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	<title>Soins &#124; Infirmières &#124; Aides Soignants &#124; SAS &#187; émotions</title>
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		<title>Le bien-être du résident selon différentes perspectives</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 09:28:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
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		<category><![CDATA[résidents]]></category>
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		<description><![CDATA[Le point de vue du directeur. Récemment, quelques témoignages de directeurs de maisons de retraites m’ont replongée trois ans en arrière, lorsque mon quotidien était de veiller à ce que tout se passe pour le mieux dans mon home. Et des images se sont bousculées, chargées d’émotions… J’ai revu les moments de joie : satisfaction du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le point de vue du directeur.</strong> </p>
<p>Récemment, quelques témoignages de  directeurs de maisons de retraites m’ont replongée trois ans en arrière,  lorsque mon quotidien était de veiller à ce que tout se passe pour le mieux dans mon home. </p>
<p>Et des images se sont bousculées, chargées d’émotions…</p>
<p>J’ai revu les moments de joie : satisfaction du travail bien accompli, remerciements des familles, sourires des résidents,  félicitations des médecins et gratitude du personnel content de travailler pour et avec nous.<br />
J’ai revu les fêtes, notamment les barbecues géants, qui rassemblaient résidents et familles, personnel et direction.</p>
<p>J’ai revécu le stress des périodes de facturations INAMI ou de préparation de contrôles…<br />
J’ai revécu l’inquiétude des jours où des épidémies étaient menaçantes, et où ma seule préoccupation était de rencontrer les médecins et de suivre avec attention les actes infirmiers et l’évolution de l’état de santé des résidents.<br />
A ces moments-là, la charge de stress était si lourde  qu’il ne m’était pas possible d’écouter les plaintes du quotidien… Il m’arrivait même alors d’entrer par le garage ou le sous-sol afin de ne pas rencontrer les résidents ou les familles. </p>
<p>Chacun des actes posés était un acte chargé d’émotion…</p>
<p>Depuis le 20/12/1990, le rôle du directeur de maison de repos a été fixé légalement.<br />
La loi a « mis en mots » notre vécu de chaque jour, elle a posé des cadres, elle a limité le temps d’empathie.<br />
Elle prévoit une formation à l’issue de laquelle le Directeur est « formé » à faire face à de multiples tâches et responsabilités.<br />
Appliquer la réglementation spécifique au secteur des maisons de repos.  Assurer le respect des normes de sécurité et d’hygiène.<br />
Proposer  un projet de vie d’établissement qui repose sur la qualité de vie et l’épanouissement du résident en appréhendant les spécificités de la personne âgée.<br />
Organiser les tâches, encadrer le personnel et stimuler sa motivation et veiller à sa formation continuée.<br />
Mettre au point toutes les procédures administratives utiles, élaborer les budgets de fonctionnement de l’établissement (prix d’hébergement et services offerts).<br />
Cette liste, incomplète, montre combien est complexe la tâche du directeur.</p>
<p>Se pose alors la question : Comment, alors qu’il est submergé par une charge administrative très lourde, le directeur arrive-t-il encore à gérer le bien-être du résident et l’atmosphère qui règne dans la maison ? Et cela en s’efforçant de ne pas  tout « déléguer », afin que le patient puisse le rencontrer de temps à autre dans la maison ; afin, aussi, en faisant son tour, de reconnaître l’ambiance qui règne dans les couloirs :   conversations sereines, silences éloquents mais aussi, parfois, cris, plaintes  auxquels le personnel ne trouve pas toujours le temps de répondre sont les baromètres du bon fonctionnement de l’établissement.</p>
<p>L’harmonie de la maison dépend aussi de l’état émotionnel du personnel qui parfois se montre débordé, fatigué, voire démotivé … Et  à qui il convient de rendre le sourire…par des sensibilisations au souci de l’autre, aux soins relationnels, par la mise en place de la Validation® Naomi Feil dans les contacts apportés aux personnes dites démentes….</p>
<p>Lorsque tout « tourne » et que l’on est secondé par du personnel motivé et content de se trouver là, on ressent une sérénité qui se répercute sur l’atmosphère de toute la maison.</p>
<p>D’une manière générale, le Directeur sait que, pour que règne dans sa maison l’harmonie et le <strong>bien être</strong>, il faut que les besoins des résidents soient satisfaits.<br />
Besoins fondamentaux : être bien soignés, bien nourris, hydratés… afin d’éviter des hospitalisations pour déshydratations, fécalomes… ; bénéficier d’une alimentation saine et variée : les mets « comme à la maison » rassurent et accentuent souvent le bien-être des résidents.<br />
Besoins de sécurité physique (les chutes sont fréquentes, la personne âgée perdant facilement l’équilibre, il est très important de veiller à sa sécurité corporelle afin d’éviter des interventions orthopédiques dont le post-opératoire est souvent très invalidant).<br />
Besoins de reconnaissance.<br />
Etre connu et reconnu : il est important pour le confort du résident d’être connu et reconnu par le directeur de la maison. Lorsqu’un résident est salué par son nom ou reçoit une visite personnalisée du directeur cela contribue fortement à le renarcissiser. On peut espérer qu’aujourd’hui, ils deviennent de plus en plus rares, les directeurs qui n’arrivent pas à mettre un nom sur un visage, pire,  qui ne connaissent leurs résidents que sous un numéro de facturation ou par l’intermédiaire de la personne responsable des paiements.<br />
Etre entendu – et aimé &#8211; est également une des priorités de la personne âgée : l’attention et la patience du personnel permettent d’éviter les comportements perturbateurs qui trouvent souvent écho chez les personnes dites « encore bien » qui se mettent elles aussi à se plaindre&#8230;<br />
Besoins d’être informés : la bonne organisation du travail, la cohérence et l’information ont une répercussion sur le confort des résidents (ils se sentent rassurés lorsqu’ils connaissent, par exemple, le jour du bain, l’heure où on viendra les laver …).<br />
Besoin de donner un sens à sa vie en participant au projet de vie de l’établissement.</p>
<p>Je reste convaincue que le bien-être du résident repose sur l’ambiance chaleureuse, respectueuse et conviviale qui anime la maison de repos où il est hébergé.<br />
Ce bien-être sera souvent généré par l’attitude du directeur.<br />
Véritable chef d’orchestre, il traite toute personne qu’il rencontre, âgée ou non, avec humanité et respect. </p>
<p>Un vieil adage ne dit-il pas que l’on récolte ce que l’on sème ? En matière de relations bienveillante entre personnes, le fait de montrer l’exemple par une attitude d’écoute et de respect entraînera des émules à la fois dans le personnel mais aussi entre les résidents et les familles.</p>
<p>Solange GOFFIN<br />
<em>Formatrice en Validation® et en soins relationnels.<br />
Accompagnatrice de soignants en institution.</em> </p>
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		<title>Le bien-être en maison de repos selon différentes perspectives (III)</title>
		<link>http://www.soignants-aides.com/infirmiere-personnel/le-bien-etre-en-maison-de-repos-selon-differentes-perspectives-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 12:36:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[émotions]]></category>
		<category><![CDATA[patient]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[résident]]></category>
		<category><![CDATA[Solange Goffin]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bien-être du résident vu par personnel  Si l’on pose, aux personnes soignantes, la question « A votre avis quel est le facteur le plus important qui intervient dans le bien-être du résident ? », on obtient sans conteste la notion de respect des besoins… Et si l’on s’interroge sur les besoins, très vite, il est fait référence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le bien-être du résident vu par personnel </strong></p>
<p>Si l’on pose, aux personnes soignantes, la question « A votre avis quel est le facteur le plus important qui intervient dans le bien-être du résident ? », on obtient sans conteste la notion de respect des besoins… Et si l’on s’interroge sur les besoins, très vite, il est fait référence à la pyramide de Maslow.</p>
<p>Rappelons qu’Abraham Maslow représente les besoins sous la forme hiérarchisée d’une pyramide en 5 étages. Les besoins fondamentaux sont les besoins physiologiques. La satisfaction d&#8217;un type de besoin ne peut être réalisée que si les besoins de niveau inférieur sont eux-mêmes satisfaits. Par exemple, un individu ne peut se sentir en sécurité (niveau 2) que si sa première préoccupation, trouver à boire et à manger (niveau 1) est satisfaite.<br />
Ainsi, pour atteindre l’état de bien-être supérieur et de réalisation de soi, il faut avoir franchi 3 autres étapes : la sécurité, l’affection et l’estime de soi et d’autrui.</p>
<div class="center"><img src="http://www.soignants-aides.com/images/soins.jpg" width="450" height="399" alt="Soins" /></div>
<p>Les <strong>soignants</strong>, dans une maison de repos, devraient constamment se référer à cette pyramide et se rappeler le chemin à parcourir pour atteindre l’étage supérieur.</p>
<p>On peut penser qu’il est évident que la maison de repos satisfait les deux premiers étages et offre à ses résidents la satisfaction de ses besoins physiologiques ainsi que la sécurité. Et pourtant…<br />
N’arrive-t-il pas que le résident puisse avoir faim ou soif ?<br />
N’arrive-t-il pas qu’il soit incommodé par un fécalome ou qu’il baigne dans une couche souillée ?<br />
Et comment une personne peut-elle dormir sereinement si elle ne se sent pas en sécurité au moment où sa compagne de chambre est délirante, agitée, liée au lit ou encore fait des apnées pré-mortem ?<br />
Comment peut-elle se sentir en sécurité lorsqu’une personne différente se présente chaque jour pour réaliser ses soins ? Ou encore lorsque l’on ne respecte pas son intimité ou simplement sa « bulle » de sécurité ?<br />
Ces besoins physiologiques et de sécurité pourraient néanmoins être satisfaits assez facilement. </p>
<p>Il n’en est pas de même au 3e niveau, appartenance et amour, qui exige des soignants plus d’attention et plus d’investissement personnel.<br />
Pour se sentir bien le résident doit se sentir aimé et respecté dans son intégrité, dans ses émotions, dans ses valeurs et dans son processus de vieillissement. Le mot « respect » vient du verbe latin « rescipere » qui signifie « voir l’autre tel qu’il est » et, au-delà de cela, le reconnaître dans sa différence.<br />
Et pourtant…<br />
N’arrive-t-il pas  que les émotions que la personne ressent soient niées ?<br />
N’arrive-t-il pas qu’elle doive se sous-mettre aux soins, aux horaires, aux habitudes qui ne sont pas les siennes.<br />
N’arrive-t-il pas qu’on décide tout à sa place,  jusqu’aux vêtements qu’elle doit porter ou même la quantité d’aliments qu’elle doit ingérer ?<br />
N’arrive-t-il pas que la douleur omniprésente, dont elle nous fait part, ne soit pas reconnue, soulagée mais au contraire, passée sous silence sous le prétexte qu’elle se plaint tout le temps ou perd la tête?<br />
N’arrive-t-il pas qu’elle soit l’objet de moqueries et de brimade de la part de soignants qui la croient « déphasée » ?<br />
Comment peut-elle encore croire à ses valeurs quand les siennes sont bafouées et que ses journées sont ponctuées d’aquabonisme et de résiliations ?</p>
<p>Et que devient son estime de soi si elle ne se sent pas reconnue, si elle se sent abandonnée ? Pas ou peu de visites… Mais le personnel soignant peut leur offrir, avec le respect qui leur est dû, les regards touchants, les touchers aimants, ces touchers qui réchauffent l’intérieur?</p>
<p>Cependant, nous les rencontrons souvent, qui se promènent dans les couloirs, ces personnes âgées qui rayonnent, qui nous offrent un sourire ou une parole aimable, qui disent « se sentir bien » dans leur âge. Celles-là ont atteint le sommet de la pyramide… et l’on pourrait rêver d’un « sweet home » où tous les résidents auraient pu dépasser les 4 étages de Maslow…</p>
<p>Et cela, grâce au personnel soignant, aux personnes qui savent se faire aimer parce qu’elles rayonnent dans un service par leur sourire, leur bonne humeur, leur humilité, leur patience, leur tolérance et leur respect.</p>
<p><strong>La notion de bien-être chez le personnel soignant</strong></p>
<p>On a observé que la notion de bien-être estimée par le personnel est liée aux images qu’il se fait au sujet de sa propre vieillesse.<br />
Ces images s’accompagnent de jugements de valeur et parasitent la relation et il est important que les soignants en prennent conscience.<br />
Je donnerai par quelques exemples des « résonnances » les plus couramment rencontrées et …avouées !</p>
<p>Si, pour moi soignant, vieillir c’est rester actif, indépendant et beau… je verrai la personne âgée qui participe à toutes les animations, qui assume seule ses soins et qui est soucieuse de son aspect extérieur comme une personne qui a atteint le stade de la « réalisation de soi ».  Si, par contre, sa voisine, devenue grabataire et dépendante, se laisse aller ou se désintéresse de son apparence, je la considérerai probablement comme quelqu’un qui ne veut pas se battre, qui se laisse aller, sans force de caractère et probablement en mal-être…</p>
<p>Si encore, pour moi soignant, vieillir c’est être entouré de mes enfants, petits enfants, avec mon conjoint, j’imaginerai que les couples de résidents hébergés ensemble et entourés de leurs proches ont une vieillesse particulièrement réussie. Par contre, les personnes confrontées à la solitude, refusant les activités, en état de rempli sur soi,  pourraient résonner en moi, soignant, comme vivant le pire des mal-être de la vieillesse !  </p>
<p>Si pour moi, la solitude est la pire chose à vivre dans la vieillesse, jusqu’où vais-je « obliger » telle personne qui aime être seule, dans le calme de sa chambre à participer aux activités ?<br />
Si, pour moi soignante, devenir dépendant et apathique est la pire évolution de la vieillesse, jusque dans quelle mesure vais-je infantiliser ce pauvre petit vieux qui est très certainement malheureux ? Ou au contraire jusqu’où vais-je l’obliger à aller dans ses possibilités physiques en le « stimulant » et en devenant ainsi maltraitant et irrespectueux ? </p>
<p>Si, pour moi soignante,  le bien-être du résident passe  par la notion de « bien-être financier» je penserai que le beau linge, les agréables parfums, les vêtements bien entretenus, la chambre élégamment garnie avec des accessoires de confort tels des coussins et des couvre-lits ou couettes confortables est le summum de la réalisation de soi… Je passerai dès lors certainement à côté des besoins d’amour de la personne…</p>
<p>Il est important que les soignants se rendent compte que l’état de bien-être d’un résident dépend de SON ressenti et de SES besoins et non de nos ressentis fluctuant au gré de nos projections personnelles ! Il convient donc, pour le soignant, de prendre conscience que ce qu’il imagine être le meilleur pour son bien-être personnel ne correspond pas nécessairement aux besoins de la personne qui se trouve devant lui…</p>
<p>Le risque de « mal soigner », né pourtant de bonnes intentions,  peut entraîner un véritable mal-être de vie chez les personnes âgées.</p>
<p><strong>Le bien-être du résident jusqu’à sa mort…</strong></p>
<p>Mourir dignement et sans souffrance est pour chacun une des priorités. Le personnel soignant, particulièrement attentif  au bien-être des résidents en fin de vie, se trouve face à plusieurs exigences. Il doit d’abord disposer du matériel adapté au confort et des médications palliatifs. A cela s’ajoute des exigences de temps : temps à consacrer à ce patient qui s’éteint et nous quitte doucement,  temps à consacrer aussi à son entourage en dehors des actes posés, juste par une présence de quelques instants… un toucher bien-être, ou encore une écoute du silence « ensemble ».</p>
<p>Le personnel soignant reconnaît qu’il est encore trop peu formé à ces approches relationnelles et que souvent il se sent impuissant face aux patients en fin de vie. Ils évoquent les difficultés qu’ils éprouvent à mettre en place ce bien-être de fin de vie. Il ne s’agit pas d’incompétence, mais force est de constater que lorsque des équipes palliatives viennent en aide au personnel des maisons de repos celui-ci dit « se sentir soutenu et touché par cette qualité de présence des infirmières des équipes ».</p>
<p>Même face à la fin de vie la question primordiale reste la même : « De quoi a besoin cette personne » ?</p>
<p><em>En conclusion :</em></p>
<p>Un vieil adage dit que « <em>donner c’est aussi recevoir </em>». Pourrait-on imaginer que « <em>s’occuper de personnes âgées c’est aussi s’occuper de soi </em>» ?<br />
Les soignants pourraient-ils prendre conscience  que l’on n’est apaisant que si on est apaisé.<br />
Et ne pas oublier, dans ce cas, la question toujours fondamentale : De quoi ai-je moi-même besoin ?</p>
<p>Solange GOFFIN<br />
<em>Formatrice en soins relationnels, Validation®, et « Soins aux soignants »</em></p>
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		<title>Clown Thérapie</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 13:39:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Techniques]]></category>
		<category><![CDATA[Thérapies]]></category>
		<category><![CDATA[clown]]></category>
		<category><![CDATA[émotions]]></category>
		<category><![CDATA[thérapie]]></category>
		<category><![CDATA[vie professionnelle]]></category>

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		<description><![CDATA[Une aventure clownesque ! Il y a quelques années, attirée par ce jeu de mot « le clown gai rit », je me suis inscrite à un atelier de clown-thérapie. Il s’agissait d’un stage résidentiel d’une semaine en juillet, dans un cloître près de Malmédy. L’idée d’apprendre de nouvelles « méthodes » relationnelles me séduisait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une aventure clownesque !</strong></p>
<p>Il y a quelques années, attirée par ce jeu de mot « le clown gai rit », je me suis inscrite à un atelier de <strong>clown-thérapie</strong>.<br />
Il s’agissait d’un stage résidentiel d’une semaine en juillet, dans un cloître près de <strong>Malmédy</strong>.</p>
<p>L’idée  d’apprendre de nouvelles « méthodes »  relationnelles me séduisait beaucoup.<br />
D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu une réputation de clown et mes punitions scolaires étaient très souvent motivées par le fait que je « faisais le clown » en classe !<br />
Quelques décennies plus tard, mon tempérament clownesque  n’ayant pas beaucoup changé ce stage était pour moi une aubaine : j’allais enfin pouvoir faire le clown dans ma <strong>vie professionnelle</strong> de manière autorisée !</p>
<p>Dés mon arrivée au cloître, un vendredi soir, tout me semblait gris : il pleuvait, le bâtiment me paraissait austère et les chambrettes peu accueillantes. De plus j’étais rongée par une grosse culpabilité d’avoir abandonné pour une semaine, mari, enfants, maison et boulot !</p>
<p>Après un maigre repas, le groupe de personnes inscrites au stage s’est retrouvé dans la chapelle aménagée en salle de travail.<br />
Assis en cercle sur des petits tapis ronds, chaque personne était invitée à se présenter, expliquer ses motivations à sa venue au stage et « déposer »  au groupe ce qu’elle souhaitait… C’est après deux heures de présentations, de partages et de dépôts d’émotions diverses, que j’ai vraiment pris conscience que j’avais des ischions, je ne pensais qu’à cela !</p>
<p>Tout cela me semblait étrange, moi qui était venue pour apprendre de « nouvelles méthodes » je ne comprenais pas très bien pourquoi il fallait tant parler de soi!<br />
Il m’intéressait surtout de savoir quel « certificat », « attestation », voir « diplôme » me serait remis en fin de stage et comment étaient organisées les « évaluations »… Est-ce que j’allais pouvoir faire le clown dans mon service dès la semaine suivante ?<br />
En effet, en tant qu’<strong>infirmière responsable</strong> habituée à tout bien gérer, j’avais déjà programmé d’aller m’acheter un beau costume bariolé !<br />
Il ne m’importait guère de « déposer » quoi que ce soit, puisque je n’avais pas de problème, mais bien de connaître le QQCQ de ce groupe particulier (entendez : Qui fait Quoi ? Comment ? Quand ?)<br />
Excédée par toutes les larmes, les colères, et les dépôts de misères des autres participants, j’ai demandé au thérapeute de me dire clairement quelles seraient les nouvelles compétences que je pourrais appliquer dès la fin du <strong>stage</strong> ?<br />
Et là avec beaucoup d’empathie et de respect j’ai reçu ma première douche froide en entend le thérapeute me répondre gentiment: « <em>ici, il n’y a pas de « méthodes », « de recettes », de « compétences » ni de « savoir-faire » ou  encore de « <strong>techniques</strong> » il y a juste à apprendre à « être » ! « Accueillir ce qui vient, comme ça devient, laisser l’effet se faire </em>» ! Trop perturbée que pour bien entendre, j’avais compris : « laisser les fesses faire »… Cela me semblait vraiment trop compliqué !  Le cœur rempli de rancœur, des larmes de colère dans la voix, j’ai quand même insisté : « Oui, mais… Je ne comprends pas ! Quand est ce que je serai clown thérapeute alors, si ce n’est pas à la fin du stage ? Et le thérapeute de me répondre avec plein de compassion et de tendresse dans le regard : « Est ce que dans une dizaine d’année cela te conviendrait-il? »<br />
C’est à ce moment très précis que je n’ai plus eu besoin de mots pour déposer moi aussi mes larmes, ma tristesse si profondément enfouie, que j’étais étonnée d’en avoir en moi ! Moi, si forte, sachant toujours tout gérer, tout diriger, dominer…j’étais là, assise par terre sur un petit tapis rouge pleurant je ne savais même pas pourquoi ! Deux heures seulement s’étaient écoulées et en reprenant conscience que j’étais venue pour une semaine, une incroyable envie de fuir m’envahissait !</p>
<p>Une semaine plus tard, j’ai échangé mon nez rosé (névrosé) contre un beau nez rouge ! Quelle aventure jusqu’à ce nouveau nez !  Rentrée chez moi, je ne pouvais que sourire lorsqu’on me demandait «Et alors, quand est ce que tu nous fais le clown ? »</p>
<p>Quelques années plus tard….<br />
Comme « je n’avais pas de problème ni de « misères » à déposer », j’ai juste fait deux années de groupe régulier de clown thérapies, un cursus complet de formation au Clown Relationnel®, quelques séminaires et autres stages intensifs !</p>
<p>L’approche <strong>Clown relationnel</strong>® est un mode de relation qui s’inscrit dans le courant de l’Art thérapie et des <strong>soins relationnels</strong>, il s’agit d’un art de la rencontre. Un art à la fois simple et complexe, car une fois encore sans recette, abécédaire, méthode ou technique. Il n’existe aucun mode d’emploi, tout se vit dans l’instant, dans la sensation.</p>
<p><strong>Etre clown…</strong></p>
<div class="imgfloatright"><img src="http://www.soignants-aides.com/images/solange-clown.jpg" alt="Clown | thérapie | Solange Goffin" /></div>
<p>Se mettre « en état d’être clown » c’est s’ouvrir pleinement aux émotions dans la sensation, les amplifier et les partager pour trouver la porte d’entrée de l’Etre essentiel de l’autre.<br />
Le clown, avec le plus petit masque du monde va oser les rires, les pleurs, les colères, les peurs au-delà des tabous, des conventions et des règles.<br />
Il va se laisser « toucher » et laisser grandir l’état émotionnel du moment avec ce qui vient comme il vient et comme il devient.<br />
Cette rencontre relationnelle se fait sans projet, c’est le principe de la non productivité, on n’attend aucun résultat, rien n’est programmé. L’autre sera sujet et non l’objet d’un projet ou encore d’une technique.</p>
<p>Aujourd’hui, si je ne devais retenir qu’une leçon de cette merveilleuse expérience ce serait : la conscience de la différence entre « faire le clown » et « être clown ». C’est cet apprentissage qui m’a rendu « vivante » présente à moi et à mes sensations. Cà n’est qu’à cette condition, de présence à moi dans l’instant, que je peux me rendre disponible à l’autre dans la relation.</p>
<p>Je remercie <strong>Christian Moffart</strong>* et <strong>Françoise Camus</strong>* d’avoir créé cette approche relationnelle singulière et humanisante.<br />
Grâce à cette approche, nombreux <strong>soignants</strong> devenus apaisés sont à leur tour apaisants et vivifiants dans leur accompagnement de <strong>soins</strong>. Preuve en est que l’on ne fait pas l’économie de s’occuper de soi pour pouvoir s’occuper de l’autre !</p>
<p><em><strong>Solange Goffin</strong></em>.</p>
<p>*Christian Moffart et *Françoise Camus sont les créateurs liégeois de l’Institut du Clown Relationnel® et de la <strong>Clown Thérapie</strong>.<br />
Avenue des Cotteaux, 94 à 4000 Liège</p>
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		<item>
		<title>La validation &#124; Alimentation émotionnelle » &#124; de la personne âgée ?</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Mar 2008 11:18:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Emotionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[émotions]]></category>
		<category><![CDATA[patient]]></category>
		<category><![CDATA[soins]]></category>

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		<description><![CDATA[La théorie de Madame Feil repose sur la conviction que derrière tout comportement se cache un sentiment. Exprimés, les sentiments douloureux sont reconnus et diminuent. Par contre, lorsqu’ils sont niés, ils ne font qu’augmenter. L’intervenant en validation, développant l’empathie, va porter son intérêt sur le vécu de la personne âgée en perte d’autonomie psychique. (intérêt [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La théorie de Madame Feil repose sur la conviction que derrière tout comportement se cache un sentiment.</p>
<p>Exprimés, les sentiments douloureux sont reconnus et diminuent. Par contre, lorsqu’ils sont niés, ils ne font qu’augmenter.</p>
<p>L’intervenant en <strong>validation</strong>, développant l’empathie, va porter son intérêt sur le vécu  de la <strong>personne âgée</strong> en perte d’autonomie psychique. (intérêt de l’utilisation du génosociogramme). Il ouvre ainsi une porte de <a href="http://www.soignants-aides.com/infirmiere-personnel/analyse-transactionnelle-at-outil-de-communication/" title="communication | analyse transactionnelle | Solange Goffin" class="z"><strong>communication</strong></a> plus consciente et construit une relation sécurisée et chaleureuse avec ces personnes.</p>
<p>N. Feil appuie sa méthode sur l’échelle des différents stades de vie d’Erikson.<br />
En effet, à chaque stade correspond une tâche à accomplir. Le non accomplissement de cette tâche entraîne un sentiment négatif qui est une « perte » dans le développement de la personne.</p>
<p>Elle ajoute un dernier stade qu’elle appelle : stade de résolution/végétation. Toute personne doit pouvoir accomplir cette dernière tâche au crépuscule de sa vie afin de pouvoir mourir en paix.</p>
<p><strong>1. Petite enfance </strong></p>
<p>Tâche : Apprendre à faire confiance quand il y a frustration.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Défiance. Je ne suis pas aimé.</p>
<p><strong>2. Enfance</strong></p>
<p>Tâche : Apprendre à contrôler ses sphincters. Suivre les règles. Joie d’y parvenir.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Honte. Culpabilité. Reproche. Je souille tout.</p>
<p><strong>3. Adolescence</strong></p>
<p>Tâche : Trouver sa propre identité. Révolte. Séparation de l’autorité parentale.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Insécurité. Délégation du rôle. Je ne suis quelqu’un que si je suis aimé.</p>
<p><strong>4. Adulte</strong></p>
<p>Tâche : Intimité. Partage des premiers sentiments. Etre responsable de ses émotions, de ses erreurs et de ses succès.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Isolement. Dépendance.</p>
<p><strong>5. Age mûr</strong></p>
<p>Tâche : Produire des nouvelles activités quand les anciennes sont dépassées. Se tourner vers quelque chose de nouveau.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Stagnation. Fixation sur des rôles dépassés.</p>
<p><strong>6. Age avancé</strong></p>
<p>Tâche : Boucler sa vie. Trouver la force intérieure, l’intégrité. Mélanger le passé au présent. Se donner de nouveaux buts.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Désespoir. « Je ferais mieux d’être mort ».</p>
<p><strong>7. Très grand âge</strong></p>
<p>Tâche : Résolution du passé.</p>
<p>Non accomplissement de la tâche : Etat végétatif.</p>
<p>La validation porte sur le stade 7. Elle aura donc pour objet d’aider la personne très âgée à accomplir sa tâche de résolution de vie.</p>
<p>Quelle attitude juste adopter, quel comportement adéquat pourrait les aider ?</p>
<p>Que faire pour ne pas sombrer  dans la tentation de déshumaniser les patients difficiles en niant leurs souffrances émotionnelles à grands coups de médicaments?</p>
<p><strong>L’attitude à adopter en validation</strong></p>
<p>Le <strong>personnel soignant</strong> ou non, devra revoir certains « conforts » acquis (voir l’exemple de Mme Rubis)  pour adopter des attitudes d’écoute  et d’empathie.<br />
En effet, valider c’est avant tout reconnaître les <strong>émotions</strong> d’une personne, en reconnaissant  la personne. C’est la prendre par la main pour faire un bout de chemin avec elle en l’acceptant  là où elle est. C’est mettre tout en œuvre pour éviter à ces personnes le repli sur soi et le glissement vers un état végétatif.<br />
C’est prendre conscience que tous ces comportements dits « déments » sont en réalité la preuve d’une grande sagesse et sont également tout ce qu’il reste à la personne pour accomplir ses dernières tâches de vie.<br />
Etre à l’écoute des besoins dans le non jugement et le respect et entendre les messages qu’elle essaie de transmettre au-delà des mots.<br />
Comprendre pourquoi telle personne adopte tel comportement et accepter qu’il soit le sien afin de renforcer le sentiment de sécurité ce qui permettra de faire régresser le stress qui l’habite.<br />
Et tout cela en identifiant le canal préférentiel de communication de la personne (auditif, visuel, kinestésique) pour entrer en empathie avec elle et parler le « même langage ».</p>
<p><strong>Les différents stades de la désorientation</strong></p>
<p>La fuite dans l’état végétatif passe par différents stades de désorientation :</p>
<p>Stade 1 : la malorientation</p>
<p>Stade 2 : la confusion temporelle</p>
<p>Stade 3 : les mouvements répétitifs</p>
<p>Stade 4 : L’état végétatif</p>
<p>Certains <strong>patients</strong> peuvent parfois « surfer » du stade 1 au stade 2, mais en principe, lorsqu’un patient se trouvant dans un stade n’est pas validé, il « s’enfonce » dans le stade suivant jusqu’au non-retour de l’état végétatif.<br />
Prisonnier dans ce dernier stade, pendant parfois des années, il se retrouve dans l’impossibilité de « lâcher prise ».</p>
<p><strong>Les « techniques » utilisées en validation</strong></p>
<p>Selon le stade  de désorientation dans lequel se trouve la personne, différentes attitudes « validantes » sont recommandées.</p>
<p>Il s’agit le plus souvent de :</p>
<p>- Interroger la personne  en  la  questionnant : Qui ? Quoi ? Comment ? Où ? (jamais pourquoi  car cela invite à la justification, ce qui est  impossible pour le patient)</p>
<p>• Utilisation de mots visuels : « Comment était cet homme ? grand ? petit ? Quelle était sa couleur de cheveux ? »…</p>
<p>• Utilisation de mots auditifs : « Faisait-il du bruit ? Qu’avez-vous entendu quand il est entré dans votre chambre ? »&#8230;</p>
<p>• Utilisation du canal kinestésique :« Que ressentiez-vous à ce moment là ? Aviez-vous peur ? froid ? » …</p>
<p>- Utiliser le toucher de la validation : par exemple, le toucher de la mère se traduira par des petits mouvements circulaires avec la paume de la main sur la joue, celui du père sera plutôt la main posée sur le dessus de la tête…</p>
<p>- Utiliser les contraires : « Y-a-t’il des nuits où cet homme ne vient pas ? »</p>
<p>- Utiliser les extrêmes :  « Vient-il toujours, toutes les nuits?  Qu’arriverait-il si cet homme ne venait plus jamais? Qu’ y-a-t’il de plus grave quand il est sous le lit ? »</p>
<p>- Utiliser la technique du miroir : C’est en quelque sorte en « mimant » exactement la posture et les attitudes de la personne que l’on se met en position d’empathie à travers tout le corps.</p>
<p>- Utiliser la réminiscence : « Quand vous étiez petite, c’était comment ? Et votre papa, comment était–il ? décrivez-le moi ? Aimait-il chanter ? Et que chantait-il ? Ah, le petit vin blanc! Et, si on le chantait ensemble ce petit vin blanc ? ….</p>
<p>Le chant est porteur de grande énergie chez ces patients. Il est curieux de constater combien une personne qui vit dans la confusion la plus complète parvient à chanter, avec émotion, une chanson sans en oublier un seul couplet.</p>
<p><strong>Les effets de la validation</strong></p>
<p>Nous nous sommes rendu compte que le fait d’avoir des relations authentiques avec les patients désorientés  change tout à fait notre façon de voir ces patients.<br />
Les membres du personnel qui réservent une part de temps de travail aux <strong>soins relationnels</strong> retrouvent confiance et motivation.<br />
Ne plus être dans le jugement ou  la critique disqualifiante nous donne beaucoup plus de satisfaction dans notre prise en charge thérapeutique.<br />
Le patient dit <strong>dément</strong> d’une part, redevient une personne de qui on a envie de s’occuper et  avec qui on a envie de communiquer et, d’autre part, il a besoin de beaucoup moins de médications calmantes et de contentions qu’autrefois.</p>
<p>Un vieil adage dit que le temps c’est de l’argent… En matière de relation, je suis profondément convaincue que le fait de donner du temps permet, presque toujours et sur bien des «  postes », d’en gagner.</p>
<p>©<em>Solange GOFFIN</em></p>
<p><em>(1) Les formations agréées par le  « <span xml:lang="en" lang="en">validation training institue</span> »  sont dispensées par le centre Rhapsodie à 1180 Bruxelles Chaussée de Waterloo, 282.</em></p>
<p><em>(2) Extrait du livre : « Validation mode d’emploi », Naomi Feil,Ed.. Pradel 1997.</em></p>
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		<title>L’alimentation « émotionnelle » de la personne âgée par l’approche snoezelen</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 10:20:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Diététique]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[Régime]]></category>
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		<category><![CDATA[patient]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors de notre balade dans l’univers diététique ( le mot diététique qui vient du grec « diaïta » qui signifie « art de vivre »), nous avons tenté d’apporter des réponses à plusieurs questions. Nous nous sommes demandés pourquoi certaines personnes âgées refusent de manger, ensuite, lorsqu’elles mangent, comment équilibrer leur alimentation et lorsqu’elles sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lors de notre balade dans l’univers <a href="http://www.soignants-aides.com/infirmiere-personnel/la-prise-en-charge-de-letat-nutritionnel-du-patient-age1/" title="alimentation | diététique | personne âgée" class="z"><strong>diététique</strong></a> ( le mot diététique qui vient du grec « diaïta » qui signifie « art de vivre »),  nous avons tenté d’apporter des réponses à plusieurs questions. Nous nous sommes demandés pourquoi certaines <strong>personnes âgées</strong> refusent de manger, ensuite, lorsqu’elles mangent, comment équilibrer leur alimentation et lorsqu’elles sont au <span class="z"><strong>régime</strong></span>, comment gérer cette alimentation particulière. Enfin, la prise en charge spécifique du patient dément au sein d’une structure « cantous » nous a fait découvrir qu’il existe, au-delà du plateau repas traditionnel, une autre prise en charge du patient désorienté.Je crois aujourd’hui profondément que le patient âgé a aussi besoin de se nourrir émotionnellement. C’est la raison pour laquelle je propose ici quelques pistes pour une <strong>diététique</strong> de l’émotion  qui permet au patient âgé de vivre dans une institution sans être déconnecté de ses sensations, de sa mémoire. C’est, à mon sens, en développant cette diététique particulière  que l’on évitera les pièges de l’insidieuse maltraitance dont sont parfois la proie les institutions de soins.</p>
<p>De même, chez les <strong>résidents</strong> désorientés, la communication verbale n’existe plus ou est, la plupart du temps, très pauvre. Ces patients ont d’autant plus besoin de s’exprimer par le langage du corps à travers des moments de perception et de relation de vie authentique.</p>
<p>Dans notre maison de repos, nous avons organisé différents espaces et activités  de <strong>soins</strong> destinés à nourrir émotionnellement  nos résidents. Nous nous sommes appuyés pour cela sur les <strong>techniques du snoezelen</strong>.</p>
<p>Le terme « snoezelen » est la contraction de deux mots néerlandais : « snuffelen » qui signifie renifler et « doezelen » voulant dire somnoler. Ces mots suggèrent un état de langueur et une sensation de bien-être.</p>
<p>Au départ, le snoezelen était une technique d’approche de la personne handicapée mentale. Le concept s’est aujourd’hui étendu : il s’adresse aux personnes démentes et en traitement psychiatrique.</p>
<p>Chez nous, il est proposé à tous les résidents qui le souhaitent mais plus particulièrement aux patients en perte d’autonomie verbale.</p>
<p><em><strong>1. Le local snoezelen</strong></em></p>
<p>L’activité  « snoezelen » est individuelle et proposée par une animatrice formée en snoezelen-thérapie. Les séances se pratiquent dans un local ou un espace  aménagé de divers objets et instruments pouvant stimuler la vue, l’odorat, le goût, le toucher, l’ouïe. Il règne une atmosphère de détente apportée par de la musique douce et un éclairage tamisé.</p>
<p>Voici comment se présente le local snoezelen au sein de notre maison de repos.</p>
<p>La pièce de petites dimensions est meublée d’un fauteuil relax très moelleux, au dossier duquel des enceintes acoustiques orientent la musique le plus près possible des oreilles du résident.</p>
<p>Le local est peint en blanc. Une boule à facettes (type discothèque) dépose sur les murs et le plafond de petites bulles mouvantes. Des étoiles fluorescentes donnent au local une atmosphère presque céleste et féerique.<br />
De plus, une colonne à bulles à variations de couleurs ainsi que des jeux de lumières d’intensité et de couleurs différentes permettent de stimuler la vue.</p>
<p>Différents panneaux tactiles réalisés à l’ergothérapie par les résidents, quelques peluches traînant cà et là, des sacs de noix, d’ouate, de graines…stimulent le toucher tandis qu’une collection importante de senteurs (lavande, vanille, cannelle, mais aussi poivre, ail, oignon, eau de javel, savon de Marseille) ..titilleront l’odorat.</p>
<p>Un pédiluve, des huiles essentielles, des laits de massage corporel permettent un toucher relationnel invitant au bien-être et à la redécouverte du schéma corporel.</p>
<p>Devant les résultats obtenus par ce local snoezelen, nous avons décidé d’adopter ces mêmes principes dans un espace ouvert.</p>
<p><strong><em>2. L’espace snoezelen ouvert</em> </strong></p>
<p>Au-delà du local snoezelen , nous avons créé au sein du cantous un espace snoezelen ouvert et libre d’accès à tout moment, de façon autonome ou accompagnée,  par les résidents qui déambulent en quête de « perceptions »… Il s’agit ici d’un bout de couloir aménagé en parcours de découvertes tactiles. Le patient traverse des rideaux de portes de différentes textures colorées  (fleurs en tissu, en papier, perles en plastique, en bois, décors en bouchons…). Au cours de sa promenade, il peut effleurer sur les murs, à hauteur de mains, des panneaux sensoriels amovibles (papier émeri, éponge, paille en plastique, capsules de bouteilles en métal, ouate…). L’espace débouche sur une « coiffeuse » avec un grand miroir, où le patient peut essayer des chapeaux, des écharpes, des gants, des bijoux, des perruques, du maquillage, emprunter une sacoche, un cabat, une poupée…Emerveillement des souvenirs d’enfance…</p>
<p><em><strong>3. La pièce d’eau « snoezelen »</strong></em></p>
<p>Après  la réalisation du local et de l’espace ouvert « snoezelen »nous avons transformé la salle de bains en pièce d’eau « snoezelen »…</p>
<p>La décoration  a été repensée pour que le bain soit davantage un moment de détente et de bien-être : la pièce a été divisée en deux par un rideau au décor marin, qui isole ainsi l’espace bain de la porte d’entrée.<br />
La baignoire est équipée d’un bain à bulles permettant des massages de différentes intensités à différents endroits du corps. Une chaîne hifi diffuse une musique de  fond tout en douceur tandis que des projecteurs à bain d’huiles répandent leurs décors psychédéliques sur les carrelages blancs.<br />
Des petites colonnes d’eau garnies de poissons multicolores encadrent la baignoire. La lumière du jour est filtrée par un jeu de superposition de voilages aux couleurs tendres.<br />
Dans ce local on jouera plus particulièrement avec les senteurs : huiles parfumées, encens d’ambiance…</p>
<p><em><strong>4. La formation du personnel à l’esprit snoezelen</strong></em></p>
<p>Très vite, nous nous sommes rendu compte qu’il était important de sensibiliser l’ensemble du personnel à « la philosophie snoezelen » afin que chacun puisse l’appliquer dans son travail de chaque instant.<br />
Il est clair que dans cette perspective de nombreuses situations doivent être revisitées. Par exemple, les frictions de siège étaient effectuées de façon vigoureuse toujours dans le même sens, avec une méthode et une énergie sans faille. Aujourd’hui, on massera les fesses en douceur et on profitera de ce moment pour allonger le massage par un effleurement des lombes, si bienvenu chez les patients courbatus.</p>
<p>Les frictions de talons seront, elles aussi, étendues au pied tout entier et plus particulièrement aux orteils, qui, s’ils n’ont pas besoin d’être frictionnés ont surtout besoin d’être relaxés….</p>
<p>Le massage des mains et du visage aura un effet anxiolytique chez les personnes insomniaques.<br />
Des attitudes de soins telles que faire humer l’eau de Cologne avant de la répandre dans le dos, faire apprécier la douceur du savon sur la peau, le ruissellement de l’eau chaude sur les jambes, masser un peu le cuir chevelu avec la pulpe des doigts au cours du coiffage, permettent d’avoir une relation plus proche avec le patient que l’on soigne.</p>
<p>Au moment du repas, la règle des trois petits tas respectée pour les régimes mixés (séparer viande, légumes, pommes de terre), chaque instant  peut devenir un moment de découverte avec le patient: c’est chaud : c’est le potage, c’est froid : c’est le dessert, c’est sucré, c’est salé, c’est doux, c’est fibreux….ce sont autant de sensations à re-découvrir qu’il y a d’aliments, autant d’occasions de travailler sur la réminiscence.<br />
Appliquer le finger-food  aux patients qui en ressentent le besoin rendra confiance et revalorisation.</p>
<p>Dans la même perspective, il est aussi important d’enseigner au personnel comment faire pour rester en empathie avec les patients, en gardant parfois simplement le « contact regard »,  un contact de vérité, d’amour, un contact que l’on donne sans projet, sans rien attendre en retour.</p>
<p>Nous demandons à notre personnel (infirmières | aides soignantes&#8230;) de ne jamais oublier que, au delà du savoir et du savoir- faire,  il y a surtout le savoir- être que chacun doit développer et valoriser dans sa relation à l’autre et à la personne âgée en particulier.</p>
<p>Je profite de cet espace qui m’est donné pour souhaiter mes vœux les plus chaleureux à tous les collègues gestionnaires, et surtout que  l’année nouvelle apporte à chacun « un peu de temps pour soi…. »</p>
<p><em>Solange GOFFIN<br />
</em></p>
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