qualifié », car soigner reste le premier art de la vie : être attentif au soucis de l’autre et lui apporter confort et réconfort.</p>
<p><strong><em>P. BOTTE et S. GOFFIN</em></strong></p>
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