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	<title>Soins &#124; Infirmières &#124; Aides Soignants &#124; SAS</title>
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	<description>Publications &#124; Témoignages</description>
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		<title>Le bien-être du résident selon différentes perspectives</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 09:28:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
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		<category><![CDATA[résidents]]></category>
		<category><![CDATA[Solange Goffin]]></category>

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		<description><![CDATA[Le point de vue du directeur. Récemment, quelques témoignages de directeurs de maisons de retraites m’ont replongée trois ans en arrière, lorsque mon quotidien était de veiller à ce que tout se passe pour le mieux dans mon home. Et des images se sont bousculées, chargées d’émotions… J’ai revu les moments de joie : satisfaction du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le point de vue du directeur.</strong> </p>
<p>Récemment, quelques témoignages de  directeurs de maisons de retraites m’ont replongée trois ans en arrière,  lorsque mon quotidien était de veiller à ce que tout se passe pour le mieux dans mon home. </p>
<p>Et des images se sont bousculées, chargées d’émotions…</p>
<p>J’ai revu les moments de joie : satisfaction du travail bien accompli, remerciements des familles, sourires des résidents,  félicitations des médecins et gratitude du personnel content de travailler pour et avec nous.<br />
J’ai revu les fêtes, notamment les barbecues géants, qui rassemblaient résidents et familles, personnel et direction.</p>
<p>J’ai revécu le stress des périodes de facturations INAMI ou de préparation de contrôles…<br />
J’ai revécu l’inquiétude des jours où des épidémies étaient menaçantes, et où ma seule préoccupation était de rencontrer les médecins et de suivre avec attention les actes infirmiers et l’évolution de l’état de santé des résidents.<br />
A ces moments-là, la charge de stress était si lourde  qu’il ne m’était pas possible d’écouter les plaintes du quotidien… Il m’arrivait même alors d’entrer par le garage ou le sous-sol afin de ne pas rencontrer les résidents ou les familles. </p>
<p>Chacun des actes posés était un acte chargé d’émotion…</p>
<p>Depuis le 20/12/1990, le rôle du directeur de maison de repos a été fixé légalement.<br />
La loi a « mis en mots » notre vécu de chaque jour, elle a posé des cadres, elle a limité le temps d’empathie.<br />
Elle prévoit une formation à l’issue de laquelle le Directeur est « formé » à faire face à de multiples tâches et responsabilités.<br />
Appliquer la réglementation spécifique au secteur des maisons de repos.  Assurer le respect des normes de sécurité et d’hygiène.<br />
Proposer  un projet de vie d’établissement qui repose sur la qualité de vie et l’épanouissement du résident en appréhendant les spécificités de la personne âgée.<br />
Organiser les tâches, encadrer le personnel et stimuler sa motivation et veiller à sa formation continuée.<br />
Mettre au point toutes les procédures administratives utiles, élaborer les budgets de fonctionnement de l’établissement (prix d’hébergement et services offerts).<br />
Cette liste, incomplète, montre combien est complexe la tâche du directeur.</p>
<p>Se pose alors la question : Comment, alors qu’il est submergé par une charge administrative très lourde, le directeur arrive-t-il encore à gérer le bien-être du résident et l’atmosphère qui règne dans la maison ? Et cela en s’efforçant de ne pas  tout « déléguer », afin que le patient puisse le rencontrer de temps à autre dans la maison ; afin, aussi, en faisant son tour, de reconnaître l’ambiance qui règne dans les couloirs :   conversations sereines, silences éloquents mais aussi, parfois, cris, plaintes  auxquels le personnel ne trouve pas toujours le temps de répondre sont les baromètres du bon fonctionnement de l’établissement.</p>
<p>L’harmonie de la maison dépend aussi de l’état émotionnel du personnel qui parfois se montre débordé, fatigué, voire démotivé … Et  à qui il convient de rendre le sourire…par des sensibilisations au souci de l’autre, aux soins relationnels, par la mise en place de la Validation® Naomi Feil dans les contacts apportés aux personnes dites démentes….</p>
<p>Lorsque tout « tourne » et que l’on est secondé par du personnel motivé et content de se trouver là, on ressent une sérénité qui se répercute sur l’atmosphère de toute la maison.</p>
<p>D’une manière générale, le Directeur sait que, pour que règne dans sa maison l’harmonie et le <strong>bien être</strong>, il faut que les besoins des résidents soient satisfaits.<br />
Besoins fondamentaux : être bien soignés, bien nourris, hydratés… afin d’éviter des hospitalisations pour déshydratations, fécalomes… ; bénéficier d’une alimentation saine et variée : les mets « comme à la maison » rassurent et accentuent souvent le bien-être des résidents.<br />
Besoins de sécurité physique (les chutes sont fréquentes, la personne âgée perdant facilement l’équilibre, il est très important de veiller à sa sécurité corporelle afin d’éviter des interventions orthopédiques dont le post-opératoire est souvent très invalidant).<br />
Besoins de reconnaissance.<br />
Etre connu et reconnu : il est important pour le confort du résident d’être connu et reconnu par le directeur de la maison. Lorsqu’un résident est salué par son nom ou reçoit une visite personnalisée du directeur cela contribue fortement à le renarcissiser. On peut espérer qu’aujourd’hui, ils deviennent de plus en plus rares, les directeurs qui n’arrivent pas à mettre un nom sur un visage, pire,  qui ne connaissent leurs résidents que sous un numéro de facturation ou par l’intermédiaire de la personne responsable des paiements.<br />
Etre entendu – et aimé &#8211; est également une des priorités de la personne âgée : l’attention et la patience du personnel permettent d’éviter les comportements perturbateurs qui trouvent souvent écho chez les personnes dites « encore bien » qui se mettent elles aussi à se plaindre&#8230;<br />
Besoins d’être informés : la bonne organisation du travail, la cohérence et l’information ont une répercussion sur le confort des résidents (ils se sentent rassurés lorsqu’ils connaissent, par exemple, le jour du bain, l’heure où on viendra les laver …).<br />
Besoin de donner un sens à sa vie en participant au projet de vie de l’établissement.</p>
<p>Je reste convaincue que le bien-être du résident repose sur l’ambiance chaleureuse, respectueuse et conviviale qui anime la maison de repos où il est hébergé.<br />
Ce bien-être sera souvent généré par l’attitude du directeur.<br />
Véritable chef d’orchestre, il traite toute personne qu’il rencontre, âgée ou non, avec humanité et respect. </p>
<p>Un vieil adage ne dit-il pas que l’on récolte ce que l’on sème ? En matière de relations bienveillante entre personnes, le fait de montrer l’exemple par une attitude d’écoute et de respect entraînera des émules à la fois dans le personnel mais aussi entre les résidents et les familles.</p>
<p>Solange GOFFIN<br />
<em>Formatrice en Validation® et en soins relationnels.<br />
Accompagnatrice de soignants en institution.</em> </p>
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		<title>Le bien-être en maison de repos selon différentes perspectives (III)</title>
		<link>http://www.soignants-aides.com/infirmiere-personnel/le-bien-etre-en-maison-de-repos-selon-differentes-perspectives-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 12:36:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[émotions]]></category>
		<category><![CDATA[patient]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[résident]]></category>
		<category><![CDATA[Solange Goffin]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bien-être du résident vu par personnel  Si l’on pose, aux personnes soignantes, la question « A votre avis quel est le facteur le plus important qui intervient dans le bien-être du résident ? », on obtient sans conteste la notion de respect des besoins… Et si l’on s’interroge sur les besoins, très vite, il est fait référence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le bien-être du résident vu par personnel </strong></p>
<p>Si l’on pose, aux personnes soignantes, la question « A votre avis quel est le facteur le plus important qui intervient dans le bien-être du résident ? », on obtient sans conteste la notion de respect des besoins… Et si l’on s’interroge sur les besoins, très vite, il est fait référence à la pyramide de Maslow.</p>
<p>Rappelons qu’Abraham Maslow représente les besoins sous la forme hiérarchisée d’une pyramide en 5 étages. Les besoins fondamentaux sont les besoins physiologiques. La satisfaction d&#8217;un type de besoin ne peut être réalisée que si les besoins de niveau inférieur sont eux-mêmes satisfaits. Par exemple, un individu ne peut se sentir en sécurité (niveau 2) que si sa première préoccupation, trouver à boire et à manger (niveau 1) est satisfaite.<br />
Ainsi, pour atteindre l’état de bien-être supérieur et de réalisation de soi, il faut avoir franchi 3 autres étapes : la sécurité, l’affection et l’estime de soi et d’autrui.</p>
<div class="center"><img src="http://www.soignants-aides.com/images/soins.jpg" width="450" height="399" alt="Soins" /></div>
<p>Les <strong>soignants</strong>, dans une maison de repos, devraient constamment se référer à cette pyramide et se rappeler le chemin à parcourir pour atteindre l’étage supérieur.</p>
<p>On peut penser qu’il est évident que la maison de repos satisfait les deux premiers étages et offre à ses résidents la satisfaction de ses besoins physiologiques ainsi que la sécurité. Et pourtant…<br />
N’arrive-t-il pas que le résident puisse avoir faim ou soif ?<br />
N’arrive-t-il pas qu’il soit incommodé par un fécalome ou qu’il baigne dans une couche souillée ?<br />
Et comment une personne peut-elle dormir sereinement si elle ne se sent pas en sécurité au moment où sa compagne de chambre est délirante, agitée, liée au lit ou encore fait des apnées pré-mortem ?<br />
Comment peut-elle se sentir en sécurité lorsqu’une personne différente se présente chaque jour pour réaliser ses soins ? Ou encore lorsque l’on ne respecte pas son intimité ou simplement sa « bulle » de sécurité ?<br />
Ces besoins physiologiques et de sécurité pourraient néanmoins être satisfaits assez facilement. </p>
<p>Il n’en est pas de même au 3e niveau, appartenance et amour, qui exige des soignants plus d’attention et plus d’investissement personnel.<br />
Pour se sentir bien le résident doit se sentir aimé et respecté dans son intégrité, dans ses émotions, dans ses valeurs et dans son processus de vieillissement. Le mot « respect » vient du verbe latin « rescipere » qui signifie « voir l’autre tel qu’il est » et, au-delà de cela, le reconnaître dans sa différence.<br />
Et pourtant…<br />
N’arrive-t-il pas  que les émotions que la personne ressent soient niées ?<br />
N’arrive-t-il pas qu’elle doive se sous-mettre aux soins, aux horaires, aux habitudes qui ne sont pas les siennes.<br />
N’arrive-t-il pas qu’on décide tout à sa place,  jusqu’aux vêtements qu’elle doit porter ou même la quantité d’aliments qu’elle doit ingérer ?<br />
N’arrive-t-il pas que la douleur omniprésente, dont elle nous fait part, ne soit pas reconnue, soulagée mais au contraire, passée sous silence sous le prétexte qu’elle se plaint tout le temps ou perd la tête?<br />
N’arrive-t-il pas qu’elle soit l’objet de moqueries et de brimade de la part de soignants qui la croient « déphasée » ?<br />
Comment peut-elle encore croire à ses valeurs quand les siennes sont bafouées et que ses journées sont ponctuées d’aquabonisme et de résiliations ?</p>
<p>Et que devient son estime de soi si elle ne se sent pas reconnue, si elle se sent abandonnée ? Pas ou peu de visites… Mais le personnel soignant peut leur offrir, avec le respect qui leur est dû, les regards touchants, les touchers aimants, ces touchers qui réchauffent l’intérieur?</p>
<p>Cependant, nous les rencontrons souvent, qui se promènent dans les couloirs, ces personnes âgées qui rayonnent, qui nous offrent un sourire ou une parole aimable, qui disent « se sentir bien » dans leur âge. Celles-là ont atteint le sommet de la pyramide… et l’on pourrait rêver d’un « sweet home » où tous les résidents auraient pu dépasser les 4 étages de Maslow…</p>
<p>Et cela, grâce au personnel soignant, aux personnes qui savent se faire aimer parce qu’elles rayonnent dans un service par leur sourire, leur bonne humeur, leur humilité, leur patience, leur tolérance et leur respect.</p>
<p><strong>La notion de bien-être chez le personnel soignant</strong></p>
<p>On a observé que la notion de bien-être estimée par le personnel est liée aux images qu’il se fait au sujet de sa propre vieillesse.<br />
Ces images s’accompagnent de jugements de valeur et parasitent la relation et il est important que les soignants en prennent conscience.<br />
Je donnerai par quelques exemples des « résonnances » les plus couramment rencontrées et …avouées !</p>
<p>Si, pour moi soignant, vieillir c’est rester actif, indépendant et beau… je verrai la personne âgée qui participe à toutes les animations, qui assume seule ses soins et qui est soucieuse de son aspect extérieur comme une personne qui a atteint le stade de la « réalisation de soi ».  Si, par contre, sa voisine, devenue grabataire et dépendante, se laisse aller ou se désintéresse de son apparence, je la considérerai probablement comme quelqu’un qui ne veut pas se battre, qui se laisse aller, sans force de caractère et probablement en mal-être…</p>
<p>Si encore, pour moi soignant, vieillir c’est être entouré de mes enfants, petits enfants, avec mon conjoint, j’imaginerai que les couples de résidents hébergés ensemble et entourés de leurs proches ont une vieillesse particulièrement réussie. Par contre, les personnes confrontées à la solitude, refusant les activités, en état de rempli sur soi,  pourraient résonner en moi, soignant, comme vivant le pire des mal-être de la vieillesse !  </p>
<p>Si pour moi, la solitude est la pire chose à vivre dans la vieillesse, jusqu’où vais-je « obliger » telle personne qui aime être seule, dans le calme de sa chambre à participer aux activités ?<br />
Si, pour moi soignante, devenir dépendant et apathique est la pire évolution de la vieillesse, jusque dans quelle mesure vais-je infantiliser ce pauvre petit vieux qui est très certainement malheureux ? Ou au contraire jusqu’où vais-je l’obliger à aller dans ses possibilités physiques en le « stimulant » et en devenant ainsi maltraitant et irrespectueux ? </p>
<p>Si, pour moi soignante,  le bien-être du résident passe  par la notion de « bien-être financier» je penserai que le beau linge, les agréables parfums, les vêtements bien entretenus, la chambre élégamment garnie avec des accessoires de confort tels des coussins et des couvre-lits ou couettes confortables est le summum de la réalisation de soi… Je passerai dès lors certainement à côté des besoins d’amour de la personne…</p>
<p>Il est important que les soignants se rendent compte que l’état de bien-être d’un résident dépend de SON ressenti et de SES besoins et non de nos ressentis fluctuant au gré de nos projections personnelles ! Il convient donc, pour le soignant, de prendre conscience que ce qu’il imagine être le meilleur pour son bien-être personnel ne correspond pas nécessairement aux besoins de la personne qui se trouve devant lui…</p>
<p>Le risque de « mal soigner », né pourtant de bonnes intentions,  peut entraîner un véritable mal-être de vie chez les personnes âgées.</p>
<p><strong>Le bien-être du résident jusqu’à sa mort…</strong></p>
<p>Mourir dignement et sans souffrance est pour chacun une des priorités. Le personnel soignant, particulièrement attentif  au bien-être des résidents en fin de vie, se trouve face à plusieurs exigences. Il doit d’abord disposer du matériel adapté au confort et des médications palliatifs. A cela s’ajoute des exigences de temps : temps à consacrer à ce patient qui s’éteint et nous quitte doucement,  temps à consacrer aussi à son entourage en dehors des actes posés, juste par une présence de quelques instants… un toucher bien-être, ou encore une écoute du silence « ensemble ».</p>
<p>Le personnel soignant reconnaît qu’il est encore trop peu formé à ces approches relationnelles et que souvent il se sent impuissant face aux patients en fin de vie. Ils évoquent les difficultés qu’ils éprouvent à mettre en place ce bien-être de fin de vie. Il ne s’agit pas d’incompétence, mais force est de constater que lorsque des équipes palliatives viennent en aide au personnel des maisons de repos celui-ci dit « se sentir soutenu et touché par cette qualité de présence des infirmières des équipes ».</p>
<p>Même face à la fin de vie la question primordiale reste la même : « De quoi a besoin cette personne » ?</p>
<p><em>En conclusion :</em></p>
<p>Un vieil adage dit que « <em>donner c’est aussi recevoir </em>». Pourrait-on imaginer que « <em>s’occuper de personnes âgées c’est aussi s’occuper de soi </em>» ?<br />
Les soignants pourraient-ils prendre conscience  que l’on n’est apaisant que si on est apaisé.<br />
Et ne pas oublier, dans ce cas, la question toujours fondamentale : De quoi ai-je moi-même besoin ?</p>
<p>Solange GOFFIN<br />
<em>Formatrice en soins relationnels, Validation®, et « Soins aux soignants »</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au-delà de nos frontières, visite d’une maison de repos au Liban</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 12:26:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Nursing]]></category>
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		<category><![CDATA[séminaire]]></category>
		<category><![CDATA[Solange Goffin]]></category>

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		<description><![CDATA[Une maison de repos dans un pays où on ne place pas ses vieux car « avoir une personne âgée à la maison protège du malheur et apporte bonheur » Lors de mes « voyages curiosités », il m’a été permis de vivre une semaine dans une maison de repos d’exception, à Bhersaf, dans le canton de Bikfaya, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une <strong>maison de repos</strong> dans un pays où on ne place pas ses vieux car « <em>avoir une personne âgée à la maison protège du malheur et apporte bonheur</em> »</p>
<div class="center"><img src="http://www.soignants-aides.com/images/liban-1.jpg" width="420" height="315" alt="Liban | photo 1" /></div>
<p>Lors de mes « voyages curiosités », il m’a été permis de vivre une semaine dans une maison de repos d’exception, à Bhersaf, dans le canton de Bikfaya, à quelques kilomètres à peine du centre de Beyrouth.</p>
<p>Nichée à 900 mètres d’altitude au milieu des pins sauvages, face à la méditerranée, sur une superficie d’un hectare et demi, la maison de repos « Longue Vie » a été conçue dans une architecture sobre et élégante. Il s’agit d’une association laïque privée sans but lucratif C’est une maison à dimension humaine et familiale qui héberge 60 résidents et ne bénéficie d’aucun subside de l’Etat. Il n’y a, là-bas, ni sécurité sociale ni INAMI : tous les soins et frais sont supportés par les pensionnaires. </p>
<p>La plupart d’entre eux sont les parents de personnes qui se sont expatriées en Europe ou aux Etats-Unis mais qui souhaitent que les « anciens »  restent là où se trouvent leurs racines. </p>
<p>Dès mon arrivée, j’ai été accueillie par le directeur, monsieur Riad Fikani, et son assistante. Nous prenons le rituel café Arabe, dégusté dans le bureau du directeur. Meublé simplement, ce bureau est situé dans le couloir de l’entrée principale au rez-de-chaussée, face à la salle à manger des résidents et non loin des cuisines : il est facilement  accessible à tous…Les murs sont garnis des photos d’activités diverses, excursions, repas de fêtes accueillant les familles. Toutes ces photos de résidents aux yeux rieurs sont un peu à l’image de ce directeur souriant et attentionné, qui a pour chacun un petit mot, une attention particulière.</p>
<p>Nous visitons la maison. Le hall d’entrée donne le ton : accueil, simplicité, convivialité et sourires !<br />
Dans l’entrée principale, un salon avec téléviseur, piano, vidéothèque et un petit bureau d’accueil où de 7h à 19h se relaient deux hôtesses polyvalentes. Jean d’arc et Leila sont à la fois réceptionniste et téléphoniste.  Tout en surveillant l’entrée de la maison, elles accueillent les visiteurs, saluent les résidents qui se rendent à la salle à manger et, lorsqu’il fait calme, jouent une partie de cartes ou de domino avec l’un ou l’autre pensionnaire (Il arrive même qu’elles offrent un brushing aux visiteurs étrangers !) La nuit, de 19h à 07h, le poste est partagé par deux gardes de nuit qui assurent la sécurité et prêtent main forte à la veilleuse.  </p>
<p>La salle à manger est proche de la cuisine, ce qui permet à chacun de se délecter des odeurs culinaires les plus alléchantes avant même de prendre place à table, seul ou entre amis.<br />
Décorée de tableaux champêtres et de petites tables  fraîchement fleuries, la salle à manger est un endroit où règne calme et ambiance feutrée. La convivialité est de mise : tout le monde se connaît. Certains d’entre eux jouissent en permanence de la présence d’une dame de compagnie qui prend ses repas en même temps que le résident, ce qui met une touche apaisante de « comme à la maison ».<br />
Les mets servis relèvent d’une cuisine typique et adaptée au grand âge. L’équilibre alimentaire et le respect des régimes prescrits sont vérifiés par une diététicienne.<br />
Les menus, élaborés par le chef de cuisine,  sont supervisés par madame Rokka, adjointe de direction. La cuisine libanaise est composée surtout de mets raffinés demandant parfois de longues préparations, cela explique le nombre important de cuisiniers.  On servira  des mezzés servis avec le pain typique arabe : mezzés vient du mot arabe « tamazzaza » qui signifie : « déguster en petites bouchées en prenant le temps de savourer les saveurs »  C’est dire si s’alimenter au Liban est essentiel et prend du temps !<br />
 On servira aussi du taboulé (plat typique original), des  chich-taouk (petites brochettes de poulet marinées aux épices), des kaftas (boulettes d’agneau haché avec persil et oignons), des Youkneh (plat de riz à la viande avec ail et coriandre), du houmous (purée de pois chiche au cumin et sésame) ou encore les baklavas (petits gâteaux de pâtes feuilletées farcis de purée de fruits secs) : tous ces plats sont confectionnés sur place.<br />
Au petit déjeuner, les petits pains dorés tout chauds, préparés au jour le jour dans la maison, sont accompagnés d’une délicieuse compote de pommes du terroir : j’en garderai longtemps le souvenir !</p>
<div class="center"><img src="http://www.soignants-aides.com/images/liban-2.jpg" width="420" height="315" alt="Liban | photo 2" /></div>
<p>La visite se poursuit. Au rez-de-chaussée, un salon de coiffure coquet et agréablement équipé accueille les résidents qui le désirent.<br />
Une grande salle d’ergothérapie garnie de tables et de salons permet les différentes activités récréatives.</p>
<p>Un lieu de prière se situe au cœur de la maison où toutes les confessions sont bienvenues : nous apprenons ainsi qu’au Liban il existe plus de dix-huit communautés religieuses différentes (chrétiens, musulmans, chiites, sunnites, druzes…) : les résidents sont respectés dans leurs croyances philosophiques.</p>
<p>Des chambres spacieuses individuelles ou communes accueillent des résidents en courts ou longs séjours ou encore en convalescence.</p>
<p>Les résidents seront accompagnés quel que soit leur devenir c’est ainsi que personnes grabataires, désorientées ou autonomes vivent en parfaite harmonie. Les soins sont assurés par du personnel réalisant le nursing de base (au Liban, les études d’aides-soignantes n’existent pas !) et supervisés par une infirmière chef diplômée.<br />
Chaque étage possède sa pharmacie, la préparation des médicaments étant gérée par l’unique infirmière.  </p>
<p>Les soins de kinésithérapie sont prodigués par un kinésithérapeute indépendant attaché à la maison. Il reçoit ses patients soit dans le lieu de vie de la personne, soit, selon les besoins spécifiques, dans la grande salle de physiothérapie équipée du matériel le plus sophistiqué.</p>
<p>Située à l’extérieur du bâtiment, la morgue est équipée de 4 frigos.</p>
<p>Lors de l’admission d’un résident, la maison de repos met à sa disposition gratuitement un camion de déménagement.<br />
La maison de repos dispose également d’une ambulance personnelle pour le transfert de ses pensionnaires vers les hôpitaux les plus proches.</p>
<p>Les lessives sont faites dans la maison et occupent deux personnes. La maison réalise aussi la lessive de couvertures pour la Croix Rouge locale en échange de sang.</p>
<p> A l’extérieur de la résidence, une belle aire de repos équipée de barbecues est à la disposition des résidents et des familles qui souhaitent profiter d’un moment de « rencontres » à l’extérieur.<br />
Un parcours vital a été crée dans la pinède à l’attention des résidents valides ou les personnes en rééducation.<br />
Un potager ponctue les saisons de beaux légumes frais. Un atelier de jardinage est mis à disposition des résidents. Nombreuses plantes y sont bouturées et rempotées afin de renouveler les parterres de plantes et de fleurs qui bordent la résidence.</p>
<p>Un centre de formation « Mont Joli » est attaché à la maison de repos. Il y comporte de nombreuses salles de séminaires ainsi que des chambres pouvant héberger les participants. Il m’a été demandé d’effectuer une formation de sensibilisation aux soins relationnels. J’ai été étonnée par la motivation du personnel à y répondre « présent ». </p>
<p>C’est là qu’est née  l’idée de la création d’une école d’aides soignantes à laquelle je pourrais collaborer. Lorsque l’on sait que ce type d’école n’existe pas au Liban, on pense que cette création pourrait donner à la profession une meilleure reconnaissance  par plus de compétences et de professionnalisme. Inch Allah !</p>
<p>Me voici aujourd’hui rentrée chez nous, avec des images et des projets plein la tête… Je garde précieusement en souvenir, parmi tant d’autres,  la chaleur de l’accueil, la convivialité, le confort de la maison, la qualité des services, le souci d’aller de l’avant… et surtout, les sourires…</p>
<p>Des encouragements de directeurs de maison de repos belges à un collègue Libanais seront certainement encourageants et bienvenus. Vous pouvez contacter la maison de repos Longue vie au Liban : longvie@cyberia.net.lb</p>
<p>Solange GOFFIN<br />
<em>Formatrice<br />
Soins relationnels<br />
Soins aux soignants <br />
Teacher en Validation® Naomi Feil </em></p>
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		<title>Le bien-être en maison de repos depuis différentes perspectives II</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Nov 2008 08:58:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Nursing]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[médecin]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>

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		<description><![CDATA[II. Le bien-être du personnel soignant  « S’il est encore tabou aujourd’hui de parler du « bien-être des soignants » cela tient au long parcours d’un chemin enfoui dans les ombres de notre passé de soignants.  Passé empreint de culture religieuse, où la soignante était souvent considérée comme un être « inférieur »,  incapable d’initiatives, ne pouvant qu’exécuter des ordres, servir et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>II. Le bien-être du personnel soignant </strong></p>
<p>« <em>S’il est encore tabou aujourd’hui de parler du « <strong>bien-être des soignants</strong> » cela tient au long parcours d’un chemin enfoui dans les ombres de notre passé de soignants. <br />
Passé empreint de culture religieuse, où la soignante était souvent considérée comme un être « inférieur »,  incapable d’initiatives, ne pouvant qu’exécuter des ordres, servir et même, dans l’inconscient collectif, en tant que femme, associée au péché.  Cette fonction de « pécheresse devant racheter ses fautes » justifierait le port du  tablier blanc signe de pureté, du sacrifice, du rachat des péchés… »<br />
(Extrait du livre « Humanitude</em> » Y.Ginest et G.Pellissier)</p>
<p>Jusqu’à la fin du XIXème siècle, la formation des soignantes était plus morale que technique, ce qui les mettait entièrement sous l’autorité du médecin. Elles avaient surtout un rôle spirituel : aider l’autre à supporter ses douleurs, sa déchéance, sa mort, lui épongeant le front et en veillant surtout au salut de son âme…<br />
Etre soignante -soi-niante- n’était-ce pas être soumise, nier ses émotions, ses sentiments, son soi profond ?… <br />
Le monde a évolué. Le monde des soignantes a changé peu à peu : à l’héritage émotionnel qui est lié au « don de soi », sont venues s’ajouter des techniques de « savoir-faire » : gestes précis élaborés selon des conduites déterminées et des protocoles à mettre en place. De l’idée de sauver les âmes, on est passé peu à peu à l’idée de sauver les corps malades, souvent même au-delà du respect de la personne. <br />
En outre, tâches et formations se sont diversifiées… Dans l’équipe des soignants, on rencontre aujourd’hui les infirmiers(ères), les aide-soignant(e)s, les agents d’accompagnement, et, au somment de la hiérarchie, la direction.<br />
Il y a l’infirmière dont le rôle, par le passé, n’était que de « servir », « d’être au service de » Il se traduit, actuellement, par l’aptitude à offrir « des services », parce que l’infirmière a acquis des compétences qui lui sont propres,  qui lui donnent les responsabilités dans l’entretien de la vie et la réparation. C’est elle également qui fait le lien entre les différents prestataires de service, pour ne pas disperser les actions et pour leur donner un sens…<br />
Il y a les aides soignants qui restent avant tout des exécutants, soumis au médecin, à l’infirmière en chef, comme jadis elles l’étaient à Dieu. Ne sont-elles pas trop souvent considérées comme des instruments destinés à effectuer des gestes techniques précis, élaborés selon des conduites à tenir et des protocoles à mettre en place.<br />
En effet, hier encore, les aides-soignantes exécutaient des actes de soins (insulines,  prises de paramètres,  injections) qui relèvent aujourd’hui des compétences infirmières. Différents décrets ont été signés afin de remettre à plat les compétences de chacun. Depuis lors, beaucoup d’aides-soignantes plus âgées se sont vu « retirer » des actes qu’elles avaient toujours effectués (avec beaucoup de conscience et de compétences).<br />
Ces modifications des responsabilités  n’ont fait qu’amplifier une image dévalorisée au niveau d’exécutantes! <br />
Il y a également les agents de service ou d’accompagnement qui appartiennent au personnel soignant même s’ils ne sont pas chargés des soins.<br />
Il s’agit de personnes qui rendent des services qui sont nécessaires à la vie quotidienne des résidents.  Ceci va de l’entretien des locaux à celui du linge (rôle plus spécifique de la lingère), de la préparation des repas (rôle du cuisinier) à des actes plus proches de la personne âgée, comme lui faire une course, l’aider à s’habiller ou à couper sa viande …  Ce sont des services que rendrait la famille ou le voisin si la personne âgée était à son domicile.<br />
Ces actes ne demandent pas de qualifications particulières, mais nécessitent des compétences orientées vers la connaissance de la personne âgée et des règles qui prennent en compte tout travail en collectivité.   <br />
Au sommet de la hiérarchie, la direction dont le rôle primordial est de veiller au bien-être, au « savoir-être » de son personnel. Parce qu’elle sait que c’est la condition première au bien-être des résidents…<br />
J’emprunte à Bernadette Cuisinier* la métaphore évoquant le réajustement de la démarche de soin pour insister sur le remise en question nécessaire au directeur confronté aux réalités du terrain, dans le domaine de la gestion du personnel.</p>
<p>« <em>Il y a à s’adapter tels des paysans cultivant une terre avec un temps pour tout :<br />
- un temps pour défricher<br />
- un temps pour labourer<br />
- un temps pour ensemencer<br />
- un temps pour aérer<br />
- un temps pour réparer les dégâts, les intempéries, les imprévisibles<br />
- et enfin, le temps de la récolte…</em> »</p>
<p>Bernadette CUISINIER, Accroître le soin relationnel, Ed.Chronique Sociale, 2002, P.31</p>
<p><strong>Défricher…</strong></p>
<p>C’est d’abord sélectionner, parmi les candidatures, celles qui répondront au « projet de vie » de l’institution… Reconnaître l’émergence d’une conscience professionnelle et d’une bonne intégration dans l’équipe, dans le respect de chacun.</p>
<p><strong>Labourer… ensemencer…</strong></p>
<p>C’est bien définir les profils des postes en élaborant un cahier des charges en précisant le rôle, les fonctions, le champ d’intervention de chacun… En un mot, définir clairement les postes et les responsabilités de chacun. </p>
<p>C’est aussi être à l’écoute… C’est offrir des outils de formation. C’est donner la possibilité de trouver, dans des ateliers extérieurs, les bonnes semences qui ressourceront…<br />
C’est aussi soutenir, reconnaître et soutenir les bonnes actions.</p>
<p><strong>Aérer</strong></p>
<p>C’est être attentif au bien-être de chacun.  C’est respecter ce que chacun est, vit et ressent…C’est reconnaître en chacun la personne et non l’objet de travail ou de rentabilité. C’est donner à chacun la possibilité de se sentir autre chose qu’une croix dans des cases horaires, qu’un pion  manipulé sur un échiquier.<br />
C’est reconnaître l’importance des moments de récréation (n’y a-t-il pas encore des maisons de retraite où, même au cours de la pause-café-repas- qui n’est pas rémunérée- le personnel doit répondre aux appels ?)… <br />
C’est apporter l’allègement aux équipes de travail afin de ne pas travailler dans le lourd, chaussé de semelles de plomb.<br />
C’est aussi offrir une infrastructure de travail, du mobilier adapté, du matériel adéquat et en suffisance, permettant aux soignants de pouvoir mener à bien leur mission de « bien soigner »  </p>
<p><strong>Et puis parfois réparer les dégâts, les intempéries </strong></p>
<p>« Distinguer le bon grain de l’ivraie » afin de préserver le bon fonctionnement des équipes. Sans sombrer dans l’excès comme ces institutions qui pour un oui, pour un non, virent leur personnel créant la pression de la menace suspendue. En effet l’ « aquaboniste » n’est-il pas celui qui, démotivé insidieusement, vit dans l’incertitude permanente de ne pas garder sa place ?<br />
Sans culpabiliser celui qui a commis des erreurs, mais en l’aidant, en l’écoutant davantage… En lui permettant de mettre à profit les erreurs pour évoluer, s’améliorer, parfois même se construire.<br />
Mais avant tout,  l’attitude première du directeur, celle qui conditionne sans doute toutes les autres n’est-elle pas le respect ?<br />
Respecter la personne en tant que personne – avec ce qu’elle vit et ce qu’elle ressent – avec la conscience qu’il s’agit le plus souvent de femmes, mères de famille, avec tous les aléas de peurs et de troubles qu’ont à gérer les mamans.</p>
<p><strong>Enfin, Récolter !</strong></p>
<p>En échange de tous ces témoignages de reconnaissance positifs, le personnel peut offrir à son tour, aux résidents la qualité de l’accueil, tant dans le faire que dans l’être. Répondre aux demandes sans être agacé ou dérangé. Donner la priorité à la personne, non à la tâche…<br />
Accorder à la personne âgée la qualité de personne pensant et décidant.  On sait que c’est au moment où les facultés s’altèrent qu’il est le plus important de maintenir à tout prix la participation dans le choix des décisions.<br />
Permettre au personnel de mettre à profit et en œuvre ce qu’il aura pu apprendre en formation et lui permettre de mettre en place des projets motivant et valorisants comme la création d’espaces snoezelen, l’organisation de festivités ou d’animations « extraordinaires » incluant la participation des familles et des aides extérieures.<br />
Autoriser tout ce qui peut faire grandir la motivation du personnel.  Ainsi, le home deviendrait une grande maison où « donner » et « recevoir » prendraient tout leur sens. Où tous se sentiraient reconnus, en offrant à chacun la possibilité de grandir et s’épanouir parce que porté, respecté, aimé, apaisé et devenant à son tour portant, respectant, aimant et apaisant.<br />
Après tout ce travail de la terre, l’ensemble du personnel pourra rayonner de bien-être dans de grands jardins fleuris grâce à toutes les petites graines semées et arrosées chaque jour.<br />
Jardins où la joie serait le support de la vie nourrie d’un terreau « essence de sens »!</p>
<p>Solange GOFFIN<br />
Formatrice en soins relationnels<br />
Teacher en Validation® Naomi Feil</p>
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		<title>Le bien-être en maison de repos selon différentes perspectives</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Sep 2008 07:44:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Emotionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[maison de repos]]></category>

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		<description><![CDATA[I. Le bien-être du résident « En matière d’hébergement gériatrique, raisonner en termes de cadre d’épanouissement, et de cadre d’épanouissement réel, pas artificiel est une façon de raisonner qui nous est à ce jour totalement étrangère ».* L. Ploton, La personne âgée, son accompagnement médical et psychologique et la question de la démence ». Comment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>I.	Le bien-être du résident</strong></p>
<p>« <em>En matière d’hébergement gériatrique, raisonner en termes de cadre d’épanouissement, et de cadre d’épanouissement réel, pas artificiel est une façon de raisonner qui nous est à ce jour totalement étrangère</em> ».* L. Ploton, La personne âgée, son accompagnement médical et psychologique et la question de la démence ». </p>
<p>Comment définir, pour un résident en <strong>maison</strong> de retraite | <strong>repos</strong>, la notion de bien-être ? S’agit-il seulement, comme on le croit le plus souvent, de la satisfaction de besoins premiers : une nourriture acceptable, des témoignages affectueux du personnel ?</p>
<p>La notion de <strong>bien-être</strong> ne porte-t-elle pas un sens beaucoup plus large ? Même s’ils ne trouvent pas les mots pour le dire, nos résidents n’expriment-ils par, dans leurs regards, d’autres besoins et demandes ?</p>
<p>Bien sûr, le bien-être passe par un accueil chaleureux, des chambres spacieuses et bien décorées, un cadre de vie agréable, du personnel efficace… Mais au-delà de la sécurité, de l’hygiène, de la santé corporelle…et aussi de la gentillesse du personnel et de la bonne nourriture, comment alimenter le « goût de vivre » de la personne âgée ? Comment lui donner le désir, la force de poursuivre son épanouissement au cours de cette dernière tranche de vie ?</p>
<p>Attardons-nous un instant à tenter de comprendre le ressenti de la personne qui entre en institution et, pour cela, faisons le bilan de toutes ses pertes.</p>
<p>La première des choses que perd la personne âgée est son univers familier, c’est-à-dire son foyer, même si la maison de retraite a accepté une partie de son mobilier … Il a fallu abandonner – avec la certitude que c’est sans retour &#8211; les odeurs, l’atmosphère, la lumière de la maison. Les senteurs du jardin et le spectacle du temps qui marque les saisons. L’espace aussi… et tous ces menus objets laissés derrière soi… Que faire devant cette déchirure ?</p>
<p>Autre perte importante, la notion apparente de « citoyenneté ».  La personne ne paye plus ses taxes, elle ne va plus acheter son journal, elle n’a plus d’échanges avec ses concitoyens (voisins de rue, de quartier, de village, de palier…) Elle a perdu les repères qui marquaient sa vie de tous les jours.</p>
<p>Ajoutons à cela le fait que, prise en charge par le personnel, elle n’a plus à se préoccuper des problèmes d’ordre matériel qui donnaient un rythme à sa vie. En se fondant dans l’institution, n’en perd-elle pas un peu la notion de « Soi »? N’est-elle pas amenée à penser « nous », pire « on », plutôt que « moi » ?</p>
<p>C’est tout cela qui fait qu’au fil des temps  se figent les masques séniles d’indifférence et de non-communication.</p>
<p>Notre rôle est alors de décoder la détresse psychologique cachée derrière ces boucliers de survie mis en place par certaines personnes âgées. Et, après le bilan des pertes, tenter d’accumuler les gains pour faire, de la maison de retraite, un lieu où l’humain est la préoccupation essentielle.</p>
<p><strong>« Humaniser »</strong> </p>
<p>Humaniser, c’est se donner pour objectif l’épanouissement de la personne.<br />
C’est permettre à chacun, quel que soit son âge,  d’exprimer ce qu’il est, c’est rendre la communication la plus vraie et la plus fluide possible. C’est ne jamais oublier qu’on s’adresse à une personne, fût-elle âgée, et non à un état, la vieillesse.<br />
C’est, sans doute, souvent, changer le « souffle » de la maison de retraite.</p>
<p><strong>Favoriser les relations entre les personnes</strong> </p>
<p>La maison de retraite est un lieu de vie, une ville en miniature où se croisent des personnes d’âges différents, de statuts différents.<br />
Elle doit donc être faite de lieux de rencontres, de zones de convivialité où chacun peut se dire, où chacun peut écouter l’autre.<br />
Il convient donc d’éviter de « ghettoïser » les personnes dépendantes ou grabataires dans ces beaux salons  parfois cachés du public où, seuls les cris, les bruits incongrus, les frappements ponctuent les longs moments de solitude des journées.<br />
Il convient d’éviter de rendre les personnes dites non-communicantes encore plus « désincarnées » en ne leur donnant que quelques minutes par jour d’attention, de regard, de toucher, la plupart du temps au seul moment des soins.</p>
<p>Encourageons les rencontres, les dialogues, les joies partagées. Accueillons la famille, non seulement en visites de courtoisie autorisées par le règlement d’ordre intérieur, mais pour partager les repas, les activités et pourquoi pas les soins .<br />
Faire de la maison de retraite un lieu ouvert</p>
<p>La maison de retraite se doit d’être, dans l’esprit, un milieu totalement ouvert où l’on entre et sort selon ses besoins et ses choix.<br />
Il s’agit là de s’opposer à des habitudes du personnel qui, contrairement aux pratiques hospitalières, intègre le résident comme un élément devant rester jusqu’à son décès. Comment éviter l’impression que ce lieu de vie est parallèlement un lieu de mort ?<br />
Et comment trouver le bien-être avec, dans la tête, de telles pensées négatives ?<br />
Donner à chacun l’autonomie qu’il est capable d’assumer<br />
Le collectif tend à standardiser les actes, pour les accomplir soit de façon uniforme, soit avec économie.  On sait bien que, dans beaucoup de maisons de retraite, on préférera faire le ménage dans toutes les chambres plutôt que de s’interroger sur la capacité du résident qui l’occupe.<br />
Donnons à chacun le plaisir de changer l’eau des fleurs, d’épousseter, de déplacer selon son inspiration, les objets qui font son univers. </p>
<p><strong>Respecter la personnalité de chacun, fruit de son expérience de vie</strong></p>
<p>Les personnes âgées ne sont pas des êtres « à part » mais des individus riches d’une expérience de vie qui explique leur comportement dans leur présent vécu.<br />
Il y a la vieille dame, née en 1902, fille aînée de cinq petits frères et sœurs qu’il fallut élever…   Il y a celle qui allait à l’école en sabots et qui avait 6 ans en 1914, au moment de la première guerre mondiale. Il y a celle que les deuils ont fouettée, un mari, un enfant, et qui pourtant ose encore regarder l’avenir.<br />
Connaissons les personnes au-delà de leurs pathologies médicales et chirurgicales. Reconnaissons leurs différences et répondons à leur  légitime besoin d’exister.</p>
<p><strong>Reconnaître leur vie affective</strong></p>
<p>Nos maisons de retraite peuvent parfois offrir à certains résidents la possibilité de vivre – sans doute pour une dernière fois – une vie affective.<br />
Reconnaissons-leur le droit de garder précieusement, même dans leur grand âge, l’aptitude à aimer et à donner  de l’amour. Reconnaissons-leur le droit d’exister.<br />
Se sentir « exister » n’est ce pas là une notion fondamentale de bien-être ?</p>
<p><strong>Respecter la notion du temps de chacun.</strong></p>
<p>Le temps est au cœur de la vie de l’être humain. Chacun entretient un rapport différent avec les trois aspects du temps : le passé, le présent, le futur. Celui-ci ne vit que par le passé qu’il évoque sans cesse comme si sa vie s’était arrêtée un jour, voilà longtemps. Celui-là veut avoir tout oublié et s’inquiète de l’avenir… qui est souvent la mort plus ou moins proche avec les peurs métaphysiques qui l’environnent. Ces ceux-là vivent en quelque sorte étrangers à eux-mêmes car dépossédés de la réalité du moment présent.<br />
Encourageons-les à vivre au mieux dans l’ici et maintenant en leur offrant des sujets de joies et satisfactions, en les encourageant à développer leur créativité et la fierté du « faire » réussi.</p>
<p><strong>Conclusions</strong></p>
<p>Toutes ces perspectives exigent sans doute une sensibilisation des soignants afin qu’ils soient capables de donner à leur maison de retraite ce souffle humaniste qui permet à la personne âgée de poursuivre dans le bien-être, jusqu’à la mort, son épanouissement </p>
<p><strong>Solange GOFFIN<br />
Formatrice en soins relationnels</strong>.</p>
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		<item>
		<title>La métamédecine au service des souffrances émotionnelles de la personne âgée</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 08:47:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Techniques]]></category>
		<category><![CDATA[Thérapies]]></category>
		<category><![CDATA[émotion]]></category>
		<category><![CDATA[métamédecine]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[tristesse]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’est la métamédecine® ? Le mot métamédecine® est formé du préfixe grec « méta » qui signifie «aller au-delà ». Au-delà du conscient, il y a l’inconscient. Au-delà de la peur, il y a l’amour. Au-delà de du connu, il y a l’inconnu. Au-delà de la mort, il y a la vie. Au-delà de la souffrance, il y a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu’est la métamédecine® ?</strong></p>
<p>Le mot métamédecine® est formé du  préfixe grec « méta » qui signifie «aller au-delà ».<br />
Au-delà du conscient, il y a l’inconscient.<br />
Au-delà de la peur, il y a l’amour.<br />
Au-delà de du connu, il y a l’inconnu.<br />
Au-delà de la mort, il y a la vie.<br />
Au-delà de la souffrance, il y a le bonheur.<br />
Au-delà de la médecine, il y a la métamédecine®. </p>
<p>Comparant l’individu à un iceberg, la médecine serait le soignant de la partie visible de l’iceberg qui traite les symptômes, les douleurs et les anomalies telles les infections, par des traitements sur l’agent causal (tels les virus, les microbes)…  La métamédecine® quand à elle, serait le soignant de la partie immergée de l’iceberg, qui traite ce que l’on ne voit pas, ce qui est bien souvent inconnu, de l’ordre de l’inconscient niché dans la mémoire <strong>émotionnelle</strong>. Elle tente de découvrir ce qui a donné naissance à la maladie, aux troubles, à l’inconfort de vie.<br />
Claudia Rainville docteur en microbiologie médicale est la créatrice de la métamédecine®. Conférencière internationale et psychothérapeute chevronnée, elle a bénéficié des enseignements des plus grands maîtres.<br />
Pour avoir elle-même expérimenté la <strong>souffrance</strong> et la maladie elle navigue avec aisance au milieu de la plus grande souffrance humaine… Pédagogue hors pair elle partage à ses apprenants  ses expériences de vie en toute simplicité et avec beaucoup de compassion pour l’humain.</p>
<p>La métamédecine® ne fait pas de diagnostic, ne prescrit pas de médicament et ne propose aucun traitement.<br />
Elle axe son intervention sur le domaine émotionnel en aidant les personnes qui le désirent à se libérer d’émotions qui les font souffrir par le biais du développement de désordres d’ordre psychosomatiques.</p>
<p>La médecine traditionnelle n’hésite pas à reconnaître que 80% des maladies sont d’origine psychosomatique. C’est sur cette facette de la maladie que la métamédecine® intervient.</p>
<p>Ces deux approches sont complémentaires. En rejeter une par rapport à l’autre reviendrait à sacrifier un hémisphère de notre cerveau au profit de l’autre. </p>
<p>La spécificité de l’approche de le métamédecine® est qu’elle travaille de façon inductive, sans donner d’interprétation à ce que vit la personne mais en l’aidant à découvrir d’elle-même, à son rythme ce qui, au-delà de son conscient, lui crée de la souffrance.</p>
<p>Cette approche thérapeutique  amène les individus à  se reconnecter avec des émotions profondément enfouies qui, crues oubliées, dirigent encore leur comportement de vie depuis de très longues années. La personne est invitée à aller « retrouver  son enfant intérieur » qui est (ou à cru être) blessé, à accueillir cette part de soi blessée pour, tel un petit enfant, la rassurer, l’apaiser, la guérir et l’aider à grandir. Le thérapeute,  en aidant au déroulement de ce processus, amène la personne à se guérir elle-même des maux, qu’elle a pu mettre en place en remplacement des mots, dans sa psyché et/ou dans son corps. </p>
<p>J’ai effectué de nombreux stages de métamédecine® et suis devenue aujourd’hui « personne ressource ». Dans mon travail quotidien, j’ai tenté d’expérimenter ces principes auprès des <strong>personnes âgées</strong>.  je me suis demandé comment cette approche pouvait être d’une utilité thérapeutique chez les personnes âgées et en particulier institutionnalisées.<br />
Comment la métamédecine® peut  aider ces personnes à se délester de ces poids qu’elles traînent parfois depuis si longtemps.</p>
<p>J’ai pu expérimenter cette approche auprès de personnes souffrant de mal être profond et ayant encore toutes leurs facultés mentales.</p>
<p>Des personnes traînant un mal de vivre, souvent réactivé par le placement en institution, ont pu découvrir que ce mal profond était lié à une émotion forte déjà vécue par le passé et souvent occultée.</p>
<p>Je vous partage deux expériences relevées parmi d’autres.</p>
<p>Madame J. née en 1920, se trouve régulièrement confrontée à un terriblement état de tristesse et de colère  pour « des détails de rien du tout » dit elle.<br />
Aujourd’hui elle a 88 ans,  placée en maison de repos, elle semble satisfaite de ce placement car dit-elle : « C’est moi qui ai décidé de me placer après avoir mûrement réfléchi à la question, c’est une aubaine de pouvoir m’offrir ce luxe, je n’aurais jamais voulu être à la charge de mes enfants… Je suis en bonne santé, à part ces vieux genoux qui me font souffrir trop souvent ».<br />
Et pourtant, elle se sent souvent triste, très triste et à la question de savoir si c’est le fait de vieillir qui la perturbe elle répond : « Oh, non, ce n’est pas vieillir qui me rend triste car je suis encore bien pour mon âge et  je ne me sens pas vieille du tout » !<br />
Bien qu’entourée affectueusement par ses deux filles et ses trois arrières petits enfants, elle se met parfois en colère sans raisons apparentes, le personnel la qualifie de lunatique, de soupe au lait et d’éternelle insatisfaite tant elle sait parfois se montrer exécrable avec son entourage !<br />
Madame J. surfe ainsi entre des accès de colère incompréhensibles et de  profonds moments de grande tristesse…Serait-ce un début de démence  ou simplement les aléas du grand âge avec ses ambivalences de sentiments ? La question est posée ! Au médecin d’en décider…</p>
<p>C’est devant ce « tableau » que je rencontre madame J…<br />
Je l’écoute avec compassion et empathie, présente à elle, sans jugement, sans interprétation. Ensuite, comme à la fin de chacune de nos rencontres elle se lâche dans un profond soupir, son regard  déconnecté du mien, comme plongée dans le vague.<br />
« Voilà…Chaque fois que je suis un peu contrariée, je me  retrouve dans cette colère contre tous et puis je ressens une grande détresse qui ne me quitte pas facilement, je pleure beaucoup…Je n’étais pas comme cela avant,  moi si douce, calme, gentille, toujours d’accord avec tout le monde » dit elle.<br />
Nous nous revoyons plusieurs fois et lorsque le lien de confiance fut créé, nous découvrons que ces émotions se sont déjà manifestées par le passé avec la même intensité !<br />
Avec l’aide des clés de la métamédecine®, la vieille dame se  reconnecte à ce moment de vie où cela avait été très dur et si douloureux pour elle.<br />
Après un moment de relaxation, nous « retournons » au moment de la libération en 1945, elle visualise le retour des soldats sur la place du village cherchant désespérément son amoureux parti depuis 4 ans… Elle réalise combien aujourd’hui, 63 ans plus tard, elle a gardé en elle cette colère envers ce fiancé jamais revenu d’Allemagne après la guerre, combien elle lui en veut encore du fond de ses tripes ne n’être pas revenu et de l’avoir abandonnée et laissée seule sans aucune nouvelle avec tout cet amour qu’elle avait à lui donner! Cette tristesse ravalée à l’époque et gardée enfouie durant de nombreuses années est  aujourd’hui régulièrement « ravivée » par des détails de la vie courante repoussant sur le  bouton « abandon » !<br />
Elle a pu faire le chemin : Retrouver ce fiancé,  lui dire tout ce qui la meurtrit depuis tout ce temps pour enfin lui pardonner et le laisser partir…<br />
Madame J. m’a dit avoir ressenti au plus profond d’elle-même presque instantanément, combien elle avait porté ce poids en elle toutes ces années, combien elle avait enfoui ces émotions de tristesse et de colère et combien aujourd’hui, elle éprouve le besoin vital de s’en libérer.<br />
Garder toutes ces émotions risque d’entraîner la personne dans un de glissement dépressif si dangereux chez les personnes de cet âge.<br />
Un vieil adage dit que ce qui est dit fleurit…et ce qui n’est pas dit pourrit !<br />
Aujourd’hui, ses filles me rapportent que depuis peu, leur maman a changé :   «Maman se met moins souvent en colère pour des riens, elle nous semble moins triste et elle a même demandé une photo de son petit fils para commando pour garnir sa chambre (!) … Je ne comprends pas, maman qui était si « anti-armée » elle qui n’avait jamais approuvé, Dieu sait pourquoi, que son petit fils soit militaire de carrière voilà maintenant qu’elle voulait  une photo de lui et en uniforme militaire en plus … Comme on change en vieillissant, hein, madame! » </p>
<p>J’ignore si  on change…ce qui change, c’est « le film imprimé dans la mémoire émotionnelle » il change en lui donnant  une nouvelle compréhension !<br />
Et qui sait ? Peut-être que ses vieux « je-nous »  se feront sentir eux aussi moins douloureux à l’avenir !</p>
<p>Laissez moi vous partager encore l’histoire de monsieur E. :<br />
Veuf, sans enfant, institutionnalisé depuis de nombreuses années. Toujours calme, gentil, serviable et attentionné il est apprécié de tout le monde. Il ne souffre d’aucune pathologie particulière, à part un vieil eczéma suintant  au niveau des mains et du front.<br />
Il présente depuis quelques semaines un comportement un peu « déplacé » à l’égard des jeunes soignantes qui viennent faire sa toilette. Il est méprisant parfois insultant, il dit qu’elles n’ont que des idées vicieuses à son égard et que derrière son dos, elles rient de lui… il refuse qu’on le lave et promet qu’il se plaindra à son médecin. Le médecin émettra l’hypothèse d’un début de syndrome démentiel sénile et lui administrera quelques petites gouttes pour le calmer avant de faire sa toilette.</p>
<p>Sensibilisée par cet « évènement », je propose de rencontrer monsieur E. avant de mettre en place ce traitement de neuroleptiques, ce qui m’est accordé sans grande conviction « Quel est l’intérêt d’aller parler avec un vieux qui commence à perdre ses bois et têtu de surcroît…Mais, si cela peut lui faire du bien et se réconcilier avec les tabliers blancs…pourquoi pas » ?</p>
<p>Après avoir écouté ses revendications avec beaucoup de compréhension et de respect, monsieur E. m’a confié qu’il ne supporte pas être touché car à son âge il trouve que c’est franchement dégradant !<br />
Ensemble et avec les clés de la métamédecine®, nous relions ce ressenti, qui lui faisait dire et poser des actes regrettables auprès du personnel de soins, à une équation qu’il avait gravé dans sa mémoire émotionnelle alors qu’il était petit garçon et qui ressemblait un peu à : Bain en public = dégradant.</p>
<p>Il se souvient d’une situation dégradante où, à l’âge de 7 ans, sa mère l’obligeait régulièrement à se laisser laver nu dans la grande bassine en zinc devant le poêle et cela devant ses frères et sœurs passés au bain avant lui… Il me confia qu’il se sentait à chaque fois dégradé et humilié car les grands se moquaient de son « petit kiki ». Mais la plus grande frustration dont il se souvienne qui lui fait monter de la colère encore aujourd’hui : c’est que sa mère, au lieu de le défendre, l’exhibait de plus belle pour faire rire la fratrie. Elle lui écartait de force ses petites mains qui tentaient de cacher son intimité et lui mettait du savon dans les yeux… Ses pleurs et ses pertes d’équilibre dans l’eau faisaient rire de plus belle les aînés !<br />
« Je me souviens, dit il, avec une voix remplie d’émotion, que si j’avais osé émettre le moindre signe de rébellion, j’aurais été battu et grandement secoué » ! </p>
<p>Il me confie encore, les larmes plein la voix, qu’il n’a pas pu avoir d’enfant et que, depuis toujours, sans même passer d’examen médicaux, il avait eu l’intime conviction que c’était lui qui ne savait pas en avoir ! </p>
<p>Aujourd’hui, à 92 ans, confronté à ces regards de femmes sur son anatomie, il reconnecte inconsciemment cette blessure enfouie au fond de lui comme un mécanisme automatique. </p>
<p>Grâce aux clés de la métamédecine®, nous avons pu aller retrouver ce petit garçon dans la bassine, humilié devant ses frères et sœurs, et leur dire TOUT ce qui lui tenait à coeur et surtout dire à la maman combien il était en colère et déçu d’elle d’avoir agi de la sorte avec lui.<br />
L’étape suivante a été de redonner une nouvelle compréhension à cet épisode du film de sa vie imprimé dans sa mémoire émotionnelle pour pardonner et se libérer de ce poids devenu si lourd à porter aujourd’hui…</p>
<p>Depuis quelques jours monsieur E. accepte de se laisser laver par les soignantes qui, sensibilisées à cette blessure ancienne, sont particulièrement attentives au respect de son intégrité. C’est avec beaucoup de tact et de douceur qu’elles parviennent à lui faire prendre une douche de temps en temps… sans gouttes neuroleptiques apéritives !<br />
Son eczéma qui s’amplifiait en période de « crise de refus » et qui, probablement était un signal du corps qui disait « ne me touchez pas », a lui aussi régressé significativement…  </p>
<p>Voici  deux exemples où la métamédecine® mise au service des souffrances émotionnelles des personnes âgées a pu soulager ces souffrances et entraîner des améliorations du comportement.</p>
<p>En effet, tant que l’on n’est pas conscient de ce qui crée nos souffrances, il est bien difficile de s’en libérer pour vivre en paix et en harmonie et comme dit le vieil adage « mieux vaut tard que jamais ! »</p>
<p>Pour conclure, on peut affirmer que la métamédecine® est un outil privilégié qui permet aux personnes âgées aussi de vivre en conscience et en harmonie.</p>
<p>Solange GOFFIN<br />
Mai 2008</p>
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		<title>L’application du Feng-shui dans un service gériatrique.</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 11:51:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[Techniques]]></category>
		<category><![CDATA[feng-shui]]></category>
		<category><![CDATA[patients]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici quelques années, sensible au bien-être et à l’harmonie en général,je me suis initiée aux prémices du Feng-shui et de la géobiologie. Les quelques modifications que j’avais apportées à mon domicile ont eu des effets positifs sur ma vie privée et mon environnement. J’ai alors observé avec plus d’attention les marques d’équilibre – ou de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici quelques années, sensible au bien-être et à l’harmonie en général,je me suis initiée aux prémices du <strong>Feng-shui</strong> et de la géobiologie.<br />
Les quelques modifications que j’avais apportées à mon domicile ont eu des effets positifs sur ma vie privée et mon environnement.<br />
J’ai alors observé avec plus d’attention les marques d’équilibre – ou de déséquilibre – à l’intérieur de la maison de reposdans laquelle je travaillais une grande partie de mon temps et, modifiant quelques détails, j’ai remarqué une amélioration de l’atmosphère mais aussi des modifications de comportement chez les résidants. </p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que le Feng-Shui ?</strong> </p>
<p>Le mot est à la mode! Littéralement, Feng-shui signifie en chinois «vent et eau». Il s’interprète à la fois une protection contre les vents et une meilleure intégration des bienfaits de l’eau.<br />
Il repose sur l’idée – commune à beaucoup de peuples, d’ailleurs – que notre environnement est traversé d’ondes d’énergies.<br />
Les unes, peuvent être favorables et mettent l’homme en accord et en harmonie avec la nature, améliorant ainsi son bien-être et sa santé. Ces ondes sont appelées CHI*.<br />
Les autres ondes, appelées &laquo;&nbsp;flèches empoisonnées secrètes de l’environnement&nbsp;&raquo; seraient défavorables et mortifères. </p>
<p>Le Feng-shui nous enseigne comment éviter ces lignes d’énergies dangereuses et comment équilibrer<br />
les lignes d’énergies bénéfiques en harmonie avec les forces de la nature qui nous entourent.<br />
Il propose des pistes pour aider l’âme de notre lieu de vie et de travail à «grandir». </p>
<p><strong>POURQUOI LE FENG-SHUI dans les structures de soins ? </strong></p>
<p>«Le Feng-shui est à l’environnement ce que l’acupuncture est au corps&nbsp;&raquo;. (Van Minh) </p>
<p>En regardant vivre les patients de notre maison de repos, nous avons constaté différents phénomènes «rationnellement» inexplicables: similitudes dans les pathologies présentées en fin de vie par des résidants ayant occupé la même chambre (notamment des troubles vasculaires au niveau des membres inférieurs, alors que rien ne laissait présager ce type de pathologie), refus de s’alimenter de patients différents occupant successivement la même place<br />
dans le restaurant, fin de vie paisible et en total lâcher prise dans la même chambre qui, d’ailleurs, n’a été occupée que par deux résidants différents en 15 ans!<br />
Nous avons aussi découvert que certains endroits invitent au calme et à la sérénité ou, au contraire, à l’agitation et au désordre…<br />
Il suffisait peut-être de faire appel aux règles fondamentales du Fengshui pour obtenir un changement du ressenti des personnes utilisant ces lieux. </p>
<p><strong>QU’AVONS-NOUS FAIT ?</strong> </p>
<p>Laissant s’exprimer les lois de la nature, nous n’avons évidemment rien modifié à la chambre «d’amour», ni à la chambre de «la longévité».<br />
Par contre, nous avons apporté quelques changements dans les autres endroits. Les troubles vasculaires au niveau des jambes ont été désormais évités: une arête saillante du mur qui générait des ondes de forme sur le pied du lit a été corrigée par l’application de pochoirs de lierres, minimisant ainsi l’onde néfaste émise par l’arête murale.</p>
<p>La table du restaurant invite désormais à la convivialité: nous avons ôté le superbe trophée de chasse qui la surplombait et dégageait une énergie  des plus mortifères. Nous avons également, dans les chambres, proposé d’ôter certains objets – et notamment des objets amenés par les résidants – qui pouvaient faire chuter l’énergie.<br />
Nous en avons apporté d’autres, cadres, bouquets de fleurs, petites tables,points lumineux; permettant une meilleure circulation de l’énergie, ils ont amélioré le ressenti des personnes utilisant les lieux.<br />
C&#8217;est ainsi que chaque fois que nous recevions une visite dans la maison de repos, nous constations avec plaisir que, spontanément, les visiteurs s’accordaient à dire «Dès l’entrée dans le bâtiment, on ressent quelque chose d’apaisant, d’agréable, il se dégage une atmosphère de sérénité que l’on ne peut pas expliquer»… </p>
<p>Tout ceci peut paraître «étrange», et, pourtant, force est de constater que l’application de quelques grands principes de base de Feng-shui a influencé l’énergie vitale et amélioré la qualité de vie sur notre lieu de travail.</p>
<p>Dans un sevice pour personnes âgées,quelle serait la chambre feng-shui idéale?<br />
Essayons, en nous appuyant sur nos lectures et notre expérience, d’imaginer la chambre «Feng-shui» idéale.<br />
L’entrée dans la chambre est séparée du lieu de vie par un espace «sas» style petit hall d’entrée, de manière à ne pas «surprendre» le résidant en pénétrant directement dans son espace vital en laissant le temps de quelques pas aux visiteurs pour s’annoncer…<br />
Une grande baie vitrée «habillée» de voilages et/ou de rideaux de couleurs agréables (comme des tons de rouge, orange, jaune, vert): ils laissent entrer la lumière naturelle et l’énergie solaire mais gardent, d’autre part, le «chi» le plus possible dans la chambre. Une boule de cristal pourra être suspendue devant la fenêtre pour faire «vibrer» la<br />
lumière sur les murs. Le lit est placé tête au nord et de manière à ce que le patient voie de son lit qui entre dans la chambre et ne soit pas surpris durant son sommeil.<br />
Cependant, la tête du lit ne doit pas être placée contre le mur des sanitaires (lieu où on élimine les déchets et où il y a la moins bonne énergie), ni les pieds du lit vers la porte d’entrée (position du mort que l’on visite!).<br />
Autant que possible, le contact trop proche avec les prises de courant près du lit sera évité. </p>
<p>Une jolie nappe colorée habille la table, créant une atmosphère conviviale, accueillante et plus personnalisée.<br />
Des petites plantes vertes bien nourries garnissent les appuis de fenêtre. </p>
<p>Des décorations faciles à l’entretien ornent les murs: photos rappelant des souvenirs «heureux» comme des visages d’enfants, plutôt que des photos d’ancêtres à la mine sévère et aux regards perçants dont les résidents ne gardent pas toujours un souvenir heureux !<br />
Les arêtes de mur saillantes et menaçantes, dirigées vers le corps du résidant, sont corrigées par des applications de guirlandes de lierres peints au pochoir. On bannit les armes, les sabres ou les épées suspendues au-dessus du lit.<br />
On évitera également de laisser les chaises percées avec des excréments dans la chambre et surtout pas à la tête du patient, même pour la nuit. </p>
<p>On bannit les fleurs séchées, les animaux empaillés, les décors de chasse ou encore les images de la passion du Christ ensanglanté… tout ce qui, dans l’inconscient collectif, éveille des sentiments de souffrance ou de mort.<br />
Afin de vivifier la chambre, le soir, on laisse plusieurs points d’éclairage indirects, particulièrement dans les petits coins sombres.<br />
Un aquarium avec quelques poissons rouges sera toujours intéressant dans l’apport d’énergie vitale d’une chambre, à condition qu’il soit très bien entretenu. </p>
<p><strong>LES REMEDES DU FENG-SHUI </strong></p>
<p>Il existe des «remèdes» fondamentaux pour corriger certaines situations qui ne sont pas harmonieuses ou qui créent des obstacles à la fluidité du «chi» et au bien-être.<br />
Ces remèdes peuvent être utilisés à l’intérieur comme à l’extérieur d’un bâtiment.<br />
On peut citer: les objets brillants, les sons, les choses vivantes, les objets mobiles, les objets inertes, les appareils électriques, les couleurs. </p>
<p>1. Les objets brillants ou réfléchissants</p>
<p><em>A. Les miroirs </em></p>
<p>Surnommés «l’aspirine du Fengshui», les miroirs sont utilisés à l’intérieur, dans des endroits exigus, pour favoriser la circulation du «chi», en créant une impression de grandeur, d’espace et de luminosité. </p>
<p>A l’extérieur, ils servent soit à détourner de la maison le «chi» menaçant (funérarium, grand route à voie rapide), soit à refléter vers l’intérieur une belle vue comme un massif de fleurs ou un plan d’eau attirant le «chi» positif de la beauté du paysage. </p>
<p><em>B. Les boules de cristal à facettes</em></p>
<p>Les cristaux ont la propriété d’activer l’énergie.<br />
Suspendue devant une fenêtre orientée à l’ouest, une boule de cristal capte les rayons du soleil pour les refléter en un arc-en-ciel vivifiant dans la pièce. On les utilise aussi pour freiner l’énergie dans un couloir trop long ou encore pour émousser l’angle d’un mur. Sources de force et d’énergie positive, les boules de cristal donneraient aux habitants le don de clairvoyance et d’optimisme. </p>
<p><em>C. Les éclairages</em></p>
<p>Les éclairages sont très utilisés en Feng-shui car ce sont des remèdes efficaces.<br />
Dans n’importe quel environnement, la lumière est un atout important dans la diffusion de l’énergie car elle représente le soleil et enrichit le «chi» intérieur des habitations.<br />
A l’extérieur, l’éclairage permet, par exemple, de corriger le «morceau manquant» d’une maison construite en L. </p>
<p><strong>2. L’utilisation des sons: carillons, clochettes… </strong></p>
<p>Les carillons éoliens ont la faculté de ralentir le courant du «chi».<br />
On les utilise plus particulièrement dans les endroits où l’énergie «file», comme les longs couloirs, les pièces très hautes… afin d’éviter de laisser cette énergie se disperser.<br />
Des carillons suspendus à une porte d’entrée protègent symboliquement des intrusions malsaines dans la maison. </p>
<p><strong>3. Les choses vivantes</strong></p>
<p><em>A. Les plantes, les fleurs…</em> </p>
<p>Elles représentent la nature et symbolisent la vie, la croissance: elles répandent le «chi» nourrissant dans la pièce, à condition d’être bien entretenues, vertes, dans une eau claire et propre, elles attirent l’énergie vitale.<br />
Pour résoudre des problèmes de déséquilibre, on les place devant des angles trop vifs, dans des endroits non occupés où domine le vide.</p>
<p><em>B. Les aquariums, les poissons… </em></p>
<p>Ils sont la représentation réduite de la source vitale de la mer,de l’eau,source de vie.<br />
Un aquarium bien entretenu, avec une petite pompe ou des jets d’eau, génère de l’énergie positive.</p>
<p><strong>4. Les objets mobiles  </strong></p>
<p>Les objets actionnés par le vent ont la faculté de faire circuler l’énergie et stimuler ainsi le «chi». On pensera aux mobiles ou, encore, aux moulins à vent comme objets de décoration. </p>
<p><strong>5. Les objets lourds</strong></p>
<p>L’utilisation d’un objet lourd peut donner «plus de poids» à une ambiance, comme par exemple mettre un éléphant en pierre à l’endroit où règne la sérénité peut entretenir et renforcer l’atmosphère de cet l’endroit. </p>
<p><strong>6. L’électricité </strong></p>
<p>Dans les locaux de vie, la radio et la télévision introduisent la vie par les vibrations des sons. Tout objet fonctionnant à l’électricité utilise des vibrations universelles qui créent et favorisent une circulation active du «chi». </p>
<p>7. Les couleurs</p>
<p>L’emploi judicieux des couleurs peut améliorer certains aspects de la vie.<br />
Le blanc sera être évité car pour les chinois, c’est la couleur du deuil…<br />
Le jaune, couleur du soleil, est symbole de longévité…<br />
Le vert, couleur du printemps, représente la croissance, la fraîcheur, la tranquillité…<br />
Le rouge, couleur de l’amour, représente la prospérité. </p>
<p><strong>CONCLUSION</strong></p>
<p>Mis à part le phénomène de mode que sous-tend le mot «Feng-shui», il faut reconnaître qu’à partir du moment où l’on oeuvre avec enthousiasme pour une décoration belle et harmonieuse, l’ordre et la propreté de notre lieu de vie,on contribue inévitablement à l’équilibre des forces vitales. </p>
<p>Aérer. Parfumer d’effluves de fleurs. Laisser entrer les arômes des mets cuisinés. Ranger. Placer les bons objets aux bons endroits. Choisir des couleurs vivifiantes. Eviter de laisser à vue ce qui rappelle la maladie (chaises roulantes, brancards, chariots de pansements ou à médicaments, odeurs de fèces ou de désinfectant).<br />
Voilà autant de pistes de réussite pour contribuer à grandir «l’âme de la maison».</p>
<p>L’amélioration du «chi» par petites touches correctives sera aussi bénéfique que précieuse à l’épanouissement de chacun: les résidants, le personnel, les visiteurs et nous-mêmes.</p>
<p>Solange Goffin </p>
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		<title>Aspect pratique de la prise en charge de l’état nutritionnel du patient âgé</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Mar 2008 09:58:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Diététique]]></category>
		<category><![CDATA[Nursing]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout accompagnant gériatrique est un jour ou l’autre confronté au refus alimentaire des personnes âgées. Malgré un cadre de vie agréable, un chef de cuisine génial, une nourriture saine et variée et des repas équilibrés, certaines personnes âgées refusent de manger… Si un certain nombre de personnes âgées présentent un excès pondéral – si éprouvant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout accompagnant gériatrique est un jour ou l’autre confronté au <strong>refus alimentaire des personnes âgées</strong>.</p>
<p>Malgré un cadre de vie agréable, un chef de cuisine génial, une nourriture saine et variée et des repas équilibrés, certaines personnes âgées refusent de manger…</p>
<p>Si un certain nombre de personnes âgées présentent un excès pondéral – si éprouvant pour le dos des soignants – environ 40% d’entre elles, pour la grande majorité des patients confus, sont dénutris. Or, assurer un bon état nutritionnel de nos aînés favorise la sauvegarde de leur potentiel santé.</p>
<p><strong>Pourquoi certaines personnes âgées refusent-elles de manger, malgré tout ce qui est mis en oeuvre ? </strong></p>
<p>Nous savons bien que ce n’est pas simplement: «parce qu’ils sont vieux», «parce qu’ils ne bougent plus», «parce qu’ils ne goûtent plus», ou encore «parce qu’ils sont déprimés» que les patients âgés refusent parfois de se nourrir. Face au refus de nourriture, il est important d’effectuer une brève «étude du terrain», à la fois physiologique et psychologique, afin de pallier au plus vite le déficit alimentaire qui peut avoir de lourdes conséquences.<br />
Boire et manger répondent à des besoins primaires et physiologiques, mais également à une notion de plaisir.</p>
<p><strong>L’état physiologique </strong></p>
<p>Un parcours des ETAPES DE LA DIGESTION permet de vérifier des choses simples, qui sont souvent à l’origine du refus de nourriture.</p>
<p><strong>La bouche </strong></p>
<p>La bouche, caverne mystérieuse si riche de secrets, est baignée par la salive…<br />
Avec l’âge, la production de salive diminue progressivement. Un des meilleurs moyens de solliciter la salivation est de répandre dans la pièce des effluves qui mettent en appétit, de présenter des mets attrayants et colorés.</p>
<p>Les dents servent à la mastication, première étape de la digestion.</p>
<p>Envisageons trois situations.</p>
<p>• Quand il y a encore des dents, elles sont souvent en très mauvais état… Un seul chicot peut donner des gingivites spectaculaires, face auxquelles le patient, parfois, ne se défendra qu’en refusant d’ouvrir la bouche.<br />
Dans ce cas, il sera souvent utile de demander l’avis d’un stomatologue.</p>
<p>• Quand il n’y a plus de dents, il faut se demander pourquoi. J’ai souvent rencontré des prothèses dentaires multicolores garnissant les tiroirs les tables de nuit plutôt que les bouches où elles devaient se trouver…</p>
<p>• Quand la personne porte des fausses dents, il faut vérifier leur état. Le seul fait de réajuster les prothèses blessantes ou devenues trop grandes peut rendre au patient l’envie et le goût de manger.</p>
<p>L’état de la langue peut également entraîner un refus de se nourrir. Faisons tirer la langue, pour en apprécier l’aspect, afin de poser des hypothèses qui permettront une remédiation.<br />
La langue est-elle sèche? Le patient prend-il des calmants, des antidépresseurs ?<br />
La langue est-elle sabburale? Est-ce provoqué par une mycose, un reflux?<br />
La langue est-elle écarlate, dépapillée? Est-ce une mycose?<br />
La langue est-elle ciselée ou ulcérée? N’est-ce pas provoqué par des dents cassées, par des dépôts alimentaires coincés entre la joue et la gencive?…</p>
<p>Vérifions également l’état des muqueuses et des lèvres.</p>
<p>Sont-elles ulcérées, aphtées, gercées ? Les commissures sont-elles ouvertes ?<br />
Autant de «détails» favorisant le refus de manger…<br />
Un traitement adéquat diminuera la douleur engendrée par la simple ouverture de la bouche.</p>
<p><strong>La gorge </strong></p>
<p>Faisons contrôler s’il y a une rougeur, de la douleur, des amygdales tuméfiées… Certains patients déments n’émettront aucune autre manifestation que le refus de s’alimenter parce que la déglutition est devenue douloureuse. N’oublions jamais qu’une bouche en bon état est une garantie d’appétit et de bonne digestion pour nos hôtes!</p>
<p>Plus difficilement observable à l’oeil nu:</p>
<p><strong>L’oesophage </strong></p>
<p>Avec l’âge, l’activité motrice de l’oesophage diminue fortement. On peut apprécier l’état de l’oesophage en interrogeant le patient ou en consultant son dossier médical.<br />
Y est-il question de dysphagie, de pyrosis, d’oesophagite, de hernie hiatale ou encore de reflux gastrooesophagien?…<br />
Toutes ces indications sont une aide précieuse dans l’attitude à adopter face au refus de s’alimenter.<br />
L’évaluation des différents stades de dysphagies (voir numéros précédents) permet également d’adapter la texture alimentaire à chaque cas particulier.</p>
<p><strong>L’estomac</strong></p>
<p>Avec l’âge, la vidange gastrique est plus longue et la production d’acide diminue fortement. Or, on sait que pepsine et HCl sont indispensables pour digérer les protéines. Le médecin<br />
attentif peut y apporter une remédiation.<br />
De plus, les patients sont souvent sous anti-acide… Il est intéressant d’en connaître la raison. Y a-t-il une gastrite, un ulcère, un cancer ? Les médicaments ont-ils toujours bien un intérêt thérapeutique ?</p>
<p><strong>L’intestin </strong></p>
<p>L’anamnèse donne des indications sur l’état de l’intestin.</p>
<p>Polypes, diverticules, utilisation d’opiacés ou de certains autres antidouleurs sont autant de facteurs qui perturbent le transit et entraînent soit de la constipation, soit des diarrhées.<br />
L’obsession d’aller à la selle provoque parfois, à elle seule, des problèmes de constipation opiniâtre. La vigilance s’impose car le fait de souffrir de constipation peut interférer sur l’appétit.<br />
Il faut, dans ce cas, aider le patient à avoir un projet de vie, le distraire par des activités afin de détourner son esprit de cette obsession invalidante.<br />
La muqueuse intestinale, quant à elle, peut être abîmée (érosion) par le stress, le tabac, l’alcool, les corticostéroïdes, les anti-inflammatoires, les antibiotiques qui détruisent surtout la flore. Il sera utile d’interroger le patient ou sa famille afin d’évaluer le contexte psycho-affectif pour aider le médecin à instaurer le traitement qui s’impose.</p>
<p><strong>L’ampoule rectale </strong></p>
<p>On sait que l’âge diminue la tonicité des sphincters et, le manque de force pour pousser aidant, de nombreuses ampoules rectales rebondissent de trésors bien gardés parfois pendant longtemps… Ce phénomène couramment retrouvé chez les patients grabataires peut entraîner un mal-être général ne favorisant guère l’envie de manger.</p>
<p>Ne jamais oublier que vider les ampoules pleines rend tonus et (ré)confort…et qu’installer les patients correctement en position assise pour déféquer rend dignité et facilité !</p>
<p><strong>Evaluation de l’état nutritionnel (Mini Nutritional Assessment MNA™) </strong></p>
<p><strong>L’état psychologique </strong></p>
<p>Outre tout ce qui se passe au niveau du système digestif, une attention particulière doit être apportée à tout ce qui se passe «entre les oreilles».<br />
Lorsque la personne âgée arrive en maison de repos c’est, la plupart du temps, en bout de course de pertes multiples (conjoint, famille, maison, rôle social…).<br />
Aussi, elle va devoir s’adapter à un nouvel environnement. Elle va être obligée de manger en collectivité, parfois avec, ou en face, de gens qui ne lui paraissent pas sympathiques, à des heures précises, des mets qu’elle n’aurait ni choisis, ni préparés…<br />
Laissons une place importante au temps d’adaptation à la vie en collectivité, facteur essentiel de réussite de la prise en charge.<br />
D’autre part, d’un point de vue sensoriel, la vue, le goût, l’ouïe, le toucher, l’odorat diminuent chaque jour un peu plus… ce sont encore des pertes et des deuils qu’elle va devoir assumer.<br />
Il sera important de l’aider à pallier ces pertes par de petits détails tels que :</p>
<p>• une table propre et joliment dressée…<br />
• de la vaisselle agréable et des verres transparents…<br />
• des couteaux qui coupent, des fourchettes qui piquent et des cuillères assez grandes pour qu’elles contiennent encore un peu de soupe à l’arrivée…<br />
• des mets colorés, variés, pas trop copieux…<br />
• des repas mixés mais pas barbouillés…<br />
• de la musique douce, des fleurs, des plantes, des cadres, de la lumière…<br />
• du soleil et de la douceur dans le sourire et les gestes du personnel !</p>
<p>Lorsque cette «reconnaissance de terrain» aura été effectuée, il faudra également réaliser un «bilan nutritionnel de la personne âgée» en se faisant aider d’un questionnaire mis au point par des spécialistes de la nutrition (voir MNA).<br />
En effet, en maison de soins, il n’est pas rare de constater que l’on a tendance à travailler dans l’approximatif au niveau de l’apport des compléments alimentaires.</p>
<p>«Deux ou trois apports de ceci, un peu de crème comme cela, elle est si bonne, ou encore une mesure de telle poudre dans le potage ou de telle autre dans le café, cela évite de mettre du lait et en plus ça le rend juste crémeux…». Ce tableau, brossé sans trop d’exagération, s’avère coûteux et inefficace la plupart du temps si les produits ne sont pas correctement utilisés. Par<br />
exemple, l’utilisation de produits trop riches en protéines sont contre-indiqués chez les patients en insuffisance rénale et, paradoxalement, ils peuvent avoir pour conséquence un amaigrissement (l’utilisation très en vogue des régimes hyperprotéinés pour maigrir en sont la preuve).<br />
L’idéal consisterait, pour chaque cas, à réaliser une anamnèse alimentaire avec le patient et sa famille, afin de connaître quelles étaient ses habitudes alimentaires à domicile, ses goûts, ses dégoûts,<br />
ses intolérances… Dans le dossier personnel du patient figurerait une évaluation de sa prise nutritionnelle et hydrique pouvant être régulièrement réévaluée en fonction de son état.</p>
<p>Le critère hydratation revêt ici toute son importance. On rencontre souvent des patients qui, par peur de se souiller ou de déranger trop souvent le personnel, diminuent considérablement leurs apports en liquide, ce qui entraîne des diminutions d’état général et d’appétit avec toutes les conséquences sur la santé que l’on connaît.<br />
(On peut se poser la question de savoir comment les gobelets de boissons destinés aux grabataires attrapent subitement des pattes pour se retrouver, comme par enchantement, à des endroits vraiment inaccessibles par ceux-ci…).<br />
Enfin, on gardera en mémoire que le simple contrôle régulier du poids apportera une indication non négligeable dans l’évaluation de l’état nutritionnel des patients âgés.<br />
Pour conclure, je dirais que la prise en charge de l’état nutritionnel des personnes âgées qui nous sont confiées doit avoir sa place dans la prise en charge globale du patient.</p>
<p>Cela permettrait de sauvegarder leur potentiel santé en leur apportant une meilleure résistance aux infections et aux escarres dont ils sont si souvent la proie, diminuant ainsi temps et coût en matière de soins de santé.</p>
<p><strong><em>Solange GOFFIN</em></strong></p>
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		<title>Clown Thérapie</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 13:39:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Techniques]]></category>
		<category><![CDATA[Thérapies]]></category>
		<category><![CDATA[clown]]></category>
		<category><![CDATA[émotions]]></category>
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		<category><![CDATA[vie professionnelle]]></category>

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		<description><![CDATA[Une aventure clownesque ! Il y a quelques années, attirée par ce jeu de mot « le clown gai rit », je me suis inscrite à un atelier de clown-thérapie. Il s’agissait d’un stage résidentiel d’une semaine en juillet, dans un cloître près de Malmédy. L’idée d’apprendre de nouvelles « méthodes » relationnelles me séduisait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une aventure clownesque !</strong></p>
<p>Il y a quelques années, attirée par ce jeu de mot « le clown gai rit », je me suis inscrite à un atelier de <strong>clown-thérapie</strong>.<br />
Il s’agissait d’un stage résidentiel d’une semaine en juillet, dans un cloître près de <strong>Malmédy</strong>.</p>
<p>L’idée  d’apprendre de nouvelles « méthodes »  relationnelles me séduisait beaucoup.<br />
D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu une réputation de clown et mes punitions scolaires étaient très souvent motivées par le fait que je « faisais le clown » en classe !<br />
Quelques décennies plus tard, mon tempérament clownesque  n’ayant pas beaucoup changé ce stage était pour moi une aubaine : j’allais enfin pouvoir faire le clown dans ma <strong>vie professionnelle</strong> de manière autorisée !</p>
<p>Dés mon arrivée au cloître, un vendredi soir, tout me semblait gris : il pleuvait, le bâtiment me paraissait austère et les chambrettes peu accueillantes. De plus j’étais rongée par une grosse culpabilité d’avoir abandonné pour une semaine, mari, enfants, maison et boulot !</p>
<p>Après un maigre repas, le groupe de personnes inscrites au stage s’est retrouvé dans la chapelle aménagée en salle de travail.<br />
Assis en cercle sur des petits tapis ronds, chaque personne était invitée à se présenter, expliquer ses motivations à sa venue au stage et « déposer »  au groupe ce qu’elle souhaitait… C’est après deux heures de présentations, de partages et de dépôts d’émotions diverses, que j’ai vraiment pris conscience que j’avais des ischions, je ne pensais qu’à cela !</p>
<p>Tout cela me semblait étrange, moi qui était venue pour apprendre de « nouvelles méthodes » je ne comprenais pas très bien pourquoi il fallait tant parler de soi!<br />
Il m’intéressait surtout de savoir quel « certificat », « attestation », voir « diplôme » me serait remis en fin de stage et comment étaient organisées les « évaluations »… Est-ce que j’allais pouvoir faire le clown dans mon service dès la semaine suivante ?<br />
En effet, en tant qu’<strong>infirmière responsable</strong> habituée à tout bien gérer, j’avais déjà programmé d’aller m’acheter un beau costume bariolé !<br />
Il ne m’importait guère de « déposer » quoi que ce soit, puisque je n’avais pas de problème, mais bien de connaître le QQCQ de ce groupe particulier (entendez : Qui fait Quoi ? Comment ? Quand ?)<br />
Excédée par toutes les larmes, les colères, et les dépôts de misères des autres participants, j’ai demandé au thérapeute de me dire clairement quelles seraient les nouvelles compétences que je pourrais appliquer dès la fin du <strong>stage</strong> ?<br />
Et là avec beaucoup d’empathie et de respect j’ai reçu ma première douche froide en entend le thérapeute me répondre gentiment: « <em>ici, il n’y a pas de « méthodes », « de recettes », de « compétences » ni de « savoir-faire » ou  encore de « <strong>techniques</strong> » il y a juste à apprendre à « être » ! « Accueillir ce qui vient, comme ça devient, laisser l’effet se faire </em>» ! Trop perturbée que pour bien entendre, j’avais compris : « laisser les fesses faire »… Cela me semblait vraiment trop compliqué !  Le cœur rempli de rancœur, des larmes de colère dans la voix, j’ai quand même insisté : « Oui, mais… Je ne comprends pas ! Quand est ce que je serai clown thérapeute alors, si ce n’est pas à la fin du stage ? Et le thérapeute de me répondre avec plein de compassion et de tendresse dans le regard : « Est ce que dans une dizaine d’année cela te conviendrait-il? »<br />
C’est à ce moment très précis que je n’ai plus eu besoin de mots pour déposer moi aussi mes larmes, ma tristesse si profondément enfouie, que j’étais étonnée d’en avoir en moi ! Moi, si forte, sachant toujours tout gérer, tout diriger, dominer…j’étais là, assise par terre sur un petit tapis rouge pleurant je ne savais même pas pourquoi ! Deux heures seulement s’étaient écoulées et en reprenant conscience que j’étais venue pour une semaine, une incroyable envie de fuir m’envahissait !</p>
<p>Une semaine plus tard, j’ai échangé mon nez rosé (névrosé) contre un beau nez rouge ! Quelle aventure jusqu’à ce nouveau nez !  Rentrée chez moi, je ne pouvais que sourire lorsqu’on me demandait «Et alors, quand est ce que tu nous fais le clown ? »</p>
<p>Quelques années plus tard….<br />
Comme « je n’avais pas de problème ni de « misères » à déposer », j’ai juste fait deux années de groupe régulier de clown thérapies, un cursus complet de formation au Clown Relationnel®, quelques séminaires et autres stages intensifs !</p>
<p>L’approche <strong>Clown relationnel</strong>® est un mode de relation qui s’inscrit dans le courant de l’Art thérapie et des <strong>soins relationnels</strong>, il s’agit d’un art de la rencontre. Un art à la fois simple et complexe, car une fois encore sans recette, abécédaire, méthode ou technique. Il n’existe aucun mode d’emploi, tout se vit dans l’instant, dans la sensation.</p>
<p><strong>Etre clown…</strong></p>
<div class="imgfloatright"><img src="http://www.soignants-aides.com/images/solange-clown.jpg" alt="Clown | thérapie | Solange Goffin" /></div>
<p>Se mettre « en état d’être clown » c’est s’ouvrir pleinement aux émotions dans la sensation, les amplifier et les partager pour trouver la porte d’entrée de l’Etre essentiel de l’autre.<br />
Le clown, avec le plus petit masque du monde va oser les rires, les pleurs, les colères, les peurs au-delà des tabous, des conventions et des règles.<br />
Il va se laisser « toucher » et laisser grandir l’état émotionnel du moment avec ce qui vient comme il vient et comme il devient.<br />
Cette rencontre relationnelle se fait sans projet, c’est le principe de la non productivité, on n’attend aucun résultat, rien n’est programmé. L’autre sera sujet et non l’objet d’un projet ou encore d’une technique.</p>
<p>Aujourd’hui, si je ne devais retenir qu’une leçon de cette merveilleuse expérience ce serait : la conscience de la différence entre « faire le clown » et « être clown ». C’est cet apprentissage qui m’a rendu « vivante » présente à moi et à mes sensations. Cà n’est qu’à cette condition, de présence à moi dans l’instant, que je peux me rendre disponible à l’autre dans la relation.</p>
<p>Je remercie <strong>Christian Moffart</strong>* et <strong>Françoise Camus</strong>* d’avoir créé cette approche relationnelle singulière et humanisante.<br />
Grâce à cette approche, nombreux <strong>soignants</strong> devenus apaisés sont à leur tour apaisants et vivifiants dans leur accompagnement de <strong>soins</strong>. Preuve en est que l’on ne fait pas l’économie de s’occuper de soi pour pouvoir s’occuper de l’autre !</p>
<p><em><strong>Solange Goffin</strong></em>.</p>
<p>*Christian Moffart et *Françoise Camus sont les créateurs liégeois de l’Institut du Clown Relationnel® et de la <strong>Clown Thérapie</strong>.<br />
Avenue des Cotteaux, 94 à 4000 Liège</p>
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		<title>La validation &#124; Alimentation émotionnelle » &#124; de la personne âgée ?</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Mar 2008 11:18:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Emotionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[émotions]]></category>
		<category><![CDATA[patient]]></category>
		<category><![CDATA[soins]]></category>

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		<description><![CDATA[La théorie de Madame Feil repose sur la conviction que derrière tout comportement se cache un sentiment. Exprimés, les sentiments douloureux sont reconnus et diminuent. Par contre, lorsqu’ils sont niés, ils ne font qu’augmenter. L’intervenant en validation, développant l’empathie, va porter son intérêt sur le vécu de la personne âgée en perte d’autonomie psychique. (intérêt [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La théorie de Madame Feil repose sur la conviction que derrière tout comportement se cache un sentiment.</p>
<p>Exprimés, les sentiments douloureux sont reconnus et diminuent. Par contre, lorsqu’ils sont niés, ils ne font qu’augmenter.</p>
<p>L’intervenant en <strong>validation</strong>, développant l’empathie, va porter son intérêt sur le vécu  de la <strong>personne âgée</strong> en perte d’autonomie psychique. (intérêt de l’utilisation du génosociogramme). Il ouvre ainsi une porte de <a href="http://www.soignants-aides.com/infirmiere-personnel/analyse-transactionnelle-at-outil-de-communication/" title="communication | analyse transactionnelle | Solange Goffin" class="z"><strong>communication</strong></a> plus consciente et construit une relation sécurisée et chaleureuse avec ces personnes.</p>
<p>N. Feil appuie sa méthode sur l’échelle des différents stades de vie d’Erikson.<br />
En effet, à chaque stade correspond une tâche à accomplir. Le non accomplissement de cette tâche entraîne un sentiment négatif qui est une « perte » dans le développement de la personne.</p>
<p>Elle ajoute un dernier stade qu’elle appelle : stade de résolution/végétation. Toute personne doit pouvoir accomplir cette dernière tâche au crépuscule de sa vie afin de pouvoir mourir en paix.</p>
<p><strong>1. Petite enfance </strong></p>
<p>Tâche : Apprendre à faire confiance quand il y a frustration.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Défiance. Je ne suis pas aimé.</p>
<p><strong>2. Enfance</strong></p>
<p>Tâche : Apprendre à contrôler ses sphincters. Suivre les règles. Joie d’y parvenir.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Honte. Culpabilité. Reproche. Je souille tout.</p>
<p><strong>3. Adolescence</strong></p>
<p>Tâche : Trouver sa propre identité. Révolte. Séparation de l’autorité parentale.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Insécurité. Délégation du rôle. Je ne suis quelqu’un que si je suis aimé.</p>
<p><strong>4. Adulte</strong></p>
<p>Tâche : Intimité. Partage des premiers sentiments. Etre responsable de ses émotions, de ses erreurs et de ses succès.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Isolement. Dépendance.</p>
<p><strong>5. Age mûr</strong></p>
<p>Tâche : Produire des nouvelles activités quand les anciennes sont dépassées. Se tourner vers quelque chose de nouveau.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Stagnation. Fixation sur des rôles dépassés.</p>
<p><strong>6. Age avancé</strong></p>
<p>Tâche : Boucler sa vie. Trouver la force intérieure, l’intégrité. Mélanger le passé au présent. Se donner de nouveaux buts.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Désespoir. « Je ferais mieux d’être mort ».</p>
<p><strong>7. Très grand âge</strong></p>
<p>Tâche : Résolution du passé.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Etat végétatif.</p>
<p>La validation porte sur le stade 7. Elle aura donc pour objet d’aider la personne très âgée à accomplir sa tâche de résolution de vie.</p>
<p>Quelle attitude juste adopter, quel comportement adéquat pourrait les aider ?</p>
<p>Que faire pour ne pas sombrer  dans la tentation de déshumaniser les patients difficiles en niant leurs souffrances émotionnelles à grands coups de médicaments?</p>
<p><strong>L’attitude à adopter en validation</strong></p>
<p>Le <strong>personnel soignant</strong> ou non, devra revoir certains « conforts » acquis (voir l’exemple de Mme Rubis)  pour adopter des attitudes d’écoute  et d’empathie.<br />
En effet, valider c’est avant tout reconnaître les <strong>émotions</strong> d’une personne, en reconnaissant  la personne. C’est la prendre par la main pour faire un bout de chemin avec elle en l’acceptant  là où elle est. C’est mettre tout en œuvre pour éviter à ces personnes le repli sur soi et le glissement vers un état végétatif.<br />
C’est prendre conscience que tous ces comportements dits « déments » sont en réalité la preuve d’une grande sagesse et sont également tout ce qu’il reste à la personne pour accomplir ses dernières tâches de vie.<br />
Etre à l’écoute des besoins dans le non jugement et le respect et entendre les messages qu’elle essaie de transmettre au-delà des mots.<br />
Comprendre pourquoi telle personne adopte tel comportement et accepter qu’il soit le sien afin de renforcer le sentiment de sécurité ce qui permettra de faire régresser le stress qui l’habite.<br />
Et tout cela en identifiant le canal préférentiel de communication de la personne (auditif, visuel, kinestésique) pour entrer en empathie avec elle et parler le « même langage ».</p>
<p><strong>Les différents stades de la désorientation</strong></p>
<p>La fuite dans l’état végétatif passe par différents stades de désorientation :</p>
<p>Stade 1 : la malorientation</p>
<p>Stade 2 : la confusion temporelle</p>
<p>Stade 3 : les mouvements répétitifs</p>
<p>Stade 4 : L’état végétatif</p>
<p>Certains <strong>patients</strong> peuvent parfois « surfer » du stade 1 au stade 2, mais en principe, lorsqu’un patient se trouvant dans un stade n’est pas validé, il « s’enfonce » dans le stade suivant jusqu’au non-retour de l’état végétatif.<br />
Prisonnier dans ce dernier stade, pendant parfois des années, il se retrouve dans l’impossibilité de « lâcher prise ».</p>
<p><strong>Les « techniques » utilisées en validation</strong></p>
<p>Selon le stade  de désorientation dans lequel se trouve la personne, différentes attitudes « validantes » sont recommandées.</p>
<p>Il s’agit le plus souvent de :</p>
<p>- Interroger la personne  en  la  questionnant : Qui ? Quoi ? Comment ? Où ? (jamais pourquoi  car cela invite à la justification, ce qui est  impossible pour le patient)</p>
<p>• Utilisation de mots visuels : « Comment était cet homme ? grand ? petit ? Quelle était sa couleur de cheveux ? »…</p>
<p>• Utilisation de mots auditifs : « Faisait-il du bruit ? Qu’avez-vous entendu quand il est entré dans votre chambre ? »&#8230;</p>
<p>• Utilisation du canal kinestésique :« Que ressentiez-vous à ce moment là ? Aviez-vous peur ? froid ? » …</p>
<p>- Utiliser le toucher de la validation : par exemple, le toucher de la mère se traduira par des petits mouvements circulaires avec la paume de la main sur la joue, celui du père sera plutôt la main posée sur le dessus de la tête…</p>
<p>- Utiliser les contraires : « Y-a-t’il des nuits où cet homme ne vient pas ? »</p>
<p>- Utiliser les extrêmes :  « Vient-il toujours, toutes les nuits?  Qu’arriverait-il si cet homme ne venait plus jamais? Qu’ y-a-t’il de plus grave quand il est sous le lit ? »</p>
<p>- Utiliser la technique du miroir : C’est en quelque sorte en « mimant » exactement la posture et les attitudes de la personne que l’on se met en position d’empathie à travers tout le corps.</p>
<p>- Utiliser la réminiscence : « Quand vous étiez petite, c’était comment ? Et votre papa, comment était–il ? décrivez-le moi ? Aimait-il chanter ? Et que chantait-il ? Ah, le petit vin blanc! Et, si on le chantait ensemble ce petit vin blanc ? ….</p>
<p>Le chant est porteur de grande énergie chez ces patients. Il est curieux de constater combien une personne qui vit dans la confusion la plus complète parvient à chanter, avec émotion, une chanson sans en oublier un seul couplet.</p>
<p><strong>Les effets de la validation</strong></p>
<p>Nous nous sommes rendu compte que le fait d’avoir des relations authentiques avec les patients désorientés  change tout à fait notre façon de voir ces patients.<br />
Les membres du personnel qui réservent une part de temps de travail aux <strong>soins relationnels</strong> retrouvent confiance et motivation.<br />
Ne plus être dans le jugement ou  la critique disqualifiante nous donne beaucoup plus de satisfaction dans notre prise en charge thérapeutique.<br />
Le patient dit <strong>dément</strong> d’une part, redevient une personne de qui on a envie de s’occuper et  avec qui on a envie de communiquer et, d’autre part, il a besoin de beaucoup moins de médications calmantes et de contentions qu’autrefois.</p>
<p>Un vieil adage dit que le temps c’est de l’argent… En matière de relation, je suis profondément convaincue que le fait de donner du temps permet, presque toujours et sur bien des «  postes », d’en gagner.</p>
<p>©<em>Solange GOFFIN</em></p>
<p><em>(1) Les formations agréées par le  « <span xml:lang="en" lang="en">validation training institue</span> »  sont dispensées par le centre Rhapsodie à 1180 Bruxelles Chaussée de Waterloo, 282.</em></p>
<p><em>(2) Extrait du livre : « Validation mode d’emploi », Naomi Feil,Ed.. Pradel 1997.</em></p>
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